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La voleuse

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Kisha


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MessageSujet: La voleuse Mer 13 Mar - 15:22

Rappel du premier message :

LA VOLEUSE


Alors voilà je vais vous poster l'histoire que j'ai écrite à la sueur de mon front chapitre par chapitre. Vous moquez pas hein è_é enfin vous avez toujours le droit de critiquer bien sûr, que ce soit négatif ou positif =)

PERSONNAGES


Alizée Delauzerne


Mme. Éléonore Delauzerne



M. Henry Delauzerne


Alexandre Holsan


Ethan Holsan


Agathe


Maxence



Dernière édition par Kimi le Mer 13 Mar - 15:40, édité 2 fois
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Kisha


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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 11:06

Chapitre 21 : Quand repas devient synonyme de révélations.


    Le repas commençait, la discussion allait pouvoir commencer, d'ailleurs Alizée n'avait pas quitté son sourire narquois que ses parents auraient certainement à supporter encore longtemps. Elle voyait bien dans leurs yeux que ce sourire les agaçait mais elle se fichait de leur opinion maintenant. Elle ne leur devait plus rien, elle les détestait simplement, ces imbéciles, ces monstres, eux qui n'avaient pas l'air d'avoir d'âme.
    La première cuillère fut porté à la bouche et c'est le chef de famille qui se décida à entamer la discussion, ce qui ne déstabilisa en aucun cas l'attitude de la jeune fille.

    -Pourrais-tu nous dire ce que tu as fait la nuit dernière ainsi que ce matin ?

    Elle sourit, l'effrontée, avant de lui rétorquer la phrase suivante.

    -Il me semblait avoir dit qu'il ne valait mieux pas que vous le sachiez.

    Cette fois ce fut la mère qui prit la parole, hors d'elle, de façon à ne pas laisser le rôle du méchant à son mari qui n'avait jamais eu à le porter.

    -Écoute moi bien ma fille, nous sommes tes parents alors arrête ce petit jeu là avec nous ! Dis nous tout de suite ce que tu as fait !

    -Moi je disais ça, c'était pour votre bien. dit-elle sans quitter son sourire.

    Son père fronça les sourcils, regardant curieusement la jeune demoiselle. Pourquoi s'amusait-elle ainsi à les faire tourner en bourrique ? C'était ridicule ! Ce n'était pas du tout son genre.

    -Ma fille dis moi, si tu as fait une bêtise mieux vaut nous en parler maintenant.

    Une bêtise, elle ? Alizée éclata de rire, se mordant même le poing pour réussir à se calmer. Qu'ils étaient comiques tout les deux, en parfaits ignorants, qu'est-ce qu'elle aimait les taquiner de la sorte mais... Les taquiner méchamment.

    -Oh, moi ? Mais je n'ai rien fait voyons ! C'est vous.

    Eux ? Que voulait-elle dire par là ? Ce fut autour de la prénommée Éléonore de froncer les sourcils, se demandant ce que voulait dire sa fille. Eux fait une bêtise ? Certainement pas, pour qui se prenait-elle ? L'avaient-ils trop gâtée pour qu'elle se retourne ainsi contre eux ? Avaient-ils fait une erreur ?
    Alizée les voyant bien perdu se décida finalement à les mettre sur la voix.

    -Abandonner un enfant c'est vraiment pas beau et puis surtout c'est puni par la loi...

    -Mon Dieu... laissa échapper madame Delauzerne.

    « Miséricorde ! » pensa monsieur. Comment l'avait-elle apprit ? Elle venait de tout découvrir ! Enfin tout... Peut être pas... Toute cette histoire était complexe, sûrement n'en connaissait-elle qu'un fragment.
    Voyant son père se poser des question, Alizée ajouta :

    -Et puis les expériences génétiques ne doivent pas être très bien vues non plus... Enfin je dis ça moi je n'ai jamais étudié le droit !

    Oh quelle peste était-elle ! Madame Delauzerne lui aurait bien fichue une claque seulement... Seulement voilà. Sa fille avait de bons réflexes et elle arrêta la main de sa mère avant qu'elle n'atterrisse dans sa figure.

    -Mais pourquoi tant de violence ? Battre ses enfants c'est aussi puni par la loi ! Hum... Tant de délits, je pense que vous risquez de rester en prison un bon nombre d'années.

    Cette fois il en était fini des rôles qu'ils s'étaient respectivement attribué pour l’éducation de leur fille. Elle savait tout alors tout cela ne servait plus à rien désormais.

    -Alizée ! Espèce de petite idiote ! J'ignore comment tu as tout découvert mais tu n'iras certainement pas tout dévoiler à la police ! cria l'homme de la maison.

    A ce moment là, la jeune fille se leva, perdant son sourire et son air sournois pour se retrouver avec une haine sans nom au fond des yeux. Ils avaient perdu, elle pourrait faire tout ce qu'elle voulait à présent, y comprit les faire chanter. Oh Maxence pouvait bien dire ce qui lui plaira, cette vengeance était bien trop jouissive.

    -Je vais me gêner ! Vous avez vu tout ce que vous avez fait ? Max a du mérite d'être encore en vie et surtout de ne pas avoir essayer de vous assassiner !

    -Il est encore en vie ? Henri ?!

    L'homme soupira, alors c'était lui qui lui avait tout raconter ? Cet enfant posait vraiment des problèmes. Il aurait du s'en débarrasser quand il en avait eu l'occasion, enfin il n'avait pas vraiment souhaité qu'il survive le jour où il l'avait abandonné dans sa couverture. Mais il n'avait jamais voulu en parler à sa femme, préférant la préserver de toute inquiétude, de toute envie de meurtre. Mais sa fille... Ah celle-ci, il aurait dû s'en méfier.

    -Oui il est en vie mais je pensais qu'il était déjà bien loin, il n'a, à priori, pas écouter mes conseils, cet idiot.

    -Tu aurais dû me le dire ! s'exclama Mme Delauzerne.

    La plus jeune pouffa alors de rire, observant ses parents.

    -Décidément, cette famille expose bien des mensonges. Vous allez jusqu'à vous cacher des choses ? Grand Dieu, je ne pensais pas que votre fourberie allait jusque là !

    Ce manque d'accord entre les deux parents devant leur enfant était bien désastreux. Ils avaient tout deux commis une grosse erreur de calcul.

    -Je suppose que tu veux quelque chose en échange de ton silence. dit calmement le père.

    Alizée sourit, enfin, on en venait au fait. Bien sûr qu'elle voulait quelque chose.
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Kisha


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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 12:03

Chapitre 22 : Quand l'heure du chantage sonne.


