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L'été persiste sur les territoires Temporaliens, pour le plus grand plaisir des loups habitant ces terres. Uniquement chez les Améthystes, la chaleur n'est pas au rendez-vous, et les températures ne dépasseront pas les 20°C. Pour tous les autres territoires, soit les Saphirs, Rubis, Émeraudes et Diamants, les températures dépasseront largement le seuil des 30°C, alors ne restez pas exposés au soleil trop longtemps!

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Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota.

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MessageSujet: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Dim 9 Juin - 16:07

L'été. Pour Hermès, ce mot n'avait aucun sens. On avait toujours tendance à dire que cette saison annonçait le retour des beaux jours mais ce n'était pas le cas partout. Ici, en territoire Diamant, la neige était toujours aussi présente, inexorable, éternelle. Lui, avait pris l'habitude de travailler quelque soit le temps, qu'il pleuve ou qu'il vente, toujours plongé dans la solitude la plus profonde. Cependant, son grade lui offrait une grande liberté. Une liberté qu'il affectionnait particulièrement et qui lui permettait de se sentir maître de lui-même, ce qu'il n'était pas tout à fait, au fond.
L'été. La plus belle de toutes les saisons, là où la nature se réveillait fleurissante et où les oiseaux chantaient à tue-tête sans que l'on puisse leur fermer le clapet. L’air fleurait le bel été, le printemps terminé et le début des jours ensoleillés. Hermès humait avec avidité les effluves de la forêt qui convergeaient vers ses narines dilatées, frémissant sous la caresse du vent qui venait ébouriffer ses poils d’un brun éclatant, tirant parfois sur le beige. Calme et serein, il marchait posément sans chercher à rivaliser de vitesse avec son ami le vent, le seul qui lui tenait compagnie en tout temps et en tout lieux, quoi qu'il advienne. Ses sens finement aiguisés ne percevaient pas la moindre odeur qui aurait pu lui indiquer la présence d'un inconnu dans les parages. Ses prunelles d'ambre et d'azur s'attardaient sur le moindre détail du paysage, balayant ainsi les lieux de son regard circulaire illuminé par une lueur de malice énigmatique. Son esprit tout entier s'envola flâner aux côtés des fragrances florales et estivales que transportaient le vent, et seul son corps subsistait en ce lieu à l'allure onirique. Cette brise au parfum délicat qu'il aimait humer sans ménagement, chargée d'odeur changeantes, et qui venait jouer avec ses poils brun, éclatants au soleil d'été. Le gardien chemina longuement à travers la forêt, sans prononcer un mot, car après tout à qui aurait-il pu dire quelque chose si ce n'était à lui-même ? Mais dans ce cas-là, on l'aurait pris pour un fou plongé dans une solitude des plus profondes. Alors il s'abstint et resta coi le temps d'arriver au lieu vers lequel il marchait, celui pour lequel il se trouvait sur ces terres. Son regard dériva pour se poser sur le soleil, son ami le plus cher, et qui était là pour égayer ses journées les plus mornes. Le soleil qui resplendissait et lustrait sa fourrure brune, si soyeuse au toucher, et si plaisante au regard. Le soleil, omniprésent en cette belle saison, qui venait nous réconforter de ses rayons luminescents et nous envelopper de quiétude avec sa chaleur.

Il continuait sa route en loup solitaire qu'il était devenu, bien qu'il fasse partie d'une meute à laquelle il se dévouait corps et âme. Seulement, son rang l'obligeait à rester seul bien souvent et la lassitude le rongeait de toutes parts, le rendant plus exténué qu'il ne l'était déjà. Il aurait aimé changer le cours de son destin mais cela ne faisait malheureusement pas partie de ses compétences et il continuait à suivre le cours de la vie, l'échine ployée en signe de défaite et d'impuissance. Comme un pauvre loup de pacotille, pitoyable et désespéré.
Un long soupir s'échappa de ses lèvres finement entrouvertes tandis qu'il pénétrait dans un cimetière lugubre et effrayant. Ici, le chant des oiseaux ne résonnaient plus et une ambiance morbide flottait dans l'air. Même la lumière ne semblait plus pénétrer en ce lieu, comme si l'ombre en était le seul et unique maître. Un frisson incontrôlé dévala le long du dos d'Hermès et il se retint tant bien que mal de ne pas faire demi-tour, car pour une raison qui lui échappait, il avait besoin de se rendre ici. Ainsi, ses pattes foulant le sol avec légèreté, il serpenta entre les tombes où de vieilles inscriptions pouvaient se lire. Son regard d'épervier passait de sa droite à sa gauche à une allure fulgurante, tant il était peu rassuré. La peur le guettait, bien plus proche qu'il ne l'aurait imaginé.
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Cléo

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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Sam 22 Juin - 18:07

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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Mar 2 Juil - 18:39


Lakota & Hermès

Une tâche blanche allongée sur le sol au milieu d’un fond brun foncé voir noir. Des arbres fumaient encore. Aucune tâche verte pour montrer un peu d’herbe ne pointait le bout de son museau. Doucement, tu ouvris tes yeux bleus. Que s’était-t’il passé durant ton sommeil. Des sortes de minuscules petites rivières d’une couleur rouge coulaient le long de cette terre brûlée. Du sang. Écarquillant tes yeux bleus, tu te redressas d’un seul bond. Autour de toi, plus rien n’existait. Tout avait disparu. Plus de verdure. Plus d’eau. Les rivières avaient séchées durant ton sommeil. Et autour de toi, ton pire cauchemar se présentait. Celui de voir tous les membres de ta meute au sol, sans vie. Avec de l’espoir, tu les ordonnas de se lever mais personne ne bougeait. Tu étais seule. Personne ne montrait un signe de vie. Les larmes te montaient aux yeux et tu criais en leur demandant de se lever. Mais personne ne t’écoutait. Personne. Levant ton regard flouté vers le ciel gris, tu te demandas s’il y avait encore de l’espoir derrière tout ça. Que ce n’était seulement un simple cauchemar et que rien de tout ça n’était arrivé. Que tu allais te réveiller et oublier tout ça. Que tu allais …

