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L'été persiste sur les territoires Temporaliens, pour le plus grand plaisir des loups habitant ces terres. Uniquement chez les Améthystes, la chaleur n'est pas au rendez-vous, et les températures ne dépasseront pas les 20°C. Pour tous les autres territoires, soit les Saphirs, Rubis, Émeraudes et Diamants, les températures dépasseront largement le seuil des 30°C, alors ne restez pas exposés au soleil trop longtemps!

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« You're everything I need, without you I am nothing. I love you »

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Cléo

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MessageSujet: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Ven 28 Juin - 17:21


« YOU'RE EVERYTHING I NEED, WITHOUT YOU I AM NOTHING. I LOVE YOU. »

«TU ES TOUT CE DONT J'AI BESOIN, SANS TOI JE NE SUIS RIEN. JE T'AIME »
LA NUIT était déjà tombée depuis plusieurs heures maintenant et la fraîcheur avait progressivement remplacé la chaleur qui s'était installée durant cette journée qui fut plutôt éprouvante. Zuri avait grandit. Elle avait franchi le seuil des un an, et était âgée d'un an et quatre mois, déjà. Ô oui déjà. Elle qui, il n'y a pas si longtemps que ça, était à peine plus grosse qu'un chiot, avec son pelage noir comme l'ébène, ses yeux gris métallique. Au fond, elle ressemblait toujours à la petite louve qu'elle avait été autrefois. Son regard était le même : empli de tendresse à l'approche d'Anarion, empli de haine à l'approche d'autres loups. Zuri avait pris de nombreux centimètres, mais elle n'atteignait pas encore la taille adulte, elle l'aurait seulement dans quelques mois, mais elle était déjà très fière d'avoir pu atteindre cette taille. Chaque jour, à son réveil, lorsqu'elle se voyait grandir davantage, encore et encore, elle se demandait comment était devenu celui qu'elle chérissait plus que tout, celui qui venait la bercer avant qu'elle s'endorme. Il devait avoir beaucoup changé lui aussi. Il devait être plus grand que Zuri, étant donné que c'était un mâle. La jeune apprentie se posait pleins de questions à propos de lui. Le retrouverait-elle un jour ? Lorsqu'il était parti, il lui avait formellement interdit de le suivre, il rejoignait un monde d'assassins, de tueurs à gages, un monde qui n'était, au final, pas fait pour Zuri. Malgré son envie de partir le rejoindre, cette tentation presque constante, elle s'était retenue, de peur de faire un faux pas, qui la ferait souffrir beaucoup plus qu'à l'époque où Anarion la repoussait. De plus, autre chose lui disait d'aller le retrouver : Jénova. Cette louve, plus jeune qu'eux deux, qui arrivait à conquir le coeur d'Anarion naturellement. Elle se demandait si Anarion l'aimait, ou s'il ressentait juste l'envie de la protéger. Mais Zuri devait en avoir le coeur net. Elle voulait plus que tout aller retrouver cette Jénova, sur les territoires Améthystes. Depuis le départ d'Anarion, Zuri allait souvent sur les territoires des Améthystes afin d'y faire quelques repérages, pour savoir où allait Jénova, en gros, son emploi du temps, afin d'être sûre de la retrouver. Et aujourd'hui, elle avait décidé de mettre son plan à exécution. Laisser Jénova et Anarions seuls tous les deux étaient trop dangereux. Zuri avait peur qu'un jour, ils finissent par tomber amoureux l'un de l'autre. Et si cela devait arriver, la jeune Rubis ne s'en remettrait jamais, elle mourra de chagrin. Mourir comme ça n'est pas humain. L'apprentie Rubis sait qu'Anarion est son âme soeur, elle l'a su le jour où elle a croisé son regard. Même si Anarion ne semble pas se préoccuper d'elle, d'après Zuri, ça ne saurait tarder. La jeune Rubis était sûre et certaine d'elle. Cela faisait de nombreux mois maintenant qu'elle avait préparé ce jour. Ce jour où elle viendrait à la rencontre de Jénova afin de trouver des réponses. Elle savait précisément où elle allait dormir le soir, et la nuit étant tombée, elle se sentait prête à aller vaincre l'obscurité pour rejoindre cette Jénova. La route pour arriver jusqu'aux territoires Améthystes était longue. En effet, il fallait traverses les terres Saphirs, neutres, et la dernière frontière afin d'y parvenir. De ce fait, Zuri était partie tôt dans l'après-midi, une heure après qu'elle ait pris son repas afin de digérer. Elle avait passé cette fin d'après-midi à traverser les territoires Saphirs, et la moitié des territoires neutres, qui étaient immenses, recouvrant une zone considérable de l'ensemble des territoires de Wolf Temporal. A cette heure tardive, Zuri était à la frontière séparant les territoires neutres des territoires Améthystes. Un gigantesque mur d'arbres, s'étendant sur plusieurs kilomètres environ, séparait les deux territoires. C'était simple, Zuri n'avait qu'à traverser ce mur comme une forêt, et le tour était joué. Confiante, elle s'aventura alors à l'intérieur, et ressortir aussitôt. En effet, à sa grande surprise, le mur d'arbres était très long, mais peu large. Lorsqu'elle quitta les broussailles, elle aperçut un immense manoir qui se dressait devant elle. Elle déglutit, et passa son chemin, elle savait très bien où elle se rendait. Malheureusement pour elle, Jénova séjournait à l'autre bout du territoire, au bord d'un certain lac violet. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, Zuri arriva très rapidement au lac violet, qu'on voyait de loin tellement sa couleur était vive et intense. Zuri esquissa un sourire, se remémorant celui d'Anarion, si peu présent sur son visage d'enfant, à l'époque. Zuri vit alors de loin la tanière où Jénova avait l'habitude de dormir le soir. Discrètement, elle s'aventura à l'intérieur, faisant le moins de bruit possible pour n'alerter personne. Seulement, rien ne se passa comme prévu, la jeune Rubis était stupéfaite de voir que la tanière était vide. Mais où était-elle passée ? Cette question résonnait dans sa tête, si bien qu'elle croyait la dire à voix haute. Mais ce n'était que le fruit de son imagination. Le sentiment de déception s'empara d'elle. Elle avait tout fait, de nombreux repérages, et chaque soir, Jénova dormait ici. Alors pourquoi n'était-elle pas là ce soir ? Peut-être était-elle avec Anarion ? Zuri ne put s'empêcher de grogner, et prise de colère, elle mit ce qui servait de nid douillet à Jénova sans dessus-dessous. Elle était jalouse, c'était le moins que l'on puisse dire. Mais jamais elle ne l'admettrait, ce n'était pas dans sa nature. Toujours sur les nerfs, Zuri ressortit de la tanière, ne savant plus où donner de la tête. Il était à présent trop tard pour pouvoir espérer rentrer sur les territoires Améthystes. Elle n'avait pas le choix, elle devait dormir ici. Elle s'allongea à quelques mètres du lac, espérant qu'elle ne trouverait pas Anarion. Ô non ! Bien sûr qu'elle aimerait le revoir, c'est ce qu'elle demande au bond Dieu chaque soir, mais si Anarion découvrait qu'elle était ici, il piquerait certainement une crise, et mettrait à nouveau l'amour des deux loups en péril. Or Zuri ne le souhaitait pas. Elle ferma les yeux doucement, se disant qu'elle partirait avant le lever du soleil. La nuit allait être courte, c'était le moins que l'on puisse dire.
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MessageSujet: Re: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Mer 17 Juil - 8:50