    Alizée regarda ses parents dans les yeux, d'un coup sérieuse. Elle allait devoir marchander. Ce qu'elle voulait était très simple et pourtant elle avait tellement peu de chances de l'obtenir... Néanmoins elle ferait tout pour. Elle s'assit de nouveau sur sa chaise, autour de la table dont les assiettes étaient encore pleine du repas auquel ils n'avaient pas encore touché. Son ton se fit extrêmement calme, comment pouvait-on prendre quelqu'un au sérieux quand il s'énervait ?

    -Je veux deux choses.

    -Tu es bien exigeante. remarqua la père.

    La jeune fille le foudroya alors du regard mais ne fit aucune allusion à sa remarque et continua sur sa lancée.

    -La première est que Maxence vive chez nous.

    Elle vit alors sa mère étouffer un hoquet, les yeux paniqués, et son père essuyer de la sueur qui coulait de son font. Alizée ne put que sourire de satisfaction, ils s'étaient mit dans un pétrin dont ils ne sortiraient pas si facilement. Ils avaient de la chance que leur fille soit raisonnable et sage, elle ne demandait pas la Lune contrairement à ce que l'on pouvait croire. Elle réclamait quelque chose qui lui était dû depuis sa naissance.

    -La seconde est qu'il vienne avec moi en cours et qu'il rejoigne ma classe.

    Après quelques instants, ce fut le père, beaucoup plus calme et lucide que sa femme, certainement parce qu'il avait toujours su que son fils était vivant, qui prit en premier la parole pour répondre à sa fille, calmement.

    -Si nous avouons qu'il est notre fils pour qu'il puisse aller dans ton école nous aurons les mêmes problèmes que si tu nous dénonçais à la police, tu ne penses pas ?

    Alizée soupira, décidément, heureusement qu'elle avait pensé à tout car son père n'avait pas l'air de comprendre qu'elle n'était pas aussi stupide que cela. Oh non elle était intelligente, autant qu'eux et c'était certainement pour cela qu'elle n'était pas au bout de ses peines. Ses parents ne se laisseraient pas faire, elle le savait mais peut être ne voyait-elle pas la vérité assez en face...

    -J'y ai déjà pensé, vous n'aurez qu'à dire qu'il est mon cousin : Maxence Delauzerne, le neveu de monsieur Delauzerne, le fils de son frère. Qu'en pensez-vous ? Il résiderait à la maison car ses deux parents sont parti à l'étranger pour quelques temps et que vous avez aimablement proposé de l'héberger. N'est-ce pas crédible ? N'importe quelle famille normale ferait cela.

    Ses parents la regardèrent et au fond de leurs yeux on pouvait voir un sentiment de colère. Peut-être ces deux êtres réunissaient-ils en eux les sept pêchés capitaux, avec un peu de chance. Cela n'aurait pas étonné leur fille. Mais que lui importait ces regards, elle attendait simplement qu'ils répondent à sa petite idée.
    La mère avait retrouvé tout son calme et soupirait en fixant cette fille qu'elle ne connaissait pas. L'avait-elle aimée ? Vous allez dire : c'est sa fille. Mais elle avait abandonné son premier enfant et espérait à présent qu'il meurt. Pourquoi serait-ce différent avec sa fille ? Celle-ci avait l'air de s'être totalement rebellée contre eux et certainement qu'elle ne retrouverait jamais la raison. Elle tourna imperceptiblement la tête vers son mari comme pour lui demander ce qu'ils allaient faire. Elle n'eut pas à réfléchir longtemps car celui-ci prit la parole.

    -Je vois que tu as réfléchis à beaucoup de choses ; je suis fier de toi. Nous ne pouvons qu'en conclure que notre test génétique à fonctionné à la perfection, du moins du point de vue de l'intelligence. C'est dommage néanmoins que tu l'utilises contre nous, cet esprit. Nous t'avons conçue tu pourrais avoir un minimum de respect envers tes parents. commença-t-il.

    -Je l'avais ce respect, avant que je découvre cette horrible vérité ! le coupa-t-elle.

    -Ma fille, ne m’interromps pas !

    -Bien.

    -Bref, je pense que tout trois nous devrions réapprendre à nous connaître, qu'en penses-tu ? Je suis sûr que chacun a des secrets pour l'autre alors pourquoi ne pas former de nouveau une famille ? proposa le père.

    Alizée sourit, mais ce rictus était une grimace de dégoût plus qu'un sourire. Recoller les morceaux ? Voilà ce qu'il trouvait à dire alors qu'elle tentait de les faire chanter ? Mais quel imbécile ! Oh oui, il était un beau parleur proche de la démagogie mais elle en avait hérité de cette intelligence et ils l'avaient même améliorée, alors, ils ne pensaient tout de même pas l'avoir ainsi, non? Ce serait naïf, bien trop naïf... Et son père ne l'était pas elle l'avait bien comprit.

    -Mais c'est ce que je vous propose depuis tout à l'heure, de reformer une famille, une famille avec Maxence, une famille complète comme elle aurait dû l'être il y a de cela seize ans.

    Cette fois c'était un sourire narquois qui avait fait surface que le joli visage d'Alizée.
    Les parents se regardèrent et le père parla de nouveau.

    -Je vois que tu ne démordras pas de ton idée, tête de mule. Bon eh bien parfait. Qu'il vienne à la maison je ferais les démarches nécessaire auprès de l'école et il rejoindra ta classe lundi. Tu es contente ?

    Un deuxième hoquet de surprise secoua la femme à ses côtés. Que passait-il donc par la tête de son mari ? N'était-il pas fou ? Accueillir cet enfant à la maison... Cet enfant de malheur qui ne leur apporterait rien de bien certainement. Même pire, le contrôle de leur fille leur échappait par sa faute, s'il venait les choses risquaient d'empirer ! Mais quand elle jeta un coup d’œil à son mari, celui-ci lui parut confiant, elle se calma alors. Cet homme devait savoir ce qu'il faisait, elle l'avait épouser elle le connaissait donc plutôt bien et savait qu'il ne prendrait pas de gros risques s'il n'était pas sûr de la suite des événements.
    Quant à la jeune fille, elle eut un merveilleux sourire, un sourire comparable à ceux qu'elle avait avant de découvrir ce secret. Elle allait enfin pouvoir vivre avec son frère. On ne pouvait pas dire que cela lui tenait à cœur depuis des années étant donné qu'elle ne le connaissait que depuis hier, mais cela lui suffisait pour savoir qu'elle avait besoin de lui à présent.