D’un seul coup, la femelle se réveilla. Ces yeux étaient légèrement humides. Ce cauchemar n’était rien d’autre que son imagination. Redressant sa tête délicatement, elle regarda un peu autour d’elle. La verdure était là. Le ciel était bleu. Les couleurs étaient présentes. Légèrement, elle poussa un soupire. Son cœur battait assez fortement. La plus grande peur de sa vie. Le jour précédent, elle avait décidée de faire un tour sur les territoires pour voir si tout allait bien. Et épuisée, elle n’a pas pu continuer son chemin jusqu’au camp. Elle s’était donc couchée au pied d’un arbre et s’était endormie en quelques minutes seulement. Ne sentant plus ses pattes à cause de son poste, elle décida tout de même de se lever. Le ventre criait de faim et sa gorge de soif. Certains muscles lui avait tellement tiré qu’elle sentit des courbatures. Enfin bon. Ce n’était pas ça qui allait faire ralentir une louve déterminée. Mais avant toute chose, elle voulait s’assurer que ses loups vont bien. Que personne ne soit blessé et que les louveteaux sont bien avec leur mère et soigné. Jetant une dernière fois son regard vers le ciel, elle sut tout de suite qu’aujourd’hui se sera un jour parfait. Sans des mauvais nuages qui viendrait couvrir ce bleu magnifique.

L’été. Et oui, nous débutons une saison chaude après une longue saison d’hiver froide et rude. Mais la neige ne risque pas de manquer aux Diamants. Les trois quarts de leurs territoires possèdent la neige éternelle. Une bonne chose, après tout. Si les loups ont trop chaud, ils pourront s’amuser dans la neige et se rafraîchir un peu. Bref. Revenons à nos moutons. Lakota prit alors le chemin qui traversait l’étrange cimetière pour arriver au sein des Diamants. Marchant tête basse et la queue le long de ses pattes arrière, elle jetait son regard un peu partout. Sur les multiples pierres tombales qui étaient présente et les fines écritures à moitié effacée dessus. Peut – être qu’autre fois, il y a fort longtemps, des humais ont passé par là sans même y rester. Les écritures n’ont pas pu être écrites toute seule. C’était guère possible. Elle continua de marcher sans se soucier de faire une mauvaise rencontre. Même si elle avait un air tout à fait calme lorsqu’elle marchait, elle était toujours sur ces gardes.

Quelques temps après son départ de là où elle s’était endormie, elle vit au loin la silhouette d’un loup. Un mâle. Sa carrure était assez forte et son pelage semblait mélanger plusieurs couleurs. Fronçant légèrement les sourcils, elle continua de marcher. Si ce loup était un solitaire ou un autre d’une meute, elle ne fera pas de cadeau. Elle lui demandera gentiment de quitter les terres des diamants. Depuis son poste d’alpha, elle avait fait plusieurs connaissances des loups venant des autres meutes et elle les avait laissé errer dans les territoires des diamants. Mais si cela continuait, tout le monde se croira chez soi et ils entreront et sortiront comme bon leur semble. Il est évident que cela reste impossible. Mais plus elle avançait, plus elle reconnaissait ce visage. Hermès ? Oui, c’était sûrement lui. Du moins, ce loup lui ressemble vraiment. Plus elle continuait ses pas, plus elle reconnaissait Hermès, le gardien de sa meute. Sa mine de réveillée ne ressemblait pas vraiment à la Lakota que les diamants avait pour habitude de voir. Mais tant pis. Elle commença à trotter en sa direction.

- « Hermès ! ... Est - ce que les diamants vont bien ? ... »

Elle espérait entendre une réponse positive. Une réponse qu’il dirait que tout le monde va bien et qu’aucun problème n’est survenu. Et si, au cas où, la réponse serait négative, elle le laisserait en plan et courrait jusqu’à son point de destination. Essoufflée ou pas, elle continuera.
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Mer 10 Juil - 11:29