Anarion


Cela faisait quelques semaines maintenant que j'avais enfin quitté les terres Rubis pour rejoindre le territoire de mon Père. Il avait disparut depuis quelques mois, pourtant je me sentais toujours aussi seul et parfois même, il me semblait apercevoir son ombre, menaçante et pourtant protectrice, entre les arbres alentour. Je n'avais pas encore rencontré les membres de ma meute. J'avais érré seul depuis mon arrivée, trop embrumé par la tristesse pour vouloir lier quelques liens avec les membres de ma propre meute. Je m'étais contenté d'agir comme un vulgaire solitaire, chassant pour moi-même et me baladant de ci, de là. Même si la vie me paraissait chaque jour perdre de son intérêt, une chose, ou plutôt une existence, m'obligeait à rester en ce bas-monde. Jénova était la plus belle rencontre qui m'est été donnée de faire. Nous nous étions littéralement tombé de ssus sans s'y attendre, mais tout ce qui avait suivi avait été si beau que malgré la sollitude incessante, je n'avais jamais pu me résoudre à quitter la vie. Malgré ce que je clamais haut et fort, malgré mes incessantes railleries envers tous les loups que je croisaient, malgré tout ce que je pouvais raconter, en mon fort intérieur une autre lueur brillait d'un éclat cuisant. Un souvenir. Infime, minscule, ridicule, négligeable. Et pourtant, inaltérable. j'avais eu beau la chasser, la frapper, l'insulter, son souvenir revenait sans cesse dans ma mémoire. Sauf quand j'étais avec Jénova. Elle, elle était mon rayon de Soleil, dans ce monde où plus rien n'avait de sens. Si j'avais pu décider seul de mon avenir, j'aurais sans aucune hésitation choisi de passer ma vie entière aux côtés de Jénova. Elle était à la fois la plus douce et la plus fragile des louves que j'avais pu rencontrer, mais mon amour pour elle était inconditionnel. Pourtant, une tâche sombre voilait ce tableau de l'amour parfait. Non. Deux tâches sombres, en fait. La première, et la plus dangereuse, était la présence de Faustin, le père de Jénova. Il avait interdit à la jeune louve de me revoir et je devais maintenant faire mes preuves pour qu'il ait enfin confiance en moi. Je voulais à tout prix lui prouver que j'étais digne d'être auprès de sa fille. Pourtant il ne me laissait pas faire et grondait, montrait les crocs dès qu'il me voyait. je ne pouvais résolument pas le défier. Parce que je ferais du mal à Jénova, et aussi parce que je n'aurais pas la moindre chance. Et puis, il était mon mentor, en quelque sorte. J'étais un Apprenti Assassin, il était le chef Assassin. Un jour viendrait, ou je serais dans ses lignes. Et a cette occasion, je pourrais enfin lui montrer de quoi j'étais capable. Et je le ferais, je faisais le serment.

La seconde tâche dans le décor et ce souvenir. Cette petite carrure sombre, aux yeux pétillants, de la couleur de l'océan. Je ne parvenais toujours pas à chasser son regard de mon esprit. Elle m'avait aimé, admiré, littéralement idôlatré. Son caractère aurait pu me plaire, au début. Lorsqu'elle s'était simplement montrée fragile et passionnée. Mais par la suite elle avait développé une tendance à me répondre comme si elle était mon égale. Hors je ne la considérais pas comme telle. Et puis de toute façon, depuis tout ce temps, elle m'avait forcément oublié, relegué au simple rang d'ancien compagnon de meute. Peut-être même, à notre âge, s'était-elle éprise d'un autre mâle, de sa meute, bien plus apte que moi à remplir le rôle de conjoint dont elle rêvait tant. De toute manière, même si je me souvenais d'elle après tout ce temps, je la haïssais toujours autant.

Ok. je l'admet, je ne la haïssais plus tant que ça. mais quand même! Je m'en fichais éperduement! Basta! C'est qui le chef, hm? Moi! Et j'ai dis: Non! Bref. En cette douce nuit d'été, je manquais violemment de tendresse. Jénova avait été enmenée loin de moi depuis trop longtemps maintenant et je commençais à ressentir un manque violent et unanime dans mon corps et dans mon coeur, où le mal se faisait incandescant et brutal. j'avais besoin de la revoir, quel qu'en soit le prix. Alors, contre toutes les lois que son père m'avait imposées, j'étais parti à sa rencontre, dans la tanière où elle se tenait de force, depuis un long moment. je savais où elle nichait, elle était parvenue à me le dire. Notre façon de communiquer n'était pas discrète, aussi son père pouvait très bien s'en être rendu compte et avoir déménagé la tanière de Jénova. mais je devais tenter ma chance, quoi qu'il m'en coûte. je savais que Faustin me ferait payer cher mon infraction s'il me prenait, mais je voulais vraiment la revoir, sentir son corps contre le miens, entendre sa voix murmurer à mes oreilles.

Alors, rapidement, j'arrivais au lac violet, près de cette tanière où ma tendre Jénova était tenue captive depuis longtemps. Je m'avançais discrètement, aux aguets, me dissimulant dans les buissons. Quelqu'un fouillait la tanière. Et j'entendais les fracas que sa présence causait. Ce n'était pas Jénova, qui était bien trop délicate et douce pour faire un tel vacarme. Peut-être Faustin? Non. Ce n'était pas son odeur. Je humais les effluves pour tenter de reconnaître l'intru, mais à part une vague odeur familière, je ne détectais pas son identité. Et puis, soudainement, son image s'imposa à moi. Il s'agissait de l'odeur d'un Rubis, membre de mon ancienne meute. Qui était-ce? Pourquoi était-il sur nos terres? Que faisait-il dans la tanière de Jénova? Et elle? Où était-elle? J'avais beau renifler encore et encore, son odeur n'était pas suffisament forte pour trahir sa présence. Elle n'était pas là ce soir. Son père l'avait-il enmenée? avait-il eu vent de notre subterfuge? Peut-être. C'était bien possible. J'espérais seulement qu'il ne ferait pas de mal à Jénova par ma faute.