    -Tout à fait satisfaite !
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Kisha


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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 13:58

Chapitre 23 : Quand aller en cours devient une joie


    Lundi matin, M. Delauzerne avait passé le dimanche au téléphone pour les démarches administratives envers le lycée pour Maxence. D'ailleurs le garçon n'avait pas encore emménagé à la maison mais cela c'était parce qu'Alizée voulait lui faire une surprise. Évidemment quand tout fut fait elle s'échappa de la maison pour aller prévenir son jumeau de venir au lycée lundi. Le cartable, les affaires de cours, tout ça elle lui fournirait. Heureusement que le centre commercial ne fermait pas trop tôt, elle avait comme ça eut le temps de lui acheter un cartable -au frais de ses parents bien sûr. Quant aux feuilles nécessaires pour les cours, elle en avait bien assez en réserve pour deux.

    Bref, c'est avec une certaine joie qu'elle se réveilla ce lundi matin. Très rapidement elle s'habilla et déjeuna avant de prendre ses affaires et de sortir de la maison, se dirigeant vers l'établissement d'un pas guilleret. Sur le chemin elle remarqua Agathe, ce fut alors que sa joie retomba un peu. Elle s'arrêta net avant de courir vers elle et de lui saisir le bras. La jeune fille au cheveux blond fit volte-face et lui lança un regard noir.

    -Lâche-moi ! hurla-t-elle.

    -Non, il faut qu'on s'explique.

    Agathe essaya alors de se dégager par elle-même, voyant qu'elle serait forcée de discuter si elle ne faisait rien, ce dont elle n'avait aucunement envie. A sa grande surprise, même en se débattant autant qu'elle le pouvait elle ne put même pas faire desserrer la main d'Alizée, cette fois ses yeux s'écarquillèrent et elle prit une mine ahurie.

    -Tu n'avais pas cette force, avant... articula la bonde.

    La fille aux cheveux châtain baissa le regard un instant, elle devait tout lui expliquer. Elle lui avait déjà caché tant de choses... Leur relation ne devait pas devenir la même que celle qu'elle entretenait avec sa famille.

    -Je l'ai toujours eu mais... Je t'en parlerais après. Je te parlerais de tout.

    Agathe leva alors les yeux vers son amie, des yeux interrogateurs.

    -De tout ? Y comprit la raison pour laquelle tu m'as caché ta relation avec Ethan ?

    Cette fois elle la lâcha, parlant avec une certaine colère à l'entente de ce nom.

    -Je ne sors pas avec lui ! Il essaye juste de nous séparer ! Il sait que si je suis seule, sans toi je...

    Alizée tourna la tête et essuya la larme qui perlait déjà sous son œil droit avant de continuer.

    -Je suis faible...

    Agathe regarda alors son amie avec un grand sérieux. Que se passait-il donc qu'elle ne savait pas ? Que voulait-elle dire à propos d'Ethan ? Elle se souvint alors du jour où elle l'a mise en garde contre lui, le jour de leur dispute... A ce moment là, elle ne lui avait pas menti ?

    -Écoute, reprit Agathe, on parlera de tout ça mais si on avance pas on va être en retard en cours alors...

    La jeune fille approuva d'un signe de tête et commença à avancer, se mordillant la lèvre.

    -Ouais, on y va, mais tu risques d'avoir une surprise...

    La blonde ne releva pas la remarque de son amie et continua le chemin dans le silence le plus total.
    Arrivées à destination, les deux jeunes filles virent le portail s'ouvrir ce qui signalait que dans cinq minutes la sonnerie retentirait. Mais ce ne fut pas ce qui attira le plus leur attention. En effet un petit attroupement c'était formé autour d'un garçon, vous savez le phénomène qui se passe fréquemment autour des nouveaux. Agathe s'approcha alors pour voir ce qu'il se passait mais Alizée, elle, resta devant le portail, retrouvant tout son sourire.

    -Maxence ?

    Le nouveau repoussa alors ceux qui étaient sur son chemin et arriva jusqu'à sa sœur jumelle, sœur jumelle qui officiellement était sa cousine bien sûr. Souriante, Alizée l'enlaça. Le garçon qui avait le même sourire que sa sœur passa la main dans ses cheveux avec tendresse avant de lever la tête quand la sonnerie retentit. C'était l'heure de commencer les cours. Ethan arriva à ce moment là, pile à l'heure comme à son habitude et fronça les sourcils, qui était ce nouveau qui enlaçait déjà sa future conquête ? Il se décida alors de s'approcher du « couple », le regard mauvais.

    -Hey, toi, qu'est-ce tu fous ? C'est ma copine !

    Un poing partit et étonnamment ce n'était pas celui de Maxence mais celui d'Alizée. Celle-ci serrait la mâchoire et ne pouvait lui accorder qu'un regard rempli d'éclairs. Néanmoins aucun des deux n'ouvrit la bouche, se contentant de le fixer.
    Ce fut à ce moment là qu'il la vit, cette ressemblance. Ces deux là étaient forcément de la même famille mais... Quel lien les liait-il exactement ? On aurait presque dit des jumeaux. La surprise se lisait dans ses yeux, il l'était même tellement qu'il eut à peine le réflexe de porter la main à sa joue quand le bruit sonore de la claque retentit. Il n'y accordait même qu'une très faible importance, trouvant leur ressemblance bien plus... Frappante. Mais il n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps, tout le monde s'engouffrait déjà dans la cours de l'école pour ne pas être en retard, les Delauzerne les premiers.
    Agathe était restée un peu arrière, observant cette scène avec un ahurissement non feint. Cette claque lui prouvait que ce qu'Alizée lui avait dit plus tôt était vrai, elle ne sortait pas avec Ethan bien que celui-ci essayait de le faire croire. Mais que cherchait-il à obtenir ? Enfin si elle restait planter là, tout comme le garçon, elle allait être en retard, elle se mit alors en marche en même temps que ce dernier et c'est côte à côte qu'il franchir le portail de l'école.


    On se plaçait pour le cours de mathématiques, Alizée prit alors place aux côtés de son frère, enfin de son cousin. Le professeur avait bien sûr été averti de la nouvelle présence dans sa salle de classe et quand tout le monde eut sorti ses affaires il appela le jeune homme au tableau.

    -Présente-toi à la classe.