Un pas. Deux pas. Trois pas. Son corps glissait avec une facilité étonnante au sein du cimetière, serpentant entre les innombrables tombes qui l’entouraient. Son regard dépareillé voguait sur le paysage sinistre et austère qui s’offrait à lui, ses prunelles, l’une d’azur et l’autre d’ambre, détaillant minutieusement chaque recoin du lieu où il se trouvait.  Son splendide regard était, à l’accoutumée, habité par une lueur de joie et de jeunesse éternelle mais en cet instant, c’était la méfiance et la crainte qui s'y lisaient. Il éprouvait un sentiment semblable à la peur qui se répandait dans son corps et s’insinuait jusque dans son esprit, sans qu’il puisse s’en défaire. Il avait comme un mauvais pressentiment, ce lieu morbide ne lui inspirant aucunement confiance bien qu’il fasse partie des territoires de sa meute. C’était tout simplement indéfinissable et Hermès n’arrivait pas à mettre de mots sur ce flot d’émotions contradictoires qui le submergeait. Frémissant sous la caresse du vent mais aussi sous ce sentiment inouï qui l’habitait et qu’il n’avait jusque lors jamais éprouvé, il continua malgré tout de se mouvoir telle une ombre dans les ténèbres de la nuit. Le loup brun ignorait pourquoi mais son instinct l’avait guidé ici, dans ce lieu où reposait de nombreux cadavres, dans ce lieu qui empestait la mort à plein nez, qui recelait de charniers vivants et qu’il craignait plus que tout. Les cimetières, c’était bon pour les morts, pour les cadavres décharnés, pour ceux dont l’âme était déjà partie dans l’au-delà. Mais pour les autres, pour les vivants, pour ceux qui sentaient encore leur cœur battre dans leur poitrine ou qui pouvaient encore respirer, ce n’était ni plus ni moins qu’un Enfer où l’on était condamné à se recueillir sur les tombes des défunts que l’on avait aimé. Et que l’on aimait encore, malgré la distance qui nous séparait d’eux. Ainsi, Hermès ne cessait de penser au fait que son père, qu’il n’avait jamais connu, et sa mère, qui l’avait abandonné dès sa naissance et pour qui il éprouvait un dégoût profond, avaient sûrement les quatre pattes dans leur sépulture. Morts. Dans un cimetière très lointain, à des lieues et des lieues de ce paradis terrestre qu’Hermès avait trouvé. A cette sombre pensée, un frisson dévala le long de son dos pour s’atténuer lorsqu’il arriva au creux de ses reins et un étrange rire émana de sa gorge, qu’il n’avait pu étouffer. Après tout, qu’est-ce qu’il en avait à faire de ses géniteurs, qui l’avaient abandonné sans aucun scrupule alors qu’il n’était encore qu’un louveteau sans défense? Il aurait bien pu y passer mais par une chance inouïe, une louve l’avait recueilli et l’avait élevé comme son propre fils. Elle, jamais il ne l’oublierait. Sa sauveuse. Sans elle, il n’aurait sûrement pas subsisté bien longtemps et ne serait pas là, dans cet effroyable cimetière à se ressasser de douloureux souvenirs alors qu’il avait encore la capacité de rire à gorge déployée et de gambader insouciamment dans les prairies.  Après tout, seulement quatre petites années de pacotille s’étaient écoulées depuis qu’il avait vu le jour et il lui en restait encore bien plus qu’il ne le pensait. La vie n’était ni plus ni moins qu’une longue route, morne et fatigante, qui pouvait bien vite s’avérer lassante si l’on n’y intégrait pas un minimum de surprises, de moments de plaisir et de bonheur. Mais encore fallait-il savoir comment faire, ce qui n’était pas donné à tous les êtres vivants peuplant ce bas monde.
Hermès poussa un soupir. Il était dans une de ces phases passagères où le monde se révélait pour lui d’une saveur âcre, détestable. Le monde qui l’entourait ne semblait être que désolation à ses yeux, où plus personne n’était capable d’éprouver ne serait-ce qu’une once de bonheur. Il était dans cette phase de mélancolie profonde qui le plongeait dans le souvenir de ses géniteurs et de sa vie antérieure et dont il ne parvenait pas à ressortir, ou du moins difficilement. Il était dans une de ces phases où le moindre sourire lui coûtait d’intenses efforts, où le moindre rire devenait impossible à réaliser, où la moindre étincelle de joie dans le regard était prohibée.  A l’accoutumée, on le connaissait comme étant un loup qui recelait d’une fougue débordante, d’une jeunesse éternelle qui charmait tant, d’une jovialité à toute épreuve et d’un moral d’acier. Mais comme bien d’autres, Hermès pouvait aussi être sujet à de légers moments d'égarements, où il ne savait plus que penser, où il ne savait plus que dire, plus que ressentir. Il lui fallait juste rester seul pour remettre à  l’heure l’horloge de sa vie, perdu dans les méandres de son esprit. Loin, très loin d’ici, dans un monde fantasmagorique bâti sur ses propres pensées et dont seul lui connaissait l’accès. Et dont seul lui avaient les clefs.

    « Hermès! Est-ce que les diamants vont bien? »


Une voix retentit dans le silence qui s’était emparé des lieux. Une voix qui ne lui était pas inconnue et qui raviva en lui des souvenirs. Il se revoyait là-bas, au sommet de la Montagne des Ancêtres avec sa dominante, avec qui il avait longuement conversé. Cette louve avec qui il était même allé jusqu’à jouer, mais un jeu inoffensif qui avait bien mal terminé. Le souvenir de sa chute lui revint en mémoire, et l’image de son membre blessé aussi. Ah ça, oui, il avait souffert mais ce n’était plus qu’un mauvais rêve à présent. C’était oublié, ou presque. Aujourd’hui, il était complètement rétabli et il ne gardait aucune séquelle de ce malheureux accident, hormis une cicatrice de pacotille qu’il arborait fièrement comme toutes les autres.  Ainsi, avant même de s’être retournée vers la louve, il avait su de qui il s’agissait précisément et un large sourire s’étira sur ses lèvres satinées, au prix d’un immense effort. Lentement, il pivota vers elle et plongea son regard dépareillé dans le sien, comme s’il cherchait à sonder son âme. Elle était là, son amie, avec sa fourrure d’ivoire et ses yeux turquoise, dans ce lieu si improbable qu’il ne pensait pas y trouver âme qui vive. Et pourtant, si. Sans se départir de son sourire, il fit quelques pas vers elle, ses poils bruns balayés par la brise légère qui soufflait dans le cimetière. Il avait beau vouloir rester seul, il n’était pas non plus mécontent de revoir sa dominante en ces lieux. Elle avait l’air calme, serein, mais pourtant, sa question faisait douter le gardien pacifiste.  Elle semblait s’inquiéter de sa meute, mais pour quelle raison au juste? Il n’en savait absolument rien. D’après ce qu’on disait, la meute se portait bien, comme à son habitude, et chacun de ses membres vaquait à ses occupations habituelles, sans aucun changement manifeste. Intrigué par cette question, le mâle s’arrêta face à son amie et pencha légèrement la tête sur le côté, une lueur de curiosité non contenue brillant dans son regard.