Tandis que je m'approchais pour rappeler à ce satané Rubis ce qu'il en coûtait de visiter les terres des Améthystes, voilà que Zuri sortait de la tanière l'air mauvais et finalement s'y installait pour dormir. Elle ne m'avait pas repéré mais je montrais les dents d'instinct. Que faisait-elle chez nous? De quel droit s'appropriait-elle la tanière de Jénova? Machinalement, ma gorge vibra et un grondement sourd s'en échappa. Dans un aboiement sec et rauque, je la prévenais de ma présence.

- Qu'est-ce que tu fiche ici!? Sors de cette tanière, tu n'es pas la bienvenue sur nos terre!

Non mais pour qui se prenait-elle! Comment osait-elle s'aventurer si loin de chez elle, en plein milieu de nos terres, alors que nous étions si nombreux et si cruels?
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MessageSujet: Re: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Jeu 18 Juil - 20:27

Zuri écoutait avec attention tout ce qui se tramait autour d’elle. Bien qu’elle ait les yeux fermés, ses oreilles étaient dressées sur l’avant, ne laissant pas passer un seul son, infime soit-il. Les cigales commençaient à produire un son qu’elle détestait tout particulièrement, mais elle ne bougea pas d’un centimètre pour autant. Elle sentait les rayons de la lune qui venaient se poser sur elle, comme l’exposant à tous les Améthystes pour qu’ils ne fassent qu’une bouchée d’elle. Les hiboux et les chouettes hululaient, lui chantant une douce mélodie qui allait droit dans ses oreilles, une mélodie douce qui aurait pu servir de berceuse pour les plus petits. Mais à présent elle avait un an et quatre mois, elle n’était plus l’enfant qu’elle était autrefois, on pouvait dire que tout avait changé chez elle. Sauf une chose, une seule chose, qui était celle à laquelle elle accordait le plus d’importance, elle n’aurait jamais changé de ce point de vue-là. Anarion. La chose pour laquelle elle vivait. Cet être insolent, doté de nombreux défauts et de peu de qualités. Pourtant, à ses yeux, il était parfait. Pour rien au monde elle ne le changerait, elle l’aimait comme il était, quoi qu’il fasse, même les plus odieuses choses possibles et imaginables sur Terre. Elle l’aimait tout simplement. Aimer tient à peu de choses parfois. Dès qu’elle avait croisé le regard d’Anarion, elle était tombée littéralement folle amoureuse de lui, au point de ne plus s’en détacher. On aurait pu croire que c’était un simple coup de foudre, et qu’elle finirait par se lasser, mais non. Elle l’avait aimé dès le premier jour, et elle l’aimait tout autant aujourd’hui. Tant de semaines s’étaient écoulées depuis son départ… Une heure sans lui était une éternité, alors ces longues semaines étaient passées lentement, comme si quelqu’un ou quelque chose voulait à tout prix lui faire du mal, coûte que coûte. Anarion ne l’aimait pas, c’était une chose sûre, mais Zuri ne pensait pas qu’il la haïssait au point de vouloir sans prendre à elle, voire pire, la tuer, pour avoir enfin la paix aux côtés de Jénova. Jénova, louve pour laquelle Zuri était venue aujourd’hui. Elle voulait en finir avec elle, afin qu’elle arrêter de coller sans arrêt Anarion, et d’opérer de son charme. Elle paraissait toute fragile en temps réel, mais Zuri était bien sûre d’une chose : c’était une Améthyste, une pure Améthyste, et elle savait pertinemment que ces loups avaient le sens de la manipulation. Alors Jénova pouvait très bien en avoir hérité, en regardant de plus près ses parents, Faustin et Ruby, qui étaient loin d’être exemplaires à ses yeux. Mais si Jénova était vraiment fragile, qu’adviendrait-il ? Zuri se posait sans cesse cette question, et ne trouvait jamais une réponse cohérente. Ce pourquoi elle avait aussi décidé de faire le déplacement, pour qu’elles deux mettent les choses au clair. Mais une autre question tourmentait parfois la louve Rubis avant qu’elle ne dorme le soir : Jénova connaissait-elle son existence ? Tout compte fait, c’était une question stupide. Elle devait forcément la connaître, Anarion devait obligatoirement lui en avoir parlé, tellement elle l’énervait et avait le don pour trainer dans ses pattes. La louve Rubis soupira. Elle pensait tellement à Jénova afin de l’éliminer qu’elle laissait peu de ses pensées pour Anarion. Et pourtant, c’était pour lui qu’elle faisait tout ça. Elle était convaincue qu’il soit amoureux de Jénova parce qu’elle utilise son charme et son don de manipuler, et voulait l’écarter du danger, en lui montrant le véritable amour, celui qu’elle lui portait. Zuri continuait d’écouter les hululements constants et réguliers que produisaient les hibous et les chouettes, afin que cette douce mélodie qu’ils murmuraient réussisse à l’endormir, elle devait se lever tôt demain. Pour partir à la recherche de Jénova. Elle ne se souciait même pas de sa propre santé, alors que si elle restait là à ne rien manger, elle finirait par mourir à cause de ça, sur les territoires Améthystes, qui étaient censés être les ennemis jurés des Rubis. Et en sachant qu’une Rubis a été retrouvée morte sur les territoires ennemis, tout laisserait à croire que c’était les Améthystes qui l’avaient tuée. Et à ce moment bien précis, la guerre serait plus que déclarée entre les deux camps. Il y aurait des dizaines voire des centaines de morts, tout ça à cause d’un malentendu, d’un quiproquo ridicule. Zuri devait donc se nourrir à tout prix afin d’éviter cette catastrophe imminente. De toute façon, tôt ou tard elle entendra son estomac gargouiller et cherchera d’abord quelque chose à se mettre sous la dent avant autre chose. La santé était primordiale si elle voulait être en état pour pouvoir faire cracher le morceau à Jénova. Mais si elle était réellement fragile, Zuri n’aurait peut-être pas besoin de toutes ces forces pour la faire parler, elle pourrait même lui briser quelques os. Mais cela ne la dérangerait pas, au contraire, cela lui ferait le plus grand plaisir. Et elle finirait par mettre fin à ses jours pour ne pas qu’elle tente de dire qui lui a infligé cela. Zuri ne pouvait pas courir le risque. Les oreilles dressées vers l’avant, Zuri écoutait encore les bruits dans la nuit. Elle respirait tranquillement, paisiblement, lorsqu’elle sentit l’odeur d’un Améthyste. Mais pas seulement, son odeur semblait fraîche, et une autre s’y mêlait. Mais avant qu’elle ne puisse tenter de percevoir cette odeur inconnue, un grondement sourd mit fin à l’atmosphère calme et paisible qui régnait en ces lieux. Cela avait été d’ailleurs trop normal. Zuri ne put s’empêcher de sourire. Ce grondement, elle ne le connaissait que trop bien, et aurait pu savoir d’où il provenait en fermant les yeux. Ce grondement qui lui avait été adressé de nombreuses fois, qu’elle avait fini par s’y habituer, elle en avait même été obligé, bien que ce n’était pas forcément ce qu’elle aimait. Zuri, elle, aurait voulu des mots d’amour murmurés dans son oreille, des câlins et des bisous. Au lieu de ça, elle avait eu droit à des grondements sourds comme en cette belle soirée, et des choses qui la déplaisaient un petit peu. Mais comme dit précédemment, elle l’aimait pour ce qu’il était, et jamais elle n’aurait voulu le changer, au risque de le perdre. Elle dressa les oreilles vers l’avant en relevant légèrement la tête, ouvrant ses pupilles, laissant le gris métallique de ses yeux se fondre avec les couleurs de la lune, et se contenta d’observer celui qu’elle aimait plus que tout. Lui aussi il avait changé. Il avait grandi en taille, et était plus impressionnant que jamais. Ses muscles s’étaient développés, et si ça n’avait pas été dans ces circonstances, elle aurait pu baver devant. N’écoutant même pas ce qu’il avait à dire, elle se leva d’un bond et partit au galop directement dans sa direction. Elle lui bondit dessus et le plaqua au sol, se collant à lui, presque trop heureuse de le revoir enfin. Toutes ses semaines avaient été trop longues, et elle n’avait pas trouvé le courage d’aller le voir avant. Elle se lova contre lui avant de lui murmurer quelques mots.