    Le garçon balaya alors brièvement la salle du regard et prit la parole. Tout ce petit monde ne l'impressionnait guère, on pouvait presque dire qu'il les connaissait tous, ayant observer cette classe au tout début de l'année. De plus, il était un voleur et un revendeur, il était allée dans des endroits bien plus dangereux qu'un simple lycée. Enfin, il prit la parole.

    -Mon nom est Maxence Delauzerne, je suis le cousin d'Alizée et comme mes parents sont en voyage à l'étranger pour le travail je réside chez elle.

    Tout le monde avait prêté une oreille attentive à son discours et on avait pu entendre des chuchotements à l'entente de son nom de famille.

    -Avez-vous des questions à poser à Maxence avant que l'on ne commence le cours ? demanda le professeur.

    Étonnamment, Ethan leva la main. Ce geste fut vite accueilli par un regard noir d'Alizée. Néanmoins le garçon n'y prêta aucune attention.

    -Oui Ethan.

    -Vas-tu rester ici longtemps ?

    Maxence lança alors un regard à sa jumelle, ils n'avaient pas ensemble établi de réponses, il lui demandait donc pas un simple coup d’œil l'autorisation de prendre une initiative ; ce que d'ailleurs la jeune fille avait bien senti, elle approuva donc par un léger signe de tête.

    -Sûrement mais je n'en connais pas encore l'exact durée. Cela dépendra du travail de mes parents.

    Cette fois ce fut une fille qui leva la main pour interroger son futur camarade.

    -Vas-y Jessica. approuva le professeur.

    -Normalement tu habites où ?

    -Dans le Sud, vers Limoges, enfin dernièrement car à cause du travail de mes parents on déménage souvent.

    Plus personne ne posa de questions alors il retourna à sa place, dans le silence le plus complet. Sur son front on pouvait lire un calme sans faille, un trait de caractère dont Alizée n'avait pas hérité. Il avait du sang froid à revendre, elle avait le sang chaud comme personne, ou plutôt comme sa mère.

    Enfin le cours de mathématiques commença et tout deux prirent le cours en note, de temps en temps la jeune fille lui expliquait car aussi intelligent qu'il fut, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait rien appris.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 13:59

Chapitre 24 : L'heure de la récréation.


    Le cours de mathématiques fini, tout le monde rangea ses affaires et on se rendit dans la cours. Alizée restait à côté de son soit disant cousin avec un sourire qui cependant ne trompait pas. On voyait sans avoir besoin de beaucoup de jugeote qu'Alizée nageait dans le bonheur. Parce que son cousin était parmi eux ? Un peu étrange mais toujours plausible.
    Un nouvel petit attroupement ce fit, exclusivement composé de filles cette fois, ce qui bizarrement n'étonnait pas la jeune Delauzerne. Celles-ci le submergeaient de question, plus idiotes les unes que les autres, enfin de son point de vue.

    -Tu as une petit copine ?

    -Non. répondit froidement le jeune homme.

    -Vraiment ? Alors vous avez rompu quand tu es parti ?

    -Je n'en ai jamais eu ! s'exclama-t-il.

    -Ah bon ? Non ! C'est pas possible t'es trop beau !

    Il lança un regard paniqué à sa jumelle qui, elle, se tordait de rire à côté, essayant maladroitement de le cacher comme elle le pouvait. Cette situation n'était pas amusante pour tout le monde, mais Alizée n'était pas du genre taciturne alors, forcément, elle riait. Ce fut d'ailleurs à ce moment là qu'Agathe vint lui tapoter l'épaule. Alizée, reprenant immédiatement son sérieux, lança un coup d’œil vers son frère avant de suivre la petite tête blonde dans la foule. Le pauvre Maxence ainsi abandonné était bien obligé de se plier aux questions de ces demoiselles.

    -Raconte moi tout maintenant, lui réclama Agathe, tu ne m'as jamais parlé de cousins et tu as l'air tellement contente à côté de lui que c'est forcément que tu l'aimes. M'aurais-tu caché l'existence d'une personne si importante à tes yeux ?

    -Eh bien, bredouilla-t-elle, ce n'est pas mon cousin et je ne connaissais pas son existence avant vendredi soir.

    Ce n'était plus de l'étonnement sur la visage de la jeune fille mais quelque chose de beaucoup plus fort et d'indescriptible. Qui était donc ce garçon qui ressemblait autant à sa meilleure amie ? Mais Alizée continua.

    -Il s'appelle véritablement Maxence et si mes parents l'avaient reconnu, Maxence Delauzerne. L'histoire est un peu longue mais je vais te résumer tout cela. C'est moi la voleuse de Nuit, c'est lui le voleur de Jour. Ethan a appris mon secret et m'a fait chanter, c'est pour cela que j'ai eu un rendez-vous avec lui.

    Agathe fronça les sourcils.

    -Quand tu m'as demandé de faire les magasins avec toi parce que tu avais un rendre-vous, c'était avec lui ?

    Alizée approuva d'un signe de tête.

    -Et c'est pour cela que tu m'as dit de me méfier de lui ?

    Alizée approuva de nouveau, son amie n'était pas aussi bête, malgré qu'elle soit blonde. Oui je sais ce que je viens de dire est méchant mais je n'ai pas pu m'en empêcher, ça va hein !

    -Oui, ensuite il n'a pas arrêté de me coller, il a essayé de me séduire, il... Il a compris que s'il nous séparait, il avait une chance de m'avoir et comme je suis une boulette dans l'âme et bien... Sans faire attention je lui ai dit qu'il t'intéressait. Alors il a voulu te faire croire qu'on sortait ensemble mais c'est faux !

    Agathe réfléchit quelques instants, tout cela tenait la route. Ethan serait donc un si grand manipulateur ? Jamais elle ne s'en serait douté, mais maintenant qu'elle le disait c'était bien possible.

    -D'accord mais... Quel est le rapport avec Maxence ? C'est ton frère donc ?

    -Oui c'est mon frère, mon frère jumeau et...

    Pendant ce temps, un peu plus loin, Maxence discutait avec les filles, enfin les écoutait plus qu'autre chose car il n'avait pas le choix.

    -Tu sais ta cousine, je suis convaincue qu'elle pourrait être super canon si elle s'habillait autrement !

    Le garçon arqua légèrement un sourcil, interloqué, mais il ne rétorqua rien.

    -Ouais, en plus Ethan a l'air de l'avoir remarqué parce qu'il arrête pas de lui tourner autour.

    Puis elle se tourna vers sa copine.

    -Tu crois qu'ils sortent ensemble ?

    -Bah il paraît. répondit celle-ci.

    -Mais elle l'a giflé ce matin ! remarqua la première.