    « Bonjour Lakota! Aux  dernières nouvelles, oui, la meute se porte bien. Comme toujours. Je pense que tu n’as pas de soucis à te faire de ce côté-là. »
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Lun 15 Juil - 13:11


Lakota & Hermès

Le mâle fit un pivotement et se retrouva face à la jeune femelle. Lakota s’arrêta alors d’avancer et se planta dans le sol. Comme si des aimants lui empêchaient de faire quelques pas de plus. Ou encore de la colle qui a pu s’introduire entre ses pattes et les avait collé sur le sol terreux. Quoi qu’il en soit, Lakota ne bougea pas un poil de plus. C’est alors que sa question traversa son esprit. Plusieurs fois, même. Sûrement la question la plus débile posée par une dominante. C’était son devoir de savoir si tout allait bien ou pas. Elle devait s’en occuper elle – même. Mais hier soir, c’était presque impossible de rentrer au camp. La fatigue lui avait complètement envahit l’esprit. Elle aurait très bien pu s’effondrer sur le chemin, sans même en avoir conscience. Que va – t’il penser, lui ? C’était ça la question en ce moment. Fixant toujours le mâle, elle le vit faire quelques pas vers elle. Tournant son regard un peu partout, elle ne préférait pas vraiment fixer celui d’Hermès. Pour la simple et bonne raison qu’il ne pense pas que son devoir de dominante soit mal fait. La tête du gardien bascula alors sur un côté. Les oreilles de la diamant se redressèrent.

- « Bonjour Lakota ! Aux  dernières nouvelles, oui, la meute se porte bien. Comme toujours. Je pense que tu n’as pas de soucis à te faire de ce côté - là. »

Quel soulagement ! Elle put enfin laisser passer un soupir entre ses babines. L’inquiétude s’était envolée comme une feuille morte qui tombait de sa branche. Le sourire apparaissait sur son visage. Le sourire qu’elle avait toujours l’habitude de faire pour montrer sa bonne humeur. Il n’y avait donc pas d’arbres brûlés. Pas de fumée qui sortait de nulle part avant de monter dans le ciel et de disparaître dans les nuages. Tout cela n’était qu’un mauvais rêve depuis le départ et non une réalité.

- « Oh merci Hermès ! Ça fait plaisir de savoir que tout va bien. »

Son sourire s’allongea encore un peu plus, comme s’il allait toucher la pointe de ses oreilles.

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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Dim 21 Juil - 13:11

    « Oh merci Hermès ! Ça fait plaisir de savoir que tout va bien. »

Le gardien n’arrivait pas à comprendre d’où venait cette crainte que son amie semblait nourrir. Pourquoi serait-il arrivé une quelconque mésaventure à sa meute ? Il se le demandait bien, et la question flottait dans son esprit dans l’attente interminable d’une réponse. Mais rien. Les Diamants ne s’étaient jamais mieux portés que maintenant et tous les tracas qu’avaient dû affronter les autres clans n’étaient pas remontés à eux, jusque dans le nord où leur camp était établi. Le Nord. Un frisson dévala le long du dos du loup brun pour ne s’atténuer que lorsqu’il fut arrivé au creux de ses reins. Ce mot lui battait les tempes, cognait dans sa tête sans relâche jusqu’à le faire souffrir de douleur. Il avait mal. Le désespoir s’était emparé de lui en quelques secondes seulement à la seule pensée de ce mot qui ravivait en lui de douloureux souvenirs puisqu’il avait grandi dans ces contrées lointaines. Diverses images s’ébauchèrent ainsi dans son esprit. Tout d’abord, son père. Puis sa mère qui l’avait si lâchement abandonné et ce sans aucun scrupule. Vint ensuite le mirage de celle qui se chargea de l’élever comme son propre fils, comme le fuit de ses entrailles et une bouffée de chaleur grandiose se répandit dans son corps en pensant à elle. Elle avait su lui apporter tout l’amour maternel qu’il n’avait jamais reçu, elle avait su lui faire oublier ses soucis et ses peines, ses maux et ses douleurs rien que par des simples mots qui resteraient à jamais gravés dans son esprit. Elle avait eu cette douceur et cette tendresse inexorables, cette force et ce mental implacables qu’il avait admiré durant toute son enfance et qu’il avait essayé de décalquer sur sa propre personne. Réussite ou succès, je n’aurais su vous dire si Hermès  avait vraiment réussi à faire de lui le modèle de sa mère d’adoption mais il en resta persuadé jusqu’à ce jour. Jusqu’à ce jour fameux où tout s’écroula autour de lui sans qu’il n’empêche ce cataclysme de tout décimer. Il ne s’en était pas senti la force. Un à un, tous les piliers qui maintenaient sa vie dans un équilibre précaire se brisèrent et réduisirent à néant tout ce qu’il avait entrepris jusque-là. Il se souvenait de ce jour comme s’il s’agissait de la veille, comme si seulement quelques heures de pacotille s’étaient écoulées depuis cet évènement qui changea le cours de sa vie et qui lui brisa le cœur plus encore qu’il ne l’aurait imaginé. Ce fut en ce jour particulier qu’il quitta la famille qui l’avait accueillie dès son plus jeune âge, cette famille qui lui avait apporté tant d’amour et tant de joie, cette satisfaction spirituelle qui emplissait la totalité de son esprit à long terme. Qui lui avait aussi fait ressentir moult sentiments, plus variés les uns que les autres, et qui avait réussi à l’envelopper dans un tourbillon de sensations inouïes. En somme, il ne s’était jamais aussi bien senti que dans ce foyer qui n’avait jamais affronté la peur, la colère ou la tristesse. Ça avait été une période de douceur agréable,  d’ataraxie et de sérénité qui allaient jusqu’à s’insinuer dans son esprit, contribuant à lui donner ce caractère calme et pacifiste qui le caractérisait à présent. Finalement, c’était bel et bien ce passé qui l’avait construit et qui avait fait de lui le loup qu’il était maintenant. Un gardien au service d’une dominante qu’il avait fini par considérer comme une amie, peut-être l’une de ses seules sur ces terres qu’il ne connaissait pas bien encore. Il lui restait tant et tant de territoires à visiter, à fouler, à parcourir que le temps semblait lui manquer, la vie trop courte pour arriver à laisser son empreinte sur chacune des terres. Les seules qu’il avait explorées de fond en comble n’étaient autres que celles de sa meute, en bon gardien qu’il était. En effet, son rang lui imposait d’arpenter les frontières pour en chasser les éventuels intrus, lui demandant par la même occasion une force mentale autant que physique et une endurance indéniable. Ce qu’il possédait, à n’en pas douter.  A force de galoper à en perdre haleine dans les bois, à force de s’entrainer au combat chaque jour qui passait, Hermès s’était forgé un physique qui se rapprochait inéluctablement de la perfection. Son corps tout entier semblait ciselé dans le marbre, et ses moindres muscles saillaient sous sa fourrure brune pour lui donner une allure imposante. Ses puissants membres étaient à même de le supporter pendant de très longues durées, l’endurance était devenue une qualité primordiale chez lui.  Ce physique contribuait ainsi à lui donner cette facilité à séduire les femelles, en passant des plus poltronnes aux plus farouches. Hermès avait tâté de tous les caractères et il devait bien avouer que la deuxième catégorie énumérée lui plaisait plus que toutes les autres. Sur ces terres, il avait pu faire la connaissance d’une louve de cette personnalité qui avait réussi à ébranler tout son être. Tellement ébranlé qu’il était allé jusqu’à se prendre dans le jeu de la séduction, espérant la faire rentrer dedans elle aussi. Son nom n’était autre que Keane, une louve Améthyste qu’il trouvait d’une rare beauté. Mais pour elle, il n’avait ressenti aucun sentiment comparable à l’amour pour la simple et bonne raison qu’il s’était juré de ne s’attacher à aucune femelle, sentimentalement depuis qu’il avait subi une cruelle déception amoureuse, restée cuisante dans son esprit.
Hermès se secoua vivement pour se sortir de ces pensées saisissantes et avisa un rocher face à sa dominante sur lequel il s’assit. Besoin de repos. Besoin de soulager ses membres endoloris pour quelques secondes, quelques minutes seulement. Il n’avait pas eu la satisfaction de fermer les yeux depuis de nombreux jours déjà, prenant tant à cœur son rôle de gardien qu’il se forçait à veiller. Sa pire crainte était que des loups ennemis ne pénètre sur les terres pendant son sommeil et qu’ils commettent des actes irréparables sur les membres de sa meute. Comme par exemple, leur ôter la vie. Les griffes non rétractiles du loup brun crissèrent sur le rocher lorsque des images peu nettes de ce genre défilèrent sous ses yeux. Les corps ensanglantés de ces compagnons, labourés par des griffes ennemies, dépecés avec une barbarie sans pareille. Mais non, cela ne se produirait jamais, du moins du temps qu’il serait gardien, toujours là pour surveiller les frontières et empêcher les intrusions avec ses congénères du même grade. Il lorgna ainsi son amie qui se trouvait aussi être sa supérieure de ses prunelles dépareillées, l’une d’ambre et l’autre d’azur, qui fascinaient tant. Cependant, même si ces dernières lui conféraient un air vif et malicieux, Hermès n’en restait pas moins tenaillé par la fatigue et il sentait ses paupières lourdes, prêtes à se clore tandis que lui sombrerait dans un sommeil profond. Non, il lui fallait rester debout. Éveillé. Ses traits tirés s’affaissaient peu à peu alors que le gardien enchainait bâillement sur bâillement, parvenant difficilement à camoufler l'anéantissement  qui s’était répandu dans tout son corps. Par moments, il semblait voguer très loin d’ici, dans les méandres de son esprit ou ailleurs, je n’aurais su le dire, le regard vague et lointain. Il espérait que Lakota ne remarque pas l’état de léthargie profonde dans lequel il était enveloppé, l’empêchant presque de mener à bien les missions que l’on lui attribuait.