    « Tu m’as tellement manqué si tu savais, toutes ses semaines m’ont parue être une éternité !
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MessageSujet: Re: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Lun 22 Juil - 12:31

Le sourire qu'elle lâcha dans ma direction eut don de réveiller en moi toute la haine que j'avais accumulé à son égard lorsque nous étions louveteaux. Alors, aussi longue ait été mon absence, elle n'avais pas changé. Elle était restée cette louvette insupportable, prétencieuse et surtout, sûre d'elle. Elle était loin de ressembler à ma Jénova. Elle était même tout le contraire, en y réfléchissant bien. Elle était noire comme l'ébène, tandis que ma Jénova avait un pelage immaculé, magnifiquement blanc et soyeux. Ses prunelles étaient d'un gris métalique, dans la nuit noire qui nous entourait, pourtant je me souvenais qu'elles étaient bleu, à la lumière du jour. Les yeux de Jénova étaient également d'un pleu profond, la couleur de l'azur. C'était bien là leur seul et unique point commun. Si j'avais vu pleurer ma Jénova à de nombreuses reprises, jamais une larme de tristesse ne s'était echappé des yeux de Zuri en ma présence. Oh elle avait chialé plusieurs fois, ça je m'en souvenais. Mais les gouttes de liquides qui s'écoulaient autrefois des orbes de Zuri, étaient chargées de regrets et d'amertume. Celles de Jénova, au contraire, étaient pures, délicates, cristalines.

Lorsqu'elle leva la tête dans ma direction, elle ne sembla ni surprise, ni inquiète de me voir. Et je reconnu dans son regard, cette lueur infecte qui reflétait autrefois son amour pour moi. Alors, après tout ce temps, elle n'avait en rien changé? Nourrissait-elle toujours ces mêmes sentiments à mon égard? Etait-elle, par hasard, venue ici pour moi? Non, impossible. Pourquoi serait-elle venue chez Jénova, si elle désirait me voir, moi? Réfléchissant un instant, je laissais jaillir un nouveau grondement, plus menaçant que le précédent, du fond de ma gorge. Aurait-elle eu vent de ma rencontre avec Jénova? Etait-elle au courant de ce qui me liait à la jeune Améthyste? Et si tel était le cas, dans quel esprit était-elle venue sur nos terres, pour rendre visite directement à celle pour qui mon coeur battait? La regardant avec autant de colère que je pouvais en concentrer dans mes yeux bruns, je la détaillais un long moment.

Ses prunelles grises, en cet instant, reflétaient les éclats fantômatiques de la Lune comme un lac d'argent. Je ne pouvais nier, que sous ce pâle éclairage, elle était belle. Zuri était effectivement devenue une jolie jeune louve. Son pelage noir, ombre parmi les arbres, démontraient sa force morale et sa détermination. Etrangement, elle ne faisait pas tâche dans le décor. J'aurais presque pu croire qu'elle avait sa place, parmi les Améthystes. Mais je me refusais à cette seule pensée. Je chassais violemment de mon esprit les moindres parcelles de doutes qui semblaient tenter de s'insinuer en lui. Je ne l'aimais pas. Je pouvais même presque affirmer que je la détestais. Oui, presque. Parce que depuis tout ce temps passé loin d'elle, je me rendais compte que le voile qui gachait ma vie depuis mon départ de la meute Rubis, n'était autre que le souvenir de cette jeune louve, que je ne parvenais visiblement pas à oublier.

Elle sembla ne pas avoir écouté le moindre de mes mots, puisqu'elle se rua sur moi sans la moindre gêne et me percuta si violemment que nous finissâme l'une sur l'autre, dans la poussière. J'ouvrais de grands yeux, mu par la stupeur de cet acte auquel j'aurais du m'attendre depuis la seconde où j'avais reconnu sa présence. Je me surprenais à apprécier sa chaleur contre mon corps, pourtant la haine que je nourrissais envers elle était toujours aussi grande, toujours aussi violente et redoutable. Alors, comme je l'avais toujours fait, je la rejettais brusquement en arrière, me redressais sur mes quatre pattes et la toisais de haut, montrant férocement les dents.

- Pour qui te prends-tu!? Ne t'approche pas de moi! je ne t'autorise pas à poser tes sales pattes de Rubis sur mon pelage! Vas-t-en! Quittes ces terres ou je te chasserai à coups de crocs!

Je m'approchais d'elle, extériorisant mes dents dans une grimace sinistre, et souriais un tant soit peu de la révélation que j'allais lui faire. Elle allait en souffrir, et je m'en délectais d'avance.

- Tu aurais mieux fait de m'oublier durant mon absence, et de passer à autre chose. Parce que je ne suis plus seul désormais, et plus rien ne compte hormis elle.