    -C'est vrai mais... Peut-être qu'ils se sont juste disputer... conjectura la seconde.

    -Hum mais pour quel motif à ton avis ?

    -Je ne sais pas... répondit-elle.

    -Imagine il a voulu coucher et elle était pas consentante ?

    -Han tu crois qu'il aurait pu faire une chose pareil ? s'étonna la seconde.

    -Bah...

    Ce fut le moment que choisi Maxence pour intervenir, les sourcils froncés et le regard noir. Il détestait qu'on avance ce genre de choses, surtout si c'était à propos de l'être qu'il aimait le plus au monde.

    -Hey calmez-vous ! Ils sortent pas ensemble !

    -Vraiment ?

    La sonnerie retentit, cette sonnerie qui coupa Alizée dans son explication et empêcha à Maxence de répliquer sèchement, cette sonnerie qui fit que tout le monde remonta en classe, cette sonnerie qui mit fin au chapitre.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:09

Chapitre 25 : L'heure de la cantine

    Les deux cours qui suivirent se déroulèrent sans encombre, Alizée continuant d'expliquer à son officiel cousin ce qu'il fallait faire. Ce fut alors l'heure d'aller manger. Une heure sacrée pour tout les adolescents pas très loin de l'âge adulte. Tout le monde se précipitait dans la queue de la cantine, espérant manger le plus vite possible. Très peu de jeunes échappaient à ce rit d'ailleurs.
    Alizée et Maxence descendirent donc accompagnés d'Agathe qui n'avait toujours pas entendu la fin de son histoire. Une fois la queue faite et les plateaux prit, ils s'assirent seuls à une table. Alizée n'était pas des plus à l'aise mais elle essayait de le cacher aux yeux de sa meilleure amie, bien que celle-ci la connaissait trop pour ne pas voir que quelque chose n'allait pas.

    -Puis-je avoir la suite de mon petit conte de fée ? réclama la blonde.

    -Oui, soupira Alizée avant de se lancer, je te disais donc que Maxence était mon frère jumeau et que nous nous sommes retrouvés vendredi soir.

    Maxence jeta alors un regard étonné à sa sœur, tout cela ne devait-il pas rester secret ? D'accord elle n'était pas stupide et devait par conséquent savoir ce qu'elle faisait mais... Qui était donc cette jeune fille pour elle ? Une amie, ceci ne faisait aucun doute, mais une amie très proche alors ? Lui n'avait jamais eu d'amis, il ne savait donc pas évaluer leur valeur. Dans son milieu, les ennemis se faisaient bien plus fréquent mais ça il ne risquait pas de le dire à sa sœur.

    -Mais comment est-ce possible ? s'étonna Agathe.

    C'est alors que Maxence prit la parole, se disant qu'elle devait en savoir le minimum du minimum vital afin d'être sûr que les secrets restaient à leur place, n'importe la confiance que lui accordait sa sœur.

    -Nous avons été séparé à la naissance et pour ne pas faire d'histoire auprès de nos parents je me fais passer pour son cousin.

    Alizée comprit instantanément le message et ne protesta pas, attendant la réaction de son amie.

    -Mais comment vous êtes vous retrouvé et reconnu ? demanda Agathe.

    -Tu sais, commença Alizée, je t'ai dit que j'étais la voleuse de Nuit et...

    -Oui d'ailleurs ça tu me le paieras pour ne pas me l'avoir dit plus tôt ! la coupa la jeune fille.

    Alizée se contenta de lui tirer la langue avant de poursuivre.

    -Et lui est le voleur de Jour...

    -Famille de voleurs. l'interrompit de nouveau Agathe.

    -Et bref vendredi soir nous nous sommes pour ainsi dire croisés et il m'a aidé à m'en sortir, quand il a enlevé son masque on ne peut que remarquer que la ressemblance est frappante, finalement il m'a dit qu'il avait été dans un orphelinat, nous en avons déduit que nous avions été séparés à la naissance, voilà toute l'histoire. finit enfin Alizée.

    -Oh je vois, tout cela me paraît bien compliqué, en tout cas je suis heureuse pour toi, tu as l'air tellement contente... Cela faisait un moment que je ne t'avais pas vu sourire...

    Non loin de là, Ethan les observait du coin de l’œil. Évidemment il ne pouvait pas les entendre de là où il était mais il comprenait bien que quelque chose se tramait, mais quoi ? Alizée ne devait pas lui échapper, quoiqu'il lui en coûte il l'aurait. Malheureusement pour lui sa réconciliation flagrante avec Agathe et l'arrivée de ce cousin ne jouait pas en sa faveur mais qu'importe, il l'aurait.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:11

Chapitre 26 : L'heure de retourner à la maison.


    Enfin, la fin des cours sonna et les toute la classe se précipita dehors. Ethan s'approcha d'Alizée et celle-ci l'accueillit par un regard noir. Que lui voulait-il encore ? Celui-ci arrivait avec un grand sourire ce qui agaça encore plus la jeune fille qui fronçait déjà les sourcils.

    -Ne me fais pas ses yeux là voyons ! Si tu apprenais les rumeurs qui courent j'ai peur que tu ne t'enflammes !

    -Que je m'enflamme ? On voit que tu ne m'as jamais vu véritablement en colère. Dans ces cas là, je carbonise. répondit du tac ou tac la jeune fille.

    -Que tu es mignonne. sourit le blond de ce sourire qui irritait grandement la belle.

    -Et quelles sont ces rumeurs ? Que je m'énerve tout de suite.

    Ethan rit avant de lui répondre, il savourait déjà le cri que pousserait Alizée quand il lui annoncerait. Seulement il n'eut pas ce plaisir car Maxence lui coupa l'herbe sous le pied.

    -Vous auriez couché, tu n'aurais pas été totalement consentante et c'est pour cela que tu l'aurais giflé ce matin.

    La fille aux cheveux châtain regarda son frère, ne répondant pas pendant quelques secondes à cause de la surprise et finit par articuler.

    -Qui dit ça que je les tue ?

    Ethan lança un regard noir à Maxence, sans plus faire attention à la jeune fille. Peut être que s'il le cernait il arriverait mieux à s'en débarrasser.

    -Comment tu sais tout ça toi ?

    L'intéressé soupira avant de répondre.

    -J'ai suivit la conversation mais je n'ai pas pu correctement démentir que la cloche a sonné. Franchement c'est méprisable ce genre de rumeurs, comme si c'était crédible ne serait-ce qu'une minute.

    Ethan serra les poings avant de répliquer.