    « Ça me fait plaisir à moi aussi de savoir que la meute se porte toujours aussi bien. J’espère que nous n’aurons aucun problème à signaler pendant encore longtemps. J’espère de tout cœur. »  

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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Mar 23 Juil - 16:44


Lakota & Hermès

Hermès était vraiment un loup sérieux et Lakota savait qu’elle pouvait compter sur lui. C’était sûrement le seul loup dont elle s’est liée d’amitié assez rapidement. Comme quoi, elle avait bien fait d’avoir faite le premier pas à aller le rejoindre sur le haut des montagnes des ancêtres. Si la jeune femelle n’avait pas pris son courage à deux mains, elle n’aurait jamais été vers lui et ils n’auraient jamais profité de faire une course en grimpant plus haut. En y repensant, c’était un agréable souvenir à repasser en boucle dans sa tête. Avoir grimpé plus haut que le bout de sa truffe. Avoir été sur le sommet de n’importe quelle montagne. Et aussi avoir senti la liberté autour de nous. Sentir l’air nous caresser alors que nous donnions tous nos efforts possibles pour continuer à grimper au galop. L’allure ne faisait que rendre les choses plus difficiles tout. Le simple fait de sentir nos muscles se tirer nous faisait ressentir une douleur. Lakota aimait bien, de temps en temps, sentir cette douleur sur le long de ses pattes. Cela pouvait lui prouver sans fautes qu’elle s’épuisait elle – même. Et rien de mieux, ensuite, que d’aller se rafraîchir un peu à un immense point d’eau. Où l’on sentirait la fraîcheur de l’eau nous toucher la peau et apaisée la chaleur que procurait tous les efforts fournis. L’hors de cette journée, il y a eu les bons souvenirs comme cité précédemment et les mauvais. La fois où Hermès a donné une peur bleue à Lakota. Tout c’était passé tellement vite qu’elle ne souvint juste de l’avoir vu disparaître. Avoir vu son corps glissé le long d’une pente. S’il n’avait pas ralentit à temps, il aurait été projeté dans le gouffre qui s’offrait à ses côtés tel une vulgaire poupée de chiffon. La dominante n’avait jamais ressenti la peur lui monter directement ainsi. Si la pire des choses se serait passée, elle s’en voudrait encore aujourd’hui. La femelle a le don de toujours mettre la faute sur elle. Et elle est bien consciente de ce qu’elle fait. Depuis qu’elle a eu le rôle de dominante assigné par Élune, l’ex dominante, elle s’est fait la promesse de protéger n’importe qui. Louveteau, adulte ou encore les anciens. N’importe qui. Même si cela lui coûtera la vie. Tant que sa meute reste en bonne santé et entre de bonnes mains, c’était la chose principale à ses yeux. Juste voir le sourire sur chacun de visage. Voir le bonheur chaque jour sans exception. C’est une louve déterminée et elle ira jusqu’au bout pour atteindre son but. Celui d’avoir rendu les diamants puissants mais aussi heureux. N’oublions pas que Lakota est, en quelque sorte, une machine à sourire. Elle sourit tout le temps. Comme si cela était une source vitale pour elle. La voir sans sourire pourrait inquiéter plusieurs personnes. Et certainement ses proches.

