Wolf Temporal
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L'été persiste sur les territoires Temporaliens, pour le plus grand plaisir des loups habitant ces terres. Uniquement chez les Améthystes, la chaleur n'est pas au rendez-vous, et les températures ne dépasseront pas les 20°C. Pour tous les autres territoires, soit les Saphirs, Rubis, Émeraudes et Diamants, les températures dépasseront largement le seuil des 30°C, alors ne restez pas exposés au soleil trop longtemps!

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Le moment est venu - privé.

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Hélios

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MessageSujet: Le moment est venu - privé. Mar 23 Juil - 13:52

La plaine s'étendait à perte de vue et s'éloignait jusqu'à la ligne de feu que formait l'horizon, sous un soleil ardent. Étendue vaste et sauvage qui finissait par révéler la présence d'une louve à la démarche gracieuse et aérienne qui foulait les terres avec un entrain peu commun. Et cette louve n'était autre qu'Avalon, une druide des Émeraudes qui ne faisait qu'arpenter les terres appartenant à sa meute.  La première chose qui frappait, dans le portrait physique que l'on pouvait peindre d'elle, était l'essence mâle qui ressortait de son corps pourtant si gracieux et agile, propre à la gente féminine. De loin, on remarquait sa démarche vigoureuse et masculine, sûre et prompte. Mais de près, il était alors aisé de voir qu'il s'agissait d'une demoiselle. Le corps d'Avalon était d'une beauté exquise et ses courbes qui se dessinaient étaient sensuelles et attirantes, la rendant presque féline et farouche. Tout ce qu'une louve pouvait rêver d'avoir, somme toute. Sous son pelage brun, ses muscles saillants et finement ciselés, que l'on aurait pu croire taillés dans le marbre, roulaient, lui attribuant un air de louve forte alors qu'au fond, elle n'était qu'une enfant fragile qui ne demandait que de l'attention. Une attention qu'on lui accordait bien peu souvent. C'était sûrement cela qui l'avait poussée à devenir une louve au caractère d'enfant, qu'on lui reprochait incessamment. « Cesse de faire la gamine, tu es une grande louve » lui répétait-on inlassablement sans qu'elle n'y prêta la moindre attention. Ainsi, ce caractère enfantin la conduisait souvent à commettre des actes qu'elle ne devrait pas, la mettant en péril sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. Enfin ça, c’était l’ancienne Avalon. La louve naïve et insouciante qui allait flâner du côté de la gent masculine et se laissait inlassablement prendre dans leur piège tendu. A présent, le monde avait eu la chance d’en voir une autre naître, une autre plus sûre d’elle-même mais surtout moins enfantine, moins facile à berner.
Depuis quelques mois, son ventre n’avait cessé de s’arrondir jusqu’à ne plus laisser aucun doute sur le fait qu’elle portait des enfants en son sein. Des enfants non désirés certes, mais des enfants qu’elle allait tacher d’aimer comme s’ils n’étaient autres que le fruit de sn amour avec un autre mâle. Sa grossesse arrivait donc à son terme, Avalon le savait. Le sentait. La douleur qui lui tenaillait le ventre s’était accrue au fil des jours jusqu’à devenir insupportable, jusqu’à lui arracher des gémissements de souffrance qu’elle n’avait pu réprimer. Elle souffrait, inéluctablement, mais ne cessait de penser à la progéniture qui allait résulter de la mise-bas, lui donnant ainsi du baume au cœur et l’envahissant d’un courage sans pareil. Tout en cheminant difficilement du fait de l’affliction physique qu’elle ressentait, elle eut une pensée pour Werty à qui elle avait demandé de se tenir à ses côtés lors de ce moment primordial pour le restant de ses jours.  Celle qui constituait son équivalent féminin et qui n’était autre que sa plus proche amie. Sa confidente, sa sœur de cœur à qui elle disait tout et ce, sans aucun ambages. Entre elles deux, il n’y avait jamais eu de secret et la jeune louve espérait que cela reste ainsi, entretenant cette relation étroite jusqu’au bout de leurs vies et même par-delà la mort. Sa chère cousine, qui n’était autre que la dominante du clan avait aussi été conviée à l’évènement puisqu’après tout, elle incarnait le seul membre de sa famille qu’Avalon pouvait se targuer de voir en vie, encore. De son père, de sa mère et de ses éventuels fraternels, elle n’avait plus aucune nouvelle et ne savait pas même si ces derniers arpentaient encore les terres infinies de ce monde. C’était triste mais bel et bien réel. La seule pensée qui aurait pu la réjouir en cet instant était qu’elle allait pouvoir fonder sa propre famille, avec sa tendre progéniture qui n’allait pas tarder à ouvrir les yeux sur ce paysage ensoleillé et chaleureux. Elle avait hâte. Hâte de pouvoir donner un nom à chacun de ses enfants, hâte de pouvoir les embrasser du regard, de s’enivrer de leurs odeurs, de les serrer contre elle. Et finalement, oui, elle avait hâte de se comporter comme chaque mère le ferait et non plus comme une enfant tout juste bonne à courir après les papillons, tout juste bonne à se faire violenter par la gent masculine sans pouvoir se défendre, sans oser protester. Ce temps était révolu et finissait par n’être plus qu’un lointain souvenir dans l’esprit de la louve brune qui avait décidé de changer depuis qu’un certain Serguei s’en était pris à elle. Mais il n’avait sûrement pas pensé que cet acte ignoble lui avait justement fait prendre conscience de ses faiblesses et n’avait fait que la rendre plus forte. Plus mûre. Plus adulte qu’elle ne l’avait jamais été jusque-là, et à présent capable d’enfanter sans ressentir ce besoin irrépressible d’abandonner le fruit de ses entrailles. Pour élever les louveteaux, Avalon comptait bien obtenir l’aide de Werty et pouvoir s’appuyer sur une épaule solide qui lui apporterait douceur et réconfort dans cet épisode conséquent de sa vie.