    -Qu'est-ce que tu sous-entends par là, le nouveau ?

    Un sourit narquois s'établit alors sur le visage du voleur.

    -Que tu es loin de la mériter, cela me semblait clair pourtant.

    La main du garçon aux cheveux blond parti, malheureusement arrêté fermement par la forte poigne de Maxence.

    -Pourquoi s'énerver ? Je te pensais plus fort que cela quand même. Mais bon j'ai une idée pour que nous tombions tout les deux d'accord : tu laisses ma cousine tranquille et je ne viendrais pas te frapper.

    Ethan grogna avant de répliquer avec colère.

    -Tu crois que j'ai peur de toi crétin ? Ici c'est chez moi alors hors de ma route !

    Le sourire de Maxence ne quitta pas son visage et avec sa main de libre il chercha à donner un coup de poing dans le ventre de son adversaire. Celui-ci fut arrêter par le garçon.

    -Tu as de bons réflexes, mais je crois qu'il y a beaucoup de choses sur moi que tu ne sais pas. C'est ma cousine alors ici je suis chez moi aussi.

    Avant que d'autres répliques fusent, Alizée, qui avait sagement -pour une fois- écouté la joute verbale qui se transformait maintenant en combat, les interrompit, se mettant au milieu.

    -Je ne pense pas que ce débat nous serve à quelque chose. Ethan, je n'ai pas l'intention de sortir avec toi alors lâche moi. Quant à toi Max'... commença Alizée en lui lançant de grands yeux suppliants, s'il te plaît ne cherche pas les ennuis tout de suite.

    Les deux garçons se lâchèrent, mais avec une certaine haine dans les yeux du blond tandis qu'un bel amusement scintillait dans ceux du châtain.

    -Alizée, j'espère que tu ne penses pas que je vais abandonner comme ça, ça serait naïf.

    -Et toi j'espère que tu ne penses pas que je vais abandonner ma cousine, ça serait plus que naïf.

    Alizée soupira, prenant le bras de Maxence et l'entraînant vers la maison.

    -Aller viens, on rentre mais demain je veux les noms de ceux qui ont fait courir ces bruits, ils vont me le payer.

    Les jumeaux se mirent donc en route sous les yeux rageurs du garçon. Ils verraient tous qu'il l'aurait cette fille et que sous peu il la prendrait dans ses bras sans qu'elle n'y trouve rien à redire. Il ne l'espérait pas, il était sûr qu'un jour il le ferait.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:11

Chapitre 27 : Réalité

    Alizée se tenait debout devant Ethan, le regardant presque timidement. Le garçon la prit dans ses bras, l'enlaçant tendrement et venant l'embrasser dans le cou. Il en avait rêvé de ce moment, il l'avait attendu avec tant d'impatience et maintenant, enfin, il pouvait être avec elle sans ce regard noir qui l'accompagnait sans cesse, il pouvait l'aimer... Il baissa son regard, prenant délicatement son menton entre ses doigts pour lui relever la tête. Avant qu'il n'ai pu voir de nouveau ses yeux, une sonnerie stridente retentit et il se réveilla en sursaut. Ethan grogna et attrapa son réveil pour le balancer contre le mur devant lui.

    -Connard. ronchonna-t-il entre ses dents.

    La porte s'entrouvrit légèrement et madame Holsan passa sa tête par l'ouverture.

    -Il y a un problème mon bébé ?

    -Non c'est bon maman, ça va.

    La femme repartit et le garçon se leva, enfila rapidement ses vêtements et alla déjeuner. Il se maudit d'avoir fait ce rêve avant de se réveiller, la suite aurait pu être tellement intéressante.
    Il se dirigea lentement vers le lycée, ce n'est pas qu'il n'avait pas hâte de voir Alizée mais voir son cousin était beaucoup moins réjouissant. Quel crétin il était. Il était jaloux ou quoi ? Franchement, quel intérêt avait-il à se mettre dans ses pattes ? Il y avait quelque chose de louche là-dessous. Alors qu'il était en pleine réflexion, il arriva devant portes encore fermées de l'établissement. Alizée et son cousin étaient à côté l'un de l'autre. La jeune fille semblait avoir perdu un peu de la haine qu'elle avait dans le regard la dernière fois qu'il l'avait vu mais elle balayait des yeux tout ce qui l'entourait. Elle cherchait certainement les coupables de la dernière fois. De toutes façons, les rumeurs s'arrêteraient bien toutes seules, avec le temps. Et puis bon, il fallait bien avouer qu'une réputation de violeur n'était pas non plus ce qu'il y avait de plus plaisant. Il s'assit un peu à l'écart. Cette fois foncer dans le tas ne servirait à rien, mieux valait attendre qu'une occasion se présente. Alizée finirait bien par céder, il était sûr de ne pas lui être indifférent, sinon elle se contenterait de l'ignorer, c'était certain. Une petite tête brune s'approcha de lui avec un grand sourire.

    -Dis Ethan, c'est vrai pour toi et Alizée ? demanda-t-elle.

    -Je ne lui ai rien fait. soupira-t-il.

    -Ah, je pensais pourtant que ça t'arrangeait qu'on le pense... observa la jeune fille.

    -Non, ça la met en colère. grogna-t-il.

    -Ce n'est pas ce que tu cherchais ?

    -Pourquoi je voudrais qu'elle soit en colère ?

    -Parce que comme ça elle fait attention à toi. remarqua la lycéenne avant de s'éloigner.

    Ethan resta bouche-bée pendant quelques secondes, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Mais la sonnerie le tira rapidement de son état de paralysie.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:12

Chapitre 28 : Récréation intrigante


    Alizée suivait le cours comme elle pouvait, observant Ethan du coin de l’œil, intriguée par le fait qu'il ne l'ai pas encore abordé de la journée. Elle s'en préoccupait trop, elle devrait l'ignorer plutôt, après tout, il avait peut être abandonné grâce à Maxence. La jeune fille se concentra donc sur le cours jusqu'à la sonnerie. Une fois dans la cours de récréation elle alla s'asseoir sur un banc à côté de son frère en se blottissant contre lui. Elle était tellement contente de l'avoir avec elle. Ses parents n'étaient pas vraiment de cet avis. A table ils rechignaient, ils les regardaient de travers, ils se sentaient manipulés et vulnérables. Plusieurs fois Maxence avait proposé de partir pour ne pas faire d'histoires, pour que ça ne retombe pas sur la jeune fille, autant de fois Alizée avait protesté. Maxence n'arrivait pas à lui tenir tête. Il avait peur de lui faire de la peine. Leurs parents en avaient déjà fait assez. S'ils restaient ensemble tout devrait bien se passer, enfin normalement. Cependant, cela ne l'empêcherait pas d'aller faire un tour au centre commercial de temps en temps. Il préférait assurer ses arrières, au cas où, un jour, ils devraient fuir. Alizée finit par se lever et se dirigea vers un groupe de garçon. Maxence regardait la scène avec un œil méfiant, il n'aimait pas qu'on s'approche trop près de la jeune fille, il avait peur qu'on lui fasse du mal. Pour le moment il était là pour intervenir mais ça n'arriverait pas à chaque fois. A peine sa jumelle fut-elle partie qu'une fille de la classe vint s'asseoir à côté de lui sur le banc.