Ne quittant pas son ami des yeux, elle l’observa attentivement monter sur un petit rocher et s’asseoir dessus. On aurait dit que leurs rôles s’étaient complètement inversés. Cela fait une sensation bizarre d’être observée de bas. Et de regarder quelqu’un de puissant sur le haut d’une pierre aussi lisse qu’une peau de bébé. Et là, ce fut le tilt dans sa tête. Les rangs de sa meute passèrent en revue dans ses pensées. De louveteaux à alpha. Il manquait malheureusement deux places importantes dans le rang des bêtas. Ces loups au sang pur et qui n’ont peur de rien. Pourquoi ne pas prendre Hermès comme l’un d’eux. Il n’aura presque plus grand – chose à faire et il semblait être si fatigué en ce moment. Lakota s’occupait déjà de passer sur toutes les terres des diamants pour s’assurer que tout aille bien. Et lui, il s’occupera seulement de la meute quand la dominante est mal au point ou alors a besoin de repos. Ce qui n’arrive pas si souvent que ça. Et en aucun cas elle donnera tout son boulot aux futurs bêtas. Oui, car il en faut deux. Bref, revenons à nos deux loups. Lakota s’assit à son tour sur le sol, tout en regardant le gardien se dresser devant elle. Le soleil l’aveuglait légèrement, tandis qu’une très légère brise commençait s’élever. Elle plissa légèrement les yeux pour ces deux causes. Le silence continuait à planer entre les deux loups, jusqu’à ce qu’Hermès brise le silence en douceur.

▬ « Ça me fait plaisir à moi aussi de savoir que la meute se porte toujours aussi bien. J’espère que nous n’aurons aucun problème à signaler pendant encore longtemps. J’espère de tout cœur. »

Gentiment, elle hocha la tête de haut en bas pour dire qu’elle était du même avis que son ami. Évidemment qu’elle était du même avis. Puisque son seul but était ça. Que tout aille du mieux qu’il soit pour le cœur de la meute. Les diamants sont sûrement réputé pour avoir un esprit calme, serein et un caractère sympathique mais n’oublions jamais ce qui se cache derrière une carapace. Lakota a beau être gentille et sympathique à longueur de journée mais n’osez jamais touché à quelqu’un de chère à ses yeux. Elle saura apte à prendre sa défense, quoi qu’il advienne. Et qu’importe de quel meute vient le loup d’en face, elle saura se faire respecter comme il se doit. Méfiez – vous toujours des apparences. La personne en face de vous peut vous surprendre d’une seconde à l’autre. Et quand je dis surprendre, c’est de rester tétanisé face à scènes qui défilent sous vos yeux.
D’une voix douce et calme, elle rajouta une phrase par – dessus celle d’Hermès, ne voulant pas déranger son ami plus longtemps.


▬ « Tu semble être fatigué alors je ne vais pas te déranger un peu plus longtemps. »
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Mer 28 Aoû - 11:18

Un jour on vit, un jour on meurt. On appelait communément ça le cycle de la vie. Une existence apparaissait sur la ligne du Temps comme une virgule au milieu d’une phrase puis disparaissait pour ne jamais refaire surface. La vie n’était ni plus ni moins qu’une longue et morne route pour ceux qui ne savaient comment employer leur existence, ou bien une route brève mais intense pour les autres. Saturée de danger, repue d’adrénaline. Hermès classait lui-même la vie qu’il menait dans la deuxième catégorie, lui le bandit solitaire qui, de tout temps, n’avait fait qu’obéir à son instinct et à ses pulsions. Lui qui n’avait fait que retenir la quintessence de chaque élément pour ne jamais tomber dans le pessimisme et vivre une vie guillerette, voire même endiablée. Bien sûr, des obstacles s’étaient placés en travers de  son chemin mais il avait toujours su les surmonter, d’une manière ou d’une autre. Comme la blessure sentimentale que lui avait portée Faith, à son insu. Comment aurait-elle pu savoir qu’Hermès s’était follement épris d’elle, au point de ne plus pouvoir détacher son regard de son svelte corps, au point de ne plus pouvoir penser à autre chose qu’à sa propre personne?Au point de sentir son cœur battre furieusement dans sa poitrine, prêt à exploser sous l’émotion et de lui dédier chaque beau moment de sa vie en pensant à elle. Mais tout cela n’aura été que de courte durée, juste quelques mois ou quelques années, tout au plus. Le temps s’était effrité avec une diligence inexorable sans que rien ne puisse l’arrêter, et Hermès se retrouvait maintenant dans l’incapacité de certifier combien de temps exactement avait duré son idylle avec Faith. Au final, il ne voulait même pas le savoir tant ce souvenir était acerbe pour lui qui avait fini, bien des années plus tard, à purger la peine qui l’accablait. Pas tout à fait mais assez pour pouvoir de nouveau approcher une louve sans que le visage de la femelle qu’il avait chéri durant son enfance ne s’appose à son esprit et ne vienne controverser sa rencontre. C’était de cette manière qu’il avait pu se glisser aux côtés de Keane sans ambages, de son attitude la plus suave et lascive sans craindre de voir un autre visage que celui de la femelle de nacre. Cette femelle de nacre qui ne quittait, d’ailleurs, ses pensées que pour un instant éphémère et transitoire, pour aussitôt revenir en force. Jamais il ne parvenait à chasser de son esprit ses globes ambrés où luisait une fulgurance de méfiance et de hargne qu’il appréciait tant, contre toute attente. Les louves revêches et irritables restaient pour le gardien les proies qu’il prisait le plus. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’il aimait la difficulté et que séduire une de ces femelles rébarbatives et acrimonieuses renforçait son impression d’emprise sur les autres. Cependant, cette Keane ne semblait pas se noyer dans la foule mais plutôt s’en détacher. Et c’était cette différence notable qui avait intrigué Hermès au point qu’il s’était inconsciemment laissé séduire par cette créature. Sans pour autant se métamorphoser en un  adulateur transi, ce qui n’entrait aucunement dans ses principes moraux. Ni dans quoi que ce soit d’autres. Finalement désireux de faire converger ses pensées vers un autre point que ces orbes dorés qui semblaient le guetter, à présent, Hermès s’abima dans la contemplation du cimetière qui s’étendait sur une vaste étendue que même son champ de vue ne pouvait couvrir. Immense. D’innombrables cénotaphes peuplaient ce lieu lugubre et dantesque au sein duquel le gardien avait pénétré quelques instants plus tôt. Et toujours, il sentait cette presque peur qui le tenaillait sans relâche. Quelque chose semblait clocher. Mais quoi ? Il n’arrivait pas à le savoir, ce qui finissait par être d’autant plus inquiétant. Alors, pour soustraire cette pensée de son esprit, le brun se prit à faire crisser ses griffes non rétractiles sur le tapis moussu du rocher. De longues estafilades finissaient par s’ébaucher, comme des balafres, sans qu’il ne prenne compte de l’œuvre d’art qu’il était en train de réaliser malgré lui. Son esprit était totalement ailleurs, voguant à des milles et des milles de son corps. Et puis, brutalement, la réalité s’imposa à lui. Ce fut comme s’il venait de tomber d’une hauteur vertigineuse pour finalement s’écraser douloureusement. L’expression hagarde et le regard effaré, Hermès se contenta de lorgner Lakota comme s’il venait de s’apercevoir de sa présence seulement maintenant. Comme s’il venait de se rendre compte qu’il était ici et pas ailleurs comme il aurait pu le croire. Comme si la réalité lui était si insupportable qu’il préférait s’évader malgré lui dans les méandres de son esprit. Mais finalement, ce n’était ni plus ni moins que la faute à la fatigue qui avait fini par le terrasser. L’anéantir.