Un sourire furtif s’ébaucha sur le regard juvénile d’Avalon lorsqu’elle put enfin distinguer la rivière d’eau trouble. Pour elle, ce lieu n’était pas sans importance puisqu’il avait constitué l’endroit où s’était déroulée sa saillie de force. Bien de jeunes demoiselles en auraient gardé un effroyable souvenir et n’auraient jamais osé fouler de nouveau le lieu où on les avait souillées. Mais Avalon, si. Elle mettait toutes les ignobles pensées qui la taraudaient de côté et ne gardait en tête qu’une seule image qui était celle de sa tendre  progéniture, blottie contre son puissant corps. Et elle sourit encore plus, son enchantement se lisant sans plus aucune peine sur son joli minois. Cependant, elle avait beau être comblée par les évènements, elle n’en restait pas moins exténuée. A force d’avoir tant marché et d’avoir parcouru tant de chemin, la louve avait fini par se sentir à bout de forces et ce fut sans ménagement qu’elle se laissa tomber sur le sol, à quelques pas seulement du cours d’eau. Son regard ambré s’attarda pendant de longues minutes sur la rivière, dont l’eau dévalait paisiblement et sans que rien ne vienne perturber le courant. Le liquide transparent à la base de toute vie en ce monde s’aventurait sur les galets argentés et venait les lécher insouciamment. Nature sauvage et irisée. Libre et resplendissante. Tout brillait de milles feux autour d’Avalon alors que le soleil dardait sur les terres ses quelques ultimes rayons, teintant la moindre parcelle de vie d’or et de bronze. Avalon se laissait bercer par le chant du crépuscule qui résonnait à ses oreilles comme une douce mélodie. Quoi de plus beau que ce spectacle si éblouissant où les couleurs vives enflammaient le ciel, et que tout se revêtait de couleurs chatoyantes?  C’était à cette période de la journée que la druide se sentait la plus vivante tandis qu’un feu intense galopait dans ses veines, lui donnant cette force inexplicable de courir à en perdre haleine, de courir jusqu’à ce que son cœur explose dans sa poitrine, de courir jusqu’à ce que ses puissants membres ne soient plus capable de la porter et qu’elle s’écroule sur le sol, inerte. Ce feu qui embrasait tout son être et qui lui donnait un courage dont elle ne se serait jamais crue capable. Mais pourtant, elle ne bougea pas et resta à sa place comme si ces pensées ne lui avaient même pas traversées l’esprit, le regard toujours rivé sur la ligne de feu qu’était l’horizon. Toujours immobile, son corps semblable à une statue de marbre finement ciselée, elle se sentait épiée mais n’esquissa pas le moindre geste malgré tout. Elle n’avait peur de personne, sûrement à cause de son côté enfantin qui la poussait à être si insouciante, si intrépide et si téméraire à la fois, mais cela l’embarquait parfois dans des situations périlleuses dont elle avait du mal à se dépêtrer. Qui que ce soit, et si vraiment quelqu’un l’épiait, Avalon ne doutait pas qu’il ne tarderait pas à sortir de sa cachette pour se dévoiler. A moins qu’il ne soit trop peureux pour cela, et qu’il préfère jouer les espions dans les fourrés. A cette pensée, un fin sourire s’ébaucha sur son visage, tandis qu’elle attendait avec une patience infinie, sans même jeter un regard aux buissons alentours. Si c’était quelqu’un qui lui voulait du mal, qu’il essaie. Avalon avait des enfants à protéger et la perspective de subir les mêmes ignominies qu'auparavant ne la réjouissait décidément pas. Et puis, de toute façon, pourquoi tant se tracasser ? Il ne s’agissait sûrement que d’un écureuil ou un rongeur sans grand intérêt à ses yeux. Autant oublier et tacher de se reposer, ce qu’elle fit sans rechigner. Et sans même plus se soucier de la bête qui continuait encore de l’observer.
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Eléazar