La cruauté est une caractéristique des Améthyste, et elle était la spécialité de mon Père. Il était normal selon moi, que j'en hérite et que je la mette en pratique. je m'en voulais suffisamment d'être tombé amoureux alors que mon Père ne m'y avait jamais autorisé, il était hors de question que je me permette un quelconque autre écart de conduite. j'étais un Améthyste maintenant, un Apprenti Assassin, et bientôt, très bientôt, je rejoindrais les rangs des plus grands meurtriers de toute l'histoire de ma meute. Ce ne serait certainement pas Zuri qui m'empêcherait de suivre les traces de mon Père, même si la boule qui se formait dans ma gorge lorsque je la rejettait me faisait souffrir.
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MessageSujet: Re: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Mar 23 Juil - 15:39


Zuri

● Son regard n'avait pas changé. C'était toujours le même, celui qu'Anarion avait connu dès le premier jour, alors que tous d'eux s'étaient rencontrés de manière tout à fait aléatoire. Et ce, grâce à qui? Raavi. Le grand frère de Zuri, et à la fois son meilleur ami. ils étaient devenus tous deux orphelins très jeunes alors que leurs parents s'étaient faits tuer sous leurs yeux, ne prenant même pas conscience qu'ils perdaient tout ce qu'il leurs restait. L'apprentie protectrice Rubis n'avait même pas conscience que c'était grâce à son frère aîné qu'elle avait rencontré Anarion. C'était lui qui l'avait emmené loin des terres où ses parents étaient tombés, trop aveuglés par le pouvoir pour trouver des gardes pour les protéger, car en étant dominants, le risque d'être pris dans une embuscade était grand. Les parents de Zuri et Raavi étaient tombés dans ce piège, qui pourtant était tout bonnement prévisible. Si Anarion apprenait que c'était grâce au frère de Zuri si elle était là où qu'il aille, le collant, traînant dans ses pattes, prétendant l'aimer, il serait tout de suite allé chercher Raavi par la peau du coup pour l'abattre. La petite louve Rubis se demandait s'il comprenait qu'elle l'aimait vraiment. Pourtant, elle faisait bien tout pour attirer son attention, cherchait à lui faire des bisous et des câlins, et rien n'y faisait, il la repoussait toujours, comme si au final, ce n'était plus parce qu'il la haïssait tant que ça, mais parce qu'il s'y était habitué et que c'était comme une obligation à présent.Zuri avait devant elle tout ce pourquoi elle vivait aujourd'hui : Anarion. Elle n'osait même pas penser à imaginer sa vie sans lui, ce serait contre la nature, et contre l'histoire de cette louve si attachante qui ne demande qu'une chose : être aimée par l'être aimé. Rien que de penser à Jénova, son coeur fait des bonds répétitifs dans sa cage thoracique, comme s'il allait exploser tellement la jalousie qui l'imprégnait était grande. Elle était arrivée comme ça, et quelques larmes auraient suffit à conquérir le coeur de l'être qu'elle aimait plus que tout, et qu'elle montrait son amour naturellement? Zuri refusait d'y croire. Elle avait souvent pleuré. Anarion l'avait fait souffrir tant de fois qu'elle avait maintenant cessé de les compter. Anarion était sa raison de vivre. S'il devait disparaître, elle plongerait sous terre, rejoignant les Enfers, avec lui. Oui, elle savait pertinemment qu'Anarion était destiné à aller aux Enfers, étant donné qu'il voulait suivre les traces de son géniteur en devenant un des plus grands assassins que le monde n'ait jamais connu. Mais Zuri, quant à elle, était-elle promue à ce destin? A cette vie sous-terre avec tous les êtres les plus odieux de la Terre réunis? Il était vrai qu'elle n'avait rien à se reprocher. Seul Anarion aurait pu lui reprocher une chose : l'aimer. Mais aimer n'avait jamais été défini comme un crime jusqu'à présent, et il était clair que si la jeune louve Rubis ne changeait pas d'ici à ce qu'elle atteigne l'âge adulte, elle serait vouée à rejoindre le Paradis, en empruntant un chemin tout à fait opposé à celui d'Anarion. Mais elle changerait. Elle savait pertinemment qu'Anarion ne changerait pas, et ce n'était pas elle qui le ferait, alors elle devait changer. Rejoindre les Améthystes était sans doute la meilleure façon pour prouver à l'être qu'elle aime qu'elle est prête à tout, absolument à tout, pour que les différents chemins qu'ils empruntent ne fassent plus qu'un. Elle était collée à lui, ses pattes embrassant les siennes, leur respiration respective ne faisant plus qu'une. Zuri aurait voulu que cet instant dure une éternité afin qu'elle reste à tout jamais près de celui qu'elle aime. Malheureusement pour elle, Zuri savait que Jénova venait tacher ce décor semblant pourtant parfait. Mais alors que la petite louve Rubis était collée à Anarion, bien au chaud contre son poitrail imposant, ses yeux se fermant, l'Améthyste la repoussa férocement, l'apprentie retombant violemment sur le sol, collée contre le sol, n'osant plus bouger. Comment avait-elle pu croire une seconde qu'Anarion avait finalement des sentiments pour elle et ne voulait plus jamais s'en séparer? Elle avait regretté un instant d'être venue pour supprimer Jénova mais sa jalousie reprit très vite le dessus, si bien qu'elle en avait encore plus envie qu'avant. Cette garce allait payer. Payer pour tout le mal qu'elle avait fait autour d'elle. Sans elle, Anarion et Zuri aurait sans doute pû vivre l'amour parfait, sans qu'une petite tâche blanche vienne gâcher ce tableau entièrement sombre. Pour la première fois depuis longtemps, de la peur se lit dans le regard clair de la jeune protectrice. Ses oreilles se penchèrent succinctement vers l'arrière, alors qu'elle voyait l'esprit assassin d'Anarion se manifester pour la première fois. Il lui faisait peur. Jamais encore l'Améthyste n'en était venu aux pattes. Le ferait-il aujourd'hui? Le jeune assassin s'avançait davantage, ses babines se retroussant, ses crocs se dévoilant alors.