 
    « Tu sembles être fatigué alors je ne vais pas te déranger un peu plus longtemps. »


Ses prunelles furent traversées par une étincelle de stupeur qui eut tôt fait de s’estomper comme bien d’autres de ses expressions faciales. Sa bouche qui semblait tirée vers le haut en un presque sourire méditatif s’affaissa irrémissiblement en une lippe soucieuse. Plus qu’harassé, le gardien avait tout l’air d’un mort délogé de sa tombe. Mais ça, il ne s’en rendait pas encore compte puisqu’il se savait simplement fatigué. Cela semblait aller au-delà de l’éreintement.  Au-delà de l’épuisement. Depuis quelques jours, Hermès ne vivait plus comme il aurait dû. Somme toute, une vie trépidante  et spasmodique, où l’ennui serait prohibé. Son existence s’était vue changée pour finalement devenir morose. Sans saveur. Sans joie, sans tristesse. Rien qui puisse parcheminer les pages de son histoire, encore blanches pour certaines. Un soupir acrimonieux s’échappa alors de ses lèvres satinées pour former un nuage de brume qui se dissipa sans tarder. Malgré les paroles proférées quelques instants plus tôt, Lakota se trouvait encore et toujours là. Campée face à lui qui semblait la dominer de toute sa hauteur alors qu’il n’était qu’un simple subordonné sans grande valeur, et elle la meneuse respectée par tout un chacun. Les rôles s’étaient vus inversés au cours de cette énième rencontre avec son amie et supérieure, mais Hermès savait mieux que quiconque qu’il lui faudrait retrouver sa place de gardien. Qu’il lui faudrait retourner arpenter les frontières pour empêcher les intrusions malfaisantes sur les terres enneigées. Et cette pensée l’incurva dans le découragement qui le guettait.   Il se sentait si malheureux d’avoir délaissé sa vie de bandit solitaire, finalement, que les mots lui manquaient pour répondre à Lakota. Pour la prier de rester à ses côtés, un court instant soit-il. En rêvant de redevenir le défenseur des pauvres et des opprimés de la société, le brun se faisait l’effet d’un traître vis vis de sa meute pour laquelle il s’était voué corps et âme jusque-là. Il secoua d’un air navré la tête avant de souffler délicatement, en prenant bien soin de peser chacun de ses mots. La moindre maladresse serait préjudiciable pour son moral.

    « Non, ne pars pas. Pas maintenant. Écoute, je vais te paraître égoïste mais j’ai besoin que tu restes là encore un peu. Tu es mon amie la plus proche et ma seule compagnie. » Il marqua une pause et sembla hésiter quant à la suite. « Je suis fatigué, tu l’as bien remarqué. Mais pas que… Je n’y arrive plus, je ne sais pas ce qui se passe. Et je ne sais pas quoi faire non plus. »
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MessageSujet: Re: Only miss the sun when it starts to snow - with Lakota. Sam 31 Aoû - 13:18

.Lakota & Hermès.