    -Salut ! fit-elle gaiement.

    -Bonjour, tu veux quelque chose ? demanda le garçon.

    -Je voulais faire un peu plus connaissance avec toi, ça se fait entre camarade de classe tu sais...

    -Si tu le dis. soupira-t-il.

    -On dirait que tu n'as pas l'habitude... remarqua la jeune fille.

    -Et toi on dirait que t'es curieuse. rétorqua Maxence.

    -En effet. Toutes les filles te tournent autour, d'une part parce que tu es nouveau et d'autre part parce que t'es plutôt mignon dans ton genre. Et toi on dirait que tu t'en fous, tu les ignores, ou non en fait... commença-t-elle en se rapprochant doucement de lui. Tu ne sais pas comment réagir.

    Maxence regarda la fille froidement avant de s'éloigner autant qu'elle ne s'était rapprochée.

    -Et en quoi ça te chiffonne ? grogna-t-il.

    -T'as pas l'air normal. commenta la brunette.

    -Qu'est-ce que la normalité ? sourit-il. Si tu veux philosopher sur la vie j'y serais plus à l'aise qu'avec les filles.

    -Tu n'as pas dû beaucoup en fréquenter.

    -Qui sait ? fit le garçon en prenant un peu d'assurance.

    -Sûrement ta cousine et toi. Vous semblez très proche. C'est peut être pour ça que tu ne sais pas réagir avec des filles autres qu'elle.

    -Si tu pouvais m'épargner d'analyser ma vie et mes réactions... soupira l'adolescent.

    -Tu n'aimes pas ? demanda-t-elle.

    -Qui aimerait ? On a l'impression d'être chez le psy' !

    -T'y as déjà été ? l'interrogea la jeune fille.

    -Pas vraiment non mais je vois bien à quoi ça peut ressembler. Tu veux pas me lâcher et aller jouer ailleurs ?

    -Je ne suis pas à ton goût ? sourit la demoiselle en papillonnant des yeux.

    -Ce n'est pas la question. grogna-t-il avant de se lever, visiblement énervé.

    Maxence détourna le regard de la jeune fille, elle était vraiment spéciale et dans ce sens là ce n'était pas un compliment.

    Plus loin, Alizée était venue se glisser à côté d'Ethan et elle le prit par le bras pour le tirer un peu à l'écart. Le garçon fut d'abord surpris puis un grand sourire se dessina sur son visage en apercevant les yeux de la jeune fille.

    -J'aimerais qu'on reparte de zéro. annonça Alizée.

    -Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda le garçon.

    -Je veux qu'on arrête cette petite guerre, ça devient ridicule ! Alors tu arrêtes de me faire du chantage, de faire comme si j'étais à toi et de m'énerver exprès et moi en retour j'arrêterais d'essayer de te frapper, de t'ignorer et tout ce qui s'en suis.

    -Mais je veux pas te mettre en colère Alizée tu sais, moi je veux juste que tu comprennes que je t'aime... couina doucement le blondinet.

    La jeune fille soupira et s'approcha de lui pour lui faire un bisou sur la joue.

    -Moi aussi je t'aime bien mais ça s'arrête là alors s'il te plaît, arrête.

    Alizée finit par s'éloigner sous le regard colérique d'Ethan.

    « Je l'aurais un jour, elle verra. » pensa-t-il en la regardant marcher dans la direction opposée à la sienne.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:14

Chapitre 29 : Secret profondément enfoui, tu trouveras un jour la sortie


    C'était la fin des cours. Il était temps pour tout le monde de rentrer chez lui. Alizée rangea ses affaires et se dirigea vers la sortie, suivie de près par son frère. Une fois à la sortie du lycée, la jeune fille se vit barrer la route par une autre fille, une fille de sa classe, un peu plus petite qu'elle en taille. Elle regarda Maxence avec un petit sourire en coin.

    -Tu veux venir faire les devoirs chez moi ce soir ? demanda-t-elle doucement.

    Alizée leva alors des yeux intrigués vers son frère. Il s'était déjà fait une amie ? Elle ne l'avait par remarqué. Mais lui ne semblait pas être à l'aise, pas du tout même.

    -Pourquoi je ferais ça ? A demain. fit-il en lui passant devant.

    La fille brune ne dit rien et se contenta de regarder le garçon s'éloigner, suivi de près par sa sœur jumelle.

    -Tu as discuté avec Ariane aujourd'hui ?

    -C'est elle qui me colle. grogna-t-il.

    Alizée rit et lui ébouriffa les cheveux.

    -C'est qu'il a la côte mon frère chéri !

    -Tu peux te moquer. Ethan est toujours collé à tes baskets. remarqua le garçon.

    -Mais il va sûrement arrêter maintenant... se convainc-t-elle.

    -Ou pas.

    Alizée ignora la dernière réplique de son frère et se contenta de continuer de marcher jusqu'à chez eux. Ils ouvrirent la porte et virent leur mère, assise à la table du salon. Ils la saluèrent rapidement et elle prit tout juste la peine de leur répondre. Ils entrèrent ensuite dans la chambre d'Alizée et se mirent à faire leurs devoirs. Fréquemment, Maxence venait demander conseil à sa sœur pour tel ou tel exercice. En même temps, il avait un gros retard dans sa scolarité. Alizée finit par s'allonger sur son lit en regardant le plafond.

    -Tu ne me caches rien ? demanda-t-elle subitement à son frère.

    -Pourquoi je te cacherais quelque chose ? s'étonna-t-il.

    -Fasse à Ariane tu étais... Étrange. remarqua la fille.

    -Tu es bien placé pour savoir que je n'ai pas été très socialisé.

    -Oui mais... C'était bizarre, vraiment.

    Il sourit doucement à sa sœur et la prit dans ses bras.