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MessageSujet: Re: Le moment est venu - privé. Mer 24 Juil - 11:56

Kerena avait connu sa cousine lorsqu'elle était arrivée chez les Emeraudes, trois ans plus tôt. La mère de la future dominante avait ramené au camp une boule de poils transie, âgée de quelques jours à peine, et avait commencé à l'allaiter en même temps que le petit frère de la louve fauve. Celle-ci avait à l'époque quatre mois, et elle observait la petit Avalon avec curiosité. Lorsqu'elle demanda d'où elle venait, la nourrice lui répondit que sa soeur, une solitaire, lui avait remis la loupiote en précisant son nom. Kerena n'en avait pas su plus.
La jolie druide aux courbes viriles avait grandi à ses côtés, de plus en plus insouciante. Son esprit infantile et sa naïveté lui avaient valu quelques brutalités que sa cousine avaient observées, impuissante. Et à présent, à la suite d'un viol, la jeune louve s'apprêtait à donner la vie.

Ce jour-là, Kerena était prête. Après avoir tourné nerveusement en rond, se répétant toutes les étapes de la mise bas. Elle n'avait jamais pratiqué sa science de la médecine sur des membrtes de sa famille et se sentait presque aussi fébrile qu'au temps de l'apprentissage. Mais elle en était capable.
Sortant de sa tanière, après avoir salué Kaamal et Moka d'un signe de tête ditrait, la belle alpha avait rassemblé tout ce qui aurait pu être nécessaire. Le ginseng et le thym pour stimuler l'organisme, la bourrache pour faire monter le lait... Tout était là.
Tenant délicatement sa récolte entre ses mâchoires, elle pressa le pas, décelant l'odeur de la future mère sous celle, entêtante, des plantes dans sa gueule.
Avalon semblait attendre, paisible et souriante. Kerena se dévoila, posa les herbes près d'elle et la salua:
- Bonjour Avalon. Est-ce le moment? Je suis prête à t'aider si tu en as besoin.
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Little Swan


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MessageSujet: Re: Le moment est venu - privé. Lun 29 Juil - 11:28