    ▬ « Pour qui te prends-tu!? Ne t'approche pas de moi! je ne t'autorise pas à poser tes sales pattes de Rubis sur mon pelage! Vas-t-en! Quittes ces terres ou je te chasserai à coups de crocs! Tu aurais mieux fait de m'oublier durant mon absence, et de passer à autre chose. Parce que je ne suis plus seul désormais, et plus rien ne compte hormis elle. »


● Zuri le regarda avec stupéfaction. Ne savait-il pas qu'elle était au courant? Telle une petite fouine, elle avait réussi à trouver quelqu'un lui communiquant les moindres informations au sujet d'Anarion. La louve Rubis savait tout, absolument tout. Quelque part, ça lui faisait mal au coeur d'en savoir autant, cela la faisait souffrir, bien plus que ce qu'Anarion osait bien se l'imaginer. Cela sans doute l'amuser de renfoncer la couteau dans la plaie. C'était devenu un Améthyste après tout. Et ce sang coulait depuis toujours dans ses veines, mais il n'était pas pur. Il y avait du sang Rubis, ne l'oublions pas. C'est sans doute cela qui ne lui faisait pas oublier le tendre souvenir de l'apprentie Protectrice. Zuri se redressa d'un bond. Elle était remontée, véritablement. De la colère mêlée à la tristesse, un bien mauvais mélange malheureusement. Elle secouait la tête dans tous les sens, elle n'arrivait plus à se contenir. Les larmes étant montées, des giclées d'eau s'échappaient de ses yeux, allant se poser sur le visage d'Anarion. Elle était triste, plus que jamais elle ne l'avait été, et elle avait bien l'intention de le lui faire comprendre, même si au fond c'était ce qu'il recherchait.


    ▬ « Tu vas arrêter maintenant?! Je suis au courant, ça t'amuse vraiment de remuer le couteau dans la plaie? J'étais d'ailleurs venue avant tout pour me charger d'elle, cette garce qui a brisé le parfait tableau que nous formions! Oh non, elle ne m'échappera pas celle-là. Alors si tu veux savoir, à la base, non je n'étais pas venue pour toi, j'avais respecté tes attentes en ne venant pas te voir, alors si tu t'avises de continuer à remettre la faute sur moi, je te promets que les Améthystes vont payer très chers! Et ta petite Jénova ne sera pas épargnée crois-moi! Elle arrive comme cela, et pleure, et voilà que tu tombes sous son charme? Tu te fous vraiment de moi, hein? Je ne crois pas que tu puisses tomber amoureux comme ça, vu tout ce que j'ai enduré avec toi. Et je ne m'en suis jamais plains car je t'aime, bien plus que tu ne veuilles l'imaginer. Si tu ne croyais pas que mes sentiments ne soient pas sincères, je t'en voudrais toujours. Mais l'amour que je te porte, ne disparaîtra jamais, même si cette petite bâtarde vient s'en mêler. »


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MessageSujet: Re: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Jeu 25 Juil - 8:24

Son regard empli de surprise ne sembla pourtant guerre étonné de mes aveux. Savait-elle pour Jénova? Elle était désappointée par la violence de ma réaction, pourtant j'avais toujours agis ainsi avec elle. Et malgré moi, voilà que je me prenais à ressentir de la compassion pour elle. Après tout, elle m'avait toujours aimé. Elle m'avait littéralement idôlatré. Tous ces moments que j'avais tenté de passer seul, toutes ces courses-poursuites durant lesquelles elle avait été ma poursuite, tous ces passages à l'état de colère que je n'épprouvais que pour elle, tout cette haine que j'avais nourris pour une simple raison. J'aurais peut-être pu, à l'époque, me montrer plus clément. Peut-être aurais-je pu apprendre à la connaître, faire un effort comme ma mère me le demandait si souvent. Mais pourquoi avait-elle cherché à m'avoir, dès le début? Nous n'avions que deux mois, lorsque nous nous étions rencontrés. Comment avait-elle pu tomber amoureuse si facilement? Pourquoi son coeur n'avait-il pu battre que pour moi depuis tout ce temps? Qu'avais-je donc pu faire au Cieux pour qu'ils se moquent de moi de la sorte?

Oh, je me plaignais. Mais peut-être finalement, étais-je le seul loup à blâmer. Certes, ses sentiments pour moi n'avaient été que problèmes et source de colère. Mais elle, Zuri, n'avait pas choisi de son plein gré. Elle m'avait aimé, c'était tout. Et depuis lors, elle n'avait cessé d'essayer de m'approcher, de me forcer à la connaître mieux, elle voulait plus que tout, que je lui laisse sa chance. Malheureusement elle n'était pas tombé sur le meilleur des louveteaux de la meute. Elle était même probablement tombée sur le pire d'entre tous. J'avais certes le sang de ma mère dans les veines, mais celui qui bouillonnait en moi, celui qui battait à mes tempes, celui qui faisait vibrer mes tympans lorsque je mettais à mort des créatures plus faibles, était bel et bien le sang de mon vénéré Père, celui des purs Améthystes. Et malheureusement pour elle, j'avais bien plus tenu de mon sang paternel, que de celui de ma génitrice. Depuis toujours, je n'avais attendu que le jour où mon Père viendrait me chercher pour m'emporter au plus profond des terres Améthystes. Zuri le savait, oui. Je n'avais passé ma vie qu'à me plaindre que le temps passait trop lentement, que mon âge n'était pas assez élevé pour que je puisse nourrir l'espoir de partir.

Soudainement, la jeune louve lâcha une innondation de larmes. Peut-être avais-je parlé trop vite, peut-être mes propos avaient-ils été trop violents pour elle. La colère était montée en moi avait consummé mon bon sens comme une trainée de poudre. Elle avait fait explosé mes sens et tout ce que j'avais souhaité en la voyant là, c'était la détruire jusqu'au plus profond de son être. Mais il me semblait à présent, que j'avais appris quelque chose, durant mes premières semaines chez les Améthystes, mes premiers temps aux côtés de Jénova. Il m'apparaissait clairement, lorsque je regardais ses larmes dévaler sa face lupine, que je regrettais mes paroles. Que m'arrivait-il? Elle était celle qui m'empêchait de vivre ma passion avec Jénova. Elle était la seule fautive de mon incapacité à révéler mes sentiments à celle pour qui mon coeur battait. Elle était ce souvenir inaltérable de mon passé, la seule trace de l'existence que j'avais mené avant de rejoindre la meute de mon Père, ceux que j'avais toujours admirés. Et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de souhaiter qu'elle cesse d'être triste.

Et finalement, tandis que je me trouvais incapable de lâcher le moindre mot, c'est elle qui éclata. Elle me lança des reproches comme jamais elle ne m'en avait fait. Je restais coa, incapable de bouger, incapable de réfléchir sereinement. J'étais pétrifié par la stupéfaction, par la violence de ses propos, par l'ultime menace qu'elle lâchait. D'abord elle insulta Jénova et chargea ses paroles de menaces concernant ma tendre amie. Puis, mue par la fureur probablement provoquée par mes paroles, elle m'ordonna de ne pas mettre la faute sur elle, et enfin, tant qu'elle y était, elle menaçait ma meute toute entière.