Le silence pesait entre nous, laissant le vent souffler dans mon poil blanc, crème, mais aussi en passant entre les feuilles des arbres qui émettaient un doux bruit. Je pensais qu’aucune réponse n’allait sortir de sa bouche, me laissant m’enfoncé dans les broussailles pour rentrer au camp. Malgré la rassurance qu’Hermès m’avait procurée pour les autres membres, je restais tout de même un peu inquiète. J’avais la grande envie de voir ça de mes propres yeux. Cela ne veut pas dire que je n’ai aucune confiance envers lui, au contraire ! Je sais que c’est quelqu’un de confiant et qu’il ne me mentira pas. Enfin, je l’espère surtout. Mais cet horrible cauchemar aurait pu me tuer dans les pensées. Je sentais encore les sentiments que j’avais en me réveillant. Le cœur tellement serré que je pensais mourir sur le champ, la chaleur qui m’avait envahi mais aussi l’angoisse et la peur me rongeaient de l’intérieur. Est – ce que c’était le fait que je ne suis pas rentrée au camp que j’ai fait ce rêve étrange ? Ou alors est – ce une prédiction ? Mes questions fusaient dans ma tête. Et plus j’y pensais encore, plus je me sentais dans l’obligation de rentrer au camp directement. Mon sourire s’effaça peu à peu, laissant mes yeux tomber sur le sol. Et si tout cela allait arriver un jour ? Ce qui peut très bien se passer, oui. L’hors d’un orage qui frappe un arbre mort ou autre chose. Il y a tellement de moyen pour mettre en feu quelque chose. Quand je me repasse les images dans ma tête, je les voyais tous à terre. Mâle, femelle et louveteau. Certains avec les yeux ouverts, d’autre avec les yeux fermés. Les pelages qui étaient censés être blanc était couvert de poussière noir. Ceux qui méritait tout, n’avait que mérité les portes de la mort. Ceux qui avait encore tant à apprendre, n’ont qu’apprit à s’envoler tel des anges dans un autre monde. Ceux qui allait peut – être construire une famille ne pourront certainement pas. Et moi, je leur ordonnais de se lever. De montrer qui nous sommes, vraiment. Que nous sommes bien plus que des êtres sages et sans défense. Qu’on peut aussi être comme tout le monde. Être des durs à cuire. Qu’on peut, nous aussi, se montrer bien plus fort que n’importe qui. Les diamants ne sont pas le signe de la sagesse seulement. On peut être bien plus ! C’est ce que je me disais toujours pour pouvoir montrer qui je suis vraiment. J’ai peut – être beau être une louve qui ne pense qu’à sa beauté, qui ne pense qu’à sourire et à faire des cadeaux à tout le monde, mais quand on touche à mes membres ou à des personnes que j’aime, ce n’est plus la Lakota de tous les jours. Oh non, je suis bien différente. Mais personne n’a encore vu cette facette de ma personnalité. Et le jour où ils la verront, ça risque de changer des choses. La seule qui m’avait déjà vu dans cet état, c’était ma seule et unique mère. Elle qui a tellement fait de choses pour moi. Elle qui a toujours été à mes côtés. Même si aujourd’hui je n’ai plus la possibilité de la voir, je continue à garder espoir qu’elle va bien et qu’elle reste à marcher à mes côtés. Qu’elle est toujours près de moi, malgré tout. Cela fait déjà un bon moment que je ne l’avais pas vu. Plus les jours passent, plus je me questionne sur elle. Est – ce que va bien, est – ce qu’elle vit encore comme autrefois. Est – ce qu’elle a retrouvé quelqu’un pour partager sa vie, une nouvelle fois. Ou encore la question la plus fatale : est – ce qu’elle est encore parmi nous. Parmi ce monde terrestre. Je pense qu’à ce moment précis on pourrait me voir comme la fille qui pose des questions à tout le monde.

Gardant mes yeux au sol tout en continuant de me poser des questions à moi – même, j’avais presque oublié ma présence ici. Je ne savais même plus qu’est – ce que je venais faire ici. Hermès était tellement silencieux que je ne l’entendais même pas. Il s’habillait avec les bruits de la nature. Je n’entendais que les feuilles se frotter entre elle et les oiseaux, qui passaient par – là, chanter leur douce mélodie. Alors que je m’apprêtais à faire demi – tour sur moi – même pour continuer mon chemin et rentrer au camp, la voix d’Hermès me stoppa. Je relevai mon regard une fois de plus vers le sien, qui était toujours couché sur le haut d’un rocher.

- « Non, ne pars pas. Pas maintenant. Écoute, je vais te paraître égoïste mais j’ai besoin que tu restes là encore un peu. Tu es mon amie la plus proche et ma seule compagnie. Je suis fatigué, tu l’as bien remarqué. Mais pas que … Je n’y arrive plus, je ne sais pas ce qui se passe. Et je ne sais pas quoi faire non plus. »

L’envie d’aller vers les autres disparus aussitôt. J’étais plus curieuse de savoir ce qu’Hermès voulait signifier à travers ses phrases, que de lancer ma curiosité sur les autres loups. Les autres diamants. Son regard semblait être perdu. Lui qui avait toujours l’air d’être en pleine forme, c’était un loup différent que j’avais sous mes yeux. Je ne comprenais pas ce qu’il passait et est – ce qu’il voulait me confier quelque chose ? Je n’en n’avais aucune idée. Mais j’avais peur. Peur que ce soit une terrible annonce. Peur que quelque chose de grave soit arrivé à n’importe qui. Je m’inquiétais pour lui. Ce qu’il ressentait à ce moment précis, c’était comme si je le ressentais aussi au fond de moi. J’avais envie de lui demander ce qu’il se passait dans sa tête mais j’avais peur que cela touche un sujet sensible. Quelque chose qui ne veut sûrement pas en parler. Du moins, pas avec moi. Mais même si cela ne le rendrait pas plus heureux que ça, je voulais l’aider et donc pour ça, je devais savoir qu’est – ce qu’il avait.

- « Hermès ... Qu'est-ce qui ne va pas ? ... Et ne dit pas rien, car ça se voit ... Et je n'aime pas voir les gens dans cet état ... Que se passe-t'il, si cela n'est pas indiscret ? ... »

Je le regardais avec un regard aussi inquiet et déstabilisé que le sien. Mes oreilles tombaient, comme si elles étaient attirées contre le sol. Je suis une dominante. Mon devoir est de voir que tout le monde soit bien. Que tout le monde sourit à longueur de journée. Et je suis totalement incapable de voir une mince aussi perdue que la sienne sous mes yeux.
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