D'une légère douceur, dévoilant au monde tes larges pupilles et le regard encore vide. Tu peinais à te lever. C'est alors que tu restas là, tu contemplais l'éclatante matinée. Chaque gouttelettes de rosée reflétait une douce lumière aussi petite qu'un grain de sable. Posées sur l'herbe tendre et verte qui sous la chaleur torride de l'été ne tarderait pas à se déshydrater. La clarté de ce premier jour de chaleur accablante était impressionnante. Le jour commençait à peine mais la chaleur s'était déjà fait une place. Le soleil tapait aisément sur ta fourrure d'ébène tandis que tu luttais pour te hisser sur les quatre pattes. C'était la première fois que tu mettais tant de temps et tant de motivation pour t'éveiller le matin. Mais ce jour là était unique. Aujourd'hui ta meilleure amie, ta meilleure confidente, celle en qui tu voues une confiance inégalée allait mettre bas. Elle t'avait demandé d'être présente ce jour-là pour la soutenir et c'est avec joie que tu avais humblement accepté. Mais le stresse t'avais prit sous son emprise ce matin. Tu ignorais quoi faire si cela devait tourner mal. Tu ne savais pas quoi faire pour la soutenir.. Ainsi, ce matin, ton corps ne pouvait faire quelques mètres tranquille. Ton angoisse était forte. Tu ne savais même plus où elle t'avais donné le rendez-vous. Mais les minutes passaient et tu allais être en retard. C'est d'un pas très peu assuré que tu commenças ta route. Tu n'était heureusement non loin et tu arrivas rapidement contre ton gré. Les gouttelettes de rosées s'étaient empressées de disparaître et l'herbe devenait sèche mais restait confortable. Plus loin, tu vis Avalon, allongée sur le sol et souffrante. L'ampleur de ta crainte ne fit qu'augmenter. Jamais auparavant tu n'avais été aussi troublé sauf lorsque tu étais jeune. Lorsque que ton apparence était vilaine. En ce temps c'était le matin, tandis que tu levais, tu devais supporter les moqueries et toutes méchancetés dont on te faisait part. C'était de cela dont tu avais peur, tous les matins tu souhaitais ne pas te réveiller. Seulement, un jour tu as eu raison de te lever. Et ce jour tu as rencontré Avalon. Cette femelles aux courbes masculines et gracieuses à la fois qui, plus loin, allait mettre bas. Celle qui souffrait à quelques mètres de toi. Tu fus prise d'un courage sans pareil et galopas vers ton amie. Perdue mais présente. Tu regardas à droite à gauche et tu vis.. Kerena. La dominante des Émeraude, ta dominante. Tu hochas la tête légèrement en signe de bonjour et te retournas vers Avalon. Tu te mis à sa hauteur et lui accordas une léchouille sur le haut de la tête. Mais Avalon avait l'air distraite. Elle avait l'air de guetter un buisson. Tu la regardas dans les yeux, et l'interrogea du regard. Le doute te prit et tu te levas. Tu n'allais pas laisser quelque chose préoccuper ton amie. Tu t'en approchas les yeux grand ouvert, sur tes gardes. Ton cœur battait vite. Qui avait-il derrière ? D'un coup énergique, tu te projetas sur la chose. Mais tu n'eus pas assez de temps de la voir et voici que celle-ci s'enfuis à vive allure. Tu relevas le poitrail et faillis la poursuivre. Seulement, tu avais d'autres choses à faire. Avalon était derrière et tu ne pouvais pas la laisser. L'étonnement au visage tu la regardas et tu la rejoignis. Regardant Kerena et Avalon dans les yeux tu demandas.
« Vous.. Vous l'avez vu ? Qu'est-ce ? ... »

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MessageSujet: Re: Le moment est venu - privé. Mer 31 Juil - 10:14


Une vie heureuse commence lorsqu'on sait où aller, vers quels rêves se diriger. La seule qu’elle avait envie de voir en ce moment n’était autre que Werty. Elle la voulait contre elle, côte à côte, pour lui confier tout ce qui n’allait pas. Même si Avalon semblait la joie incarnée, elle avait des tourments et des troubles quotidiens comme tout le monde, si ce n’était plus et la présence de sa meilleure amie restait le seul remède contre ces gênes occasionnelles qui ne faisaient que l’assaillir. A chaque fois, la même pensée revenait dans sa tête et la martelait incessamment. On avait abusé d’elle. On l’avait blessée. On l’avait souillée. Elle se sentait sale, malpropre par toutes les ignominies que les mâles avaient pu commettre sur sa personne. Tellement sale qu’elle en perdait parfois sa confiance en elle, qui se dégradait au fur et à mesure que le temps s’effritait, que les secondes s’écoulaient. Werty. Elle lui adressa un appel muet, comme si cette dernière aurait la faculté de l’entendre et viendrait à son secours. Mais non, ça ne fonctionnait jamais comme ça. C’était trop facile. Au fond, la vie était purement et simplement faite pour vous faire désespérer, pour vous mettre dans les situations les plus compliquées en espérant que vous n’en ressortiez jamais et que vous restiez à jamais avec vos soucis. Et dans une situation compliquée, Avalon c’était bel et bien mise dedans, s’y enfonçant même jusqu’au cou. Elle se demandait parfois, dans de rares instants de lucidité, pourquoi ci, pourquoi ça. Pourquoi elle était aussi naïve? Pourquoi elle n’avait jamais essayé de grandir jusque lors? Pourquoi, pourquoi, pourquoi? Tant et tant de questions affluaient dans son esprit, et la tête se mit à lui tourner follement. Autour d’elle, le paysage n’était plus que des tâches de couleurs informes et floues, indiscernables. Un bruit inopiné la sortit alors de la torpeur dans laquelle elle avait fini par se plonger et elle se redressa lentement, frémissante d’affaiblissement. Son regard se porta sur une silhouette brune qui s’ébauchait face à elle à mesure qu’elle s’avançait, et elle put finalement distinguer qu’il s’agissait de sa chère cousine. Cette dernière se dévoila munie de plantes médicinales qu’Avalon put identifier au premier coup d’œil, en bonne druide qu’elle était. Un soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres satinées à la vue de sa dominante, à sa seule vue qui avait suffi à apaiser le flot d’anxiété qui la taraudait. Elle n’eut pas le temps de prononcer la moindre parole, le moindre remerciement quant au fait qu’elle soit venue pour elle, pour ses enfants, que Werty arrivait déjà. La louve brune se prit à sourire d’un air réjoui lorsque la silhouette de son équivalent féminin se dessina sous ses globes ambrés qui reflétaient toute la béatitude qu’elle ressentait en cet instant précis. Les deux êtres les plus chers à ses yeux en ce bas monde se trouvaient à ces côtés pour ce moment si mémorable. Ce jour marquerait le début d’une existence nouvelle pour Avalon, le jour de sa renaissance où elle avait décidé de devenir une louve raisonnée et non plus naïve et enfantine. Ce jour marquant où elle avait décidé de reconnaître les fruits de ses entrailles et de les élever comme s’ils étaient issus d’une union désirée, comme si elle les avait voulus de son propre gré. En temps voulu, elle leur révélerait  bien sûr la vérité mais cela ne changerait rien au fait qu’elle les aimerait tels qu’ils seraient, débonnaires ou malsain. Elle savait d’ores et déjà qu’elle pouvait compter sur l’appui de sa confidente pour élever les louveteaux, voire même de sa cousine qui restait le seul membre de sa famille qu’elle pouvait encore se targuer de connaître. Dans son enfance, elle avait été pour elle comme une sœur et ce sentiment fraternel ne s’était jamais évaporé, même après que le temps se soit écoulé.