Sans plus réfléchir, je m'approchais d'elle et d'un geste brusque, fermais sa gueule avant qu'elle ne prononce ses derniers mots. Elle n'eut pas le temps de réagir, je la prenais contre moi et fermais les yeux, la tête posée contre son encolure. Je restais silencieux longtemps, je ne pouvais plus faire ce que je voulais. Tout était terminé, parce que sa colère était trop violente pour que je me permette de fermer les yeux plus longtemps. Si je savais pour qui battait mon coeur, je ne pouvais cependant plus ignorer que Zuri m'était inexorablement inoubliable. Et j'avais beau faire le mariole, la voir souffrir ne m'était désormais plus supportable. J'aurais du m'en délecter, sourire en la voyant souffrir, mais les choses avaient changées, et je ne pouvais plus faire demi-tour. Elle était tout ce qui restait de ma vie d'avant, et je n'étais pas capable de la chasser davantage. Ma voix, caressante, douce comme la soie, vint susurrer quelques mots à son oreille.

- Ta colère est juste, mais j'ai beau ne pas pouvoir te chasser de ma vie, de mon... De mon... Peu importe. J'ai beau ne pas pouvoir te chasser, tu ne touchera ni à Jénova, ni au Améthystes, parce que tu en mourra. Ils te massacreront sans pitié et je ne saurais accepter une telle chose.

- Que tu crois faux mes sentiments pour elle ne m'importe pas. Je connais la vérité. Tu es arrivée beaucoup trop tôt, je n'étais pas prêt à aimer. Aujourd'hui, j'ai rencontré une jeune louve que je ne saurais jamais oublier. Et même si tu sera à jamais ancrée en moi, l'incapacité d'oublier affecte également mes pensées pour elle.


Oui. Un espoir. Voilà ce que je lui donnais. Mais après tout, je n'étais pas capable de savoir d'avance ce qui pourrait bien arriver entre ces deux jeunes louves, et moi. Et maintenant que les choses étaient claires dans ma tête, Jénova et Zuri étaient en droit de savoir, et de comprendre tout ce que je ressentais pour elles. Encore une fois, les Cieux devaient bien se marrer, devant notre beau tableau. C'en devenait presque ridicule... Mais si j'arborais mes sentiments pour Jénova avec fierté, je ne pouvais plus ignorer ceux que je ressentais pour Zuri. Il était temps que j'ouvre les yeux. Le moment était venu de prendre mes responsabilités.
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Cléo

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MessageSujet: Re: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Lun 29 Juil - 15:37



Feat Anarion

Désespérée. Voilà ce qu'elle était. Après tout ce temps, toutes ces semaines, ces mois, rien n'avait changé. En regardant Anarion dans les yeux, elle revoyait cet enfant Rubis qu'il avait été autrefois, comme le jour de leur rencontre, et les jours qui avaient suivis. Pourquoi n'évoluait-il pas? Pourquoi persistait-il à rester dans l'enfance, comme un gamin à l'état pur? Des tonnes de questions dans ce genre taraudaient Zuri, si bien qu'elle n'arrivait parfois même plus à trouver le sommeil la nuit. Il hantait ces nuits, son âme toujours présente à côté d'elle, elle n'arrivait absolument pas à l'oublier. Et le fait que Jénova, la jeune Améthyste amoureuse de l'ex-Rubis se mêle de cette histoire ne faisait que renforcer le lien profond qui unissait Zuri à Anarion. Pourquoi était-ce si dur, si compliqué de s'en détacher? Zuri était intelligente, et pourtant, elle n'avait jamais trouvé la réponse, jamais. Qu'adviendrait-il plus tard? Est-ce qu'Anarion finira quand même par aller avec Zuri, ou les sentiments qu'il ressent pour Jénova sont aussi sincère que ceux que Zuri ressent à son égard? La jeune apprentie protectrice ne savait plus où donner de la tête, elle était complètement perdue, déboussolée depuis que Jénova était apparue. Heureusement que la jeune Rubis mettait sa truffe dans les affaires d'Anarion, sinon, elle aurait souffert davantage en apprenant cela de la mâchoire de son bien-aimé, mais surtout, durant tout ce temps où il était parti, elle aurait continué à se faire de fausses illusions. Mais tout ça était faux, elle devait se l'avouer, même si pour elle, c'était inconcevable. Anarion aimait Jénova, cela st se lisait dans son regard. Et pourtant, elle était apparue subitement dans sa vie, lui ayant donné tout l'amour qu'elle avait, et qu'il n'avait rejeté. Jénova était heureuse avec Anarion, mais connaissait-elle vraiment cet Améthyste pour lequel elle s'était entichée? Non. Elle le connaissait gentil, calme, attentionné et prêt à tout pour elle, mais elle ne connaissait pas l'existence de cette personnalité méchante et agressive, cette âme de tueur, le sang de son père bouillonnant dans ses veines. Elle était toute frêle, toute fragile, tandis qu'il était un tueur, assoiffé de sang. Zuri ne comprenait vraiment pas, et elle finissait par croire que sa tête allait explosait tellement elle réfléchissait à cette chose, qui pour elle était un réel problème. Elle n'arrêtait pas de radoter, mais elle avait au final raison : éliminer Jénova était la meilleure solution, même s'il n'était pas garanti qu'Anarion reste de marbre face à cette situation. Zuri pleurait tellement qu'elle avait l'impression que plus jamais elle ne s'arrêterait, que ses larmes s'estomperaient seulement lorsque toute l'eau présente dans ce corps fin et voluptueux se serait évaporée. La seule chose qui aurait pu la consoler aurait été ce poitrail, imposant, chaud, rassurant et accueillant. Et d'un coup, elle crut sentir cette chaleur tant convoitée contre elle. Elle se demandait si elle ne divaguait pas tellement cette chose lui manquait. Zuri ouvrit les yeux. Non elle ne divaguait pas. Elle voyait les poils clairs de son bien-aimé sous sa truffe, juste devant elle. Elle avait l'impression d'être au paradis. Anarion avait été si méchant dans les minutes qui avaient précédées qu'elle se demandait à quoi était dû ce changement brutal de situation. Soudainement, elle entendit quelques paroles venant d'Anarion, ce dernier murmurant calmement.