    «  Je…  Merci d’êtres venues.  »


Sa voix s’étrangla dans sa gorge et les derniers mots qu’elle désirait prononcer restèrent entraver. Elle opina seulement du chef en signe de reconnaissance et fit lourdement tomber sa tête sur le sol lorsqu’une vague de douleur la submergea. L’eau venait refluer sur son corps, l’envahissant d’un sentiment de bien-être inexorable malgré la souffrance qu’elle ressentait. Elle n’entendit même pas ce que prononça Werty, trop occupée par la mise-bas qui se déroulait.  Le moment était venu. Avalon poussa un gémissement de douleur lorsque l'accouchement débuta. Les contractions étaient redoutablement violentes et l’opprimaient dans un étau dont elle ne pouvait pas sortir. Elle souffrait comme jamais elle n’avait souffert mais se retenait tant bien que mal de ne pas se répandre en lamentations toutes plus prégnantes les unes que les autres. Elle ne voulait pas se donner l’image d’une louve larmoyante incapable de surmonter les aléas de la vie, surtout que ce n’était pas du tout le cas.  Plus d’une fois au cours de son existence, Avalon avait été amené à porter en son sein des louveteaux non désirés et plus d’une fois au cours de son existence, elle avait triomphé de l’épreuve accablante qu’était l’accouchement. Une épreuve accablante, certes, mais qui n’en restait pas moins un moment de béatitude et de jouissance une fois le travail accompli, une fois que l’on pouvait contempler les fruits de ses entrailles et s’extasier sur leurs physionomies. Pour ce qui était de ses enfants, qui risquaient de voir le jour d’une minute à l’autre, Avalon ne doutait pas qu’ils soient d’une plaisante vénusté. Leur père, Serguei, avait été un mastodonte sans foi ni loi au pelage tricolore. Seuls ses yeux d’un bleu délavé étaient parvenus à adoucir le tableau que l’on avait pu peindre de lui, au premier regard. Mais si le géniteur n’avait pas été d’un charme indéniable, leur mère pouvait se vanter de l’être.  Avalon était grande. Avalon était forte, mais elle avait su garder sa prestance toute naturelle qui faisait que l’on ne pouvait la confondre avec un quelconque mâle. Elle était fine, agile, et d’une souplesse extrême. Haute sur pattes, elle se déplaçait avec vivacité, son dos se  courbant sous ses moindres mouvements en suivant sa preste démarche. Sa tête arborait fièrement deux prunelles ambrées qui semblaient sonder votre âme dès lors qu’elle les posait sur vous, tant par leur intensité que par leur couleur étonnante. Belle. Elle l’était, à n’en pas douter, et c’était inévitablement le seul élément qu’il fallait retenir de son portrait physique. Une brusque contraction la sortit alors de ses pensées. Elle étouffa un glapissement de douleur en se mordant la lèvre inférieure et s’abîma dans la contemplation de la voûte céleste tout en s’attardant sur le chant des oiseaux, dans la forêt, qui sonnait à ses oreilles comme une délicate mélodie. Elle ferma les yeux et s’abandonna à la douleur, ce qui l’entourait n’étant rien de plus que des éléments abstraits. Elle était plongée dans le monde qu’elle s’était bâti dans ses propres pensées, un monde fantasmagorique qui n’était fait que d’illusions mais dans lequel elle se plaisait à s’évader surtout lors de ces moments térébrants qui peuplaient son existence. Une énième série de crampes accompagnées de spasmes  s’emparèrent d’Avalon et le premier nouveau-né vit le jour, sous un ciel céruléen qu’illuminait un soleil brillant de mille feux. Un sourire épanoui vint s’accrocher avec ténacité sur les lèvres de la brune tandis qu’elle contemplait son enfant. Mais elle n’eut pas le loisir de se perdre dans ses fascinantes prunelles puisque les contractions la reprirent. Sa tête retomba lourdement sur le sol tandis que ses flancs se soulevaient à un rythme irrégulier et que le second petit apparaissait. Lentement, très lentement. Tellement poussivement que la douleur s’arrogea son être tout entier et la fit sombrer dans le néant, au bord d’un vide instable. Ses yeux, sur le point de se clore,  se tournèrent pernicieusement vers l’ancienne druidesse et semblèrent briller d’une lueur de détresse. Elle était en possession de plantes médicinales, elle disposait de remèdes à son indéfectible mal. Elle seule saurait l’aider, à moins qu’elle ne se retrouve dans l’obligation de s’évader de ce douloureux cauchemar par ses propres moyens. Seule, comme la louve déterminée et téméraire qu’elle s’était promise d’être.

    « J’ai mal. Si vous saviez comment j’ai mal… »


Gémit-elle, finalement, en exhalant un long soupir. La flamme dans ses yeux vacilla pour se réduire à néant. Elle n’était plus. Sans qu’elle n’en ait vraiment conscience, elle sentit un deuxième rejeton se caler contre son corps féminin. Mais il ne signait pas la fin de ce douloureux moment. Elle en sentait d’autres qui, dans son sein, se battaient pour voir la lumière du jour en premier, ne se souciant même pas dans quel état de faiblesse ils plongeaient leur tendre mère. Kirill et Heather. La brune venait enfin de trouver les noms des deux premiers.  N'étaient-ce pas charmant comme appellations  pour des nouveaux-nés aussi vertueux?
 
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MessageSujet: Re: Le moment est venu - privé. Lun 2 Sep - 16:49

    Voilà que l'heure était venue. Voilà que le petit loupiot devait sortir du ventre de sa mère. Oui, il le devait. Même si l'endroit était chaud et confortable, ils ne pouvaient pas rester là indéfiniment, tous. Oui parce qu'il n'était pas seul dans ce ventre. Ils étaient une demi-dizaine, quelque chose comme ça, oui, on pouvait dire que c'était peuplé. Mais Kirill prenait bien plus de place que les autres. Ouais, c'était lui le plus gros et c'était lui qui était positionné le plus près de la "sortie". Après deux mois passés dans ce petit nid douillet, voici qu'il fallait s'en aller.

    Depuis quelques minutes maintenant, quelque chose happait Kirill vers la sortie. Il était entraîné malgré lui. Voilà qu'il devait emprunter le petit chemin qu'était l'utérus d'Avalon. Sa mère poussait pour le faire sortir et voilà qu'il se retrouva rapidement dehors. Le petit mâle poussa un petit couinement en respirant pour la première fois. Mais il n'eut pas le loisir de gémir plus longtemps qu'il était déjà pressé contre les mamelles de sa mère. Il se mit alors à téter sans qu'on ait besoin de le prier. Rapidement d'ailleurs, un autre mâle vint le rejoindre. C'était son frère, son petit frère. Parce que lui était le né le premier, c'était le plus grand, celui qui dorénavant devrait protéger tous ses frères et sœurs.
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