    « Ta colère est juste, mais j'ai beau ne pas pouvoir te chasser de ma vie, de mon... De mon... Peu importe. J'ai beau ne pas pouvoir te chasser, tu ne toucheras ni à Jénova, ni aux Améthystes, parce que tu en mourras. Ils te massacreront sans pitié et je ne saurais accepter une telle chose.Que tu crois faux mes sentiments pour elle ne m'importe pas. Je connais la vérité. Tu es arrivée beaucoup trop tôt, je n'étais pas prêt à aimer. Aujourd'hui, j'ai rencontré une jeune louve que je ne saurais jamais oublier. Et même si tu seras à jamais ancrée en moi, l'incapacité d'oublier affecte également mes pensées pour elle. »


Toutes ces paroles tourbillonnaient dans l'esprit de la jeune apprentie protectrice. Elle ne savait plus du tout quoi penser. Réfléchir mettait son esprit dans un état pire qu'abominable. Mais encore une fois, bien qu'elle n'est pas les yeux en face des trous, elle savait quoi répondre. Et bien que ça ne soit pas facile pour elle de dire cela, étant donné qu'elle risquait sa vie pour lui, l'être qu'elle chérissait plus que tout, elle savait aussi désormais qu'il ne le prendrait pas bien ; c'était même certain.

    « Je vais paraître égoïste, mais cette fois, je m'en fiche. C'est la goutte qui fait déborder le vase. Tu n'arrives pas à l'oublier, ni à m'oublier. Mais tu auras une seule louve dans ta vie, une seule, alors tu dois faire un choix, Anarion. C'est elle, ou moi. Et s'il s'avérait que tu la choisissais, alors tu aurais ma mort sur la conscience. Ne t'inquiète pas, ce n'est pas une menace, tu fais comme bon te semble. Si tu l'aimes, va avec elle. Moi j'irai prendre rendez-vous avec les profondeurs, sous terre. »


Feat Anarion
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MessageSujet: Re: « You're everything I need, without you I am nothing. I love you » Jeu 17 Oct - 18:11

Que faire? Aussi brutalement qu'elle était apparut dans ma vie, voilà qu'elle me posait le pire dilemme de ma courte existence, et je priais pour que jamais tel choix ne se représente à moi. Il était trop difficile, bien trop douloureux. Je me sentais défaillir, mon coeur battait si vite que j'avais l'impression de ressentir la menace de son arrêt d'une seconde à l'autre. Elle me proposait, non. Elle m'ordonnait de faire un choix. Entre Jénova et elle? Et si je choisissais Jénova, alors Zuri mourrait? Mais quel genre de louve pouvait bien penser à une telle horreur? A un tel destin? Je ne pouvais garder en tête que depuis toujours, sa seule philosophie avait été de me séduire, de me garder pour elle. Sa violence semblait s'être estompée, mais sa voix restait chargée de sous-entendus sinistres et je ne pouvais plus faire demi-tour. La question qui me taraudait était tout de même des plus radicales : Avais-je encore le temps de décider? Ou exigeait-elle une réponse maintenant?

M'effaçant délicatement de son étreinte, je poussais un soupire qui m'étais douloureux. Elle me demandait l'impossible et j'ignorais même si elle s'en rendait compte. Avait-elle seulement entendu que j'étais amoureux? Avait-elle seulement entendu que je ne pouvais me résoudre à la perdre, elle? Comprenait-elle seulement l'importance qu'elles avaient toutes les deux, à mes yeux? Quelle était la solution qui s'offrait à moi? Etait-il de mon devoir de chercher un prétendant digne de Zuri et de les présenter? Mais supporterais-je de la voir entre les pattes d'un autre? Sûrement pas. Elle était mienne, indubitablement. Autant que je désirais Jénova, je ne pouvais me résigner à abandonner Zuri dans les décombres de mon passé. Même si j'ignorais quel il était, je savais que j'étais né ici, que je devais y demeurer, et que ces deux louves étaient tout ce que j'avais, tout ce que je désirais.

Je faisais quelques pas dans la pénombre, la nuit avait avalé le monde tout entier. La tanière de Jénova, vide et chaotique, n'était plus qu'une silhouette dans la pénombre. Et je ne voyais plus que la louve noire, malgré son pelage d'ébène, et ne j'entendais plus que son souffle saccadé et le rythme de ses larmes, dévalant doucement ses joues. J'étais coincé. Définitivement condamné avec vivre avec ce que j'avais fais subir à deux de mes semblables. Si je choisissais Jénova, je serais enfin libre de la protéger contre le monde entier comme je le désirais depuis que j'avais croisé son regard. Mais il me faudrait surmonter une menace bien plus grande que la Mort. Et je l'ignorais encore à cet instant, même si je sentais cette promesse lugubre jusqu'au fin fond de mon être. De plus, si Je donnais définitivement mon coeur à Jénova, alors je donnerais ma parole définitive de tirer un trait sur mon passé, sur ma mère, ma soeur, ma famille toute entière. Et je regarderais mourrir Zuri sans rien pouvoir faire. Et là serait l'une des pires expériences de mon existence. Et je savais que jamais je ne serais capable de m'en remettre.

Si je choisissais Zuri, j'abandonnerais Jénova à son triste sort et tous ceux qui lui avaient fait du mal avant, pourraient revenir à la charge comme une meute gigantesque de meurtriers affamés. Et je n'aurais jamais la possibilité de la revoir, cela me serait interdit car nous n'aurions plus rien à voir ensemble. Zuri survivrait, et mon lien puissant avec mon passé, jamais ne serait brisé. En y réfléchissant, la réponse était toute trouvée. Je ne pouvais choisir que Zuri, pour la simplicité et la logique des choses. Mais je n'avais jamais été un loup logique et n'avais jamais fait preuve de sagesse ou de bon sens. J'étais Anarion, je compliquais toujours les choses lorsqu'elles étaient trop simples et j'avais besoin de voir le monde bouger pour me sentir vivant. Alors que pouvais-je bien faire? Détruire tout ce que j'avais batti seul en si longtemps, ou gagner du temps et chercher une solution équitable, qui satisfasse les trois partis?

- J'ai l'impression que tu ne te rends pas compte de la situation, Zuri. Je ne suis pas capable d'aimer. Les sentiments que j'épprouve pour vous ne sont pas un amour pur et sincère. Ce n'est qu'une attirance et qui sait, peut-être vous ferais-je du mal.

- J'aimerais que tu comprenne. Je ne suis pas un loup bien, et tu devrais m'oublier. Tout comme Jénova, en y réfléchissant bien.


Il m'apparaissait clairement une solution, mais elle me serait douloureuse. Pourtant, elle était la plus juste que je pouvais imaginer. Et si je pouvais échanger ma vie contre la leur, alors je le ferais sans la moindre hésitation. Je n'étais pas ce loup. Je n'étais pas ce jeune mâle, prêt à souffrir pour les autres. J'ignorais ce qui m'arrivait, mais je n'étais pas moi, ce soir-là. Pourtant, il semblait que je devenais un véritable adulte, tandis que je parlais avec sincérité et sagesse.
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