    -Je ne m'y attendais pas, vraiment, je te jure. Je n'ai rien à te cacher. la rassura-t-il.

    Alizée lui adressa un sourire et se blottit dans ses bras. Il était gentil avec elle, lui. Il n'avait pas besoin de lui faire faire de chantage pour qu'elle l'aime. Pas besoin de la coller ou de la suivre.

    -Tu es content d'être là ? l'interrogea timidement Alizée.

    -Pourquoi je ne le serais pas ? Je mange à ma faim, je vis décemment et la fille la plus merveilleuse du monde est ma sœur jumelle. On peut difficile rêver mieux !

    Alizée rit et l'enlaça avec beaucoup d'affection en fermant les yeux, souriant sincèrement.

    -Toi tu sais parler aux filles ! s'exclama-t-elle.

    Le garçon eut un sourire amer que sa sœur ne pouvait pas voir et se contenta de fixer l'horizon. Si seulement elle savait. Mais il ne voulait pas qu'elle l'apprenne, jamais.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:16

Chapitre 30 : Une fois n'est pas coutume, mais deux ?


    Les jours passèrent et finalement Ethan ne changeait pas. De l'autre côté, Ariane venait de plus en plus voir Maxence, laissant planer de douteux sous-entendus. Le plus souvent, elle profitait qu'Alizée ne soit pas là pour venir l'embêter. D'ailleurs, le garçon préférait cela, pour une raison encore inconnue il ne voulait pas que les deux filles discutent, en tout cas pas en sa présence et à son sujet. Mais le garçon savait plutôt bien le cacher et surtout la petite voleuse de nuit lui faisait entièrement confiance. Nous étions vendredi. Le plus beau jour de la semaine, n'êtes vous pas d'accord ? Eh bien si vous n'êtes pas d'accord, c'est pareil, ça reste et ça restera toujours le plus beau jour de la semaine d'Alizée.
    C'était déjà la fin de la journée et la jeune fille aux cheveux châtain rangeait ses affaires pour s'en aller. Ethan vint alors se mettre à côté d'elle avec un doux sourire. Alizée leva les yeux vers lui, sentant le coup fourré arrivé.

    -Bonne chance pour ce soir. l'encouragea-t-il gentiment.

    Et c'est tout ? Juste bonne chance ? Où avait-il quelque chose derrière la tête ?

    -Tu n'as pas l'intention de lâcher le morceau, pas vrai ? dit Alizée en changeant de sujet.

    -Tu sais bien que non ! Mais dis-moi, pourquoi tu ne veux pas de moi ? Je ne suis pas méchant, je ne te veux pas de mal, je te rendrais heureuse ! couina le garçon.

    -Ethan, ce n'est pas que je ne veux pas de toi en particulier, c'est que je ne veux pas de petit copain en général.

    -Mais ! protesta-t-il.

    Alizée le regarda un moment dans les yeux, lui faisant comprendre qu'il n'y avait rien à ajouter.

    -Tu l'as déjà dit, que tu voulais pas de moi, la première fois, notre premier rendez-vous mais... soupira-t-il.

    -Mais tu es persistant. remarqua-t-elle.

    -Tu sais que je n'abandonnerais pas. dit le garçon avec fermeté.

    -Et tu sais que je ne céderais pas. répliqua la jeune fille sur le même ton.

    Soudain, Ethan l'attrapa et la plaqua contre un des murs de la classe, à présent vide. Alizée ne réagit pas, le regardant froidement. Ses yeux étaient plein de colère. Leurs deux regards se croisèrent et le blondinet baissa les yeux, la lâchant. Il attrapa ses affaires et sortit rapidement de la salle, courant jusqu'à la sortie du lycée.
    Alizée ne dit rien et prit ses affaires, sortant de l'établissement en silence. Une fois dehors elle remarqua qu'Ariane tournait encore autour de son frère. Mais que lui voulait-elle ? La jeune fille aux cheveux châtain poussa doucement Ariane en arrière et se mit entre son soit disant cousin et elle.

    -Tu le lâches un peu ? grogna la jeune fille.

    -Je fais encore ce que je veux. rétorqua Ariane.

    -Pas avec mon cousin.

    -Vous m'amusez tout les deux. fit la jeune fille aux cheveux noir avant de s'éloigner.

    -Qu'est-ce qu'elle veut dire ? s'étonna Alizée en se retournant vers son jumeau.

    -Je ne sais pas. répondit-il simplement avant de se mettre en route vers leur maison, la prenant par le poignet.

    Quelques heures après cette scène, Alizée abandonna Maxence pour aller s'amuser au centre commercial. Le garçon lui avait dit qu'il resterait à la maison, ce qui ne l'inquiéta pas le moins du monde. Elle longea les rues de la ville dans la nuit noire et un peu froide. Sa combinaison n'était pas très chaude mais bon, elle faisait avec, elle avait l'habitude. Elle finit par se retrouver à quelques mètres des gardes qui se trouvaient un peu trop près de la porte d'entrée à son goût. Elle se glissa donc derrière une voiture et envoya un gros cailloux contre un poteau à proximité. Cela produisit un bruit sourd et tout les gardes s'approchèrent de la source du bruit. La petite voleuse de nuit s’engouffra donc à l'intérieur du centre commercial sans difficulté. Elle erra dans les couloirs sans savoir dans quel magasin elle allait bien pouvoir entrer. Elle ferma les yeux et s'arrêta devant une porte au hasard. Oh, un magasin de vêtements. Bah, pourquoi pas, c'est pas lourd des vêtements, ça devrait aller. La voleuse entra donc avec discrétion et habileté dans le magasin et chercha une robe chère. Bah oui, faut que ça vaille un minimum le coup quand même, sinon c'est pas drôle. Ils ne se disent pas « Ouf, heureusement qu'elle l'a rendu, on aurait été mal » Non, Alizée n'était pas une personne sadique qui aime faire peur aux gens, elle aimait juste les taquiner un peu, trois fois rien. Elle choppa donc une des robe et s'éclipsa lentement du magasin, très lentement. Elle commençait à les connaître les systèmes de sécurité ! Comme sa poche même. Elle ne manqua de déclencher l'alarme et de se mettre à courir de bon cœur. Cette fois, sa cheville était belle et bien guérie, elle n'avait plus se soucis à se faire pour la course. Elle entendit les bruits de pas de ses poursuivants se rapprocher et un sourire apparus sur ses lèvres. Ce que c'était bon tout ça. Elle aimait courir comme une malade et savoir que les autre gardiens tentaient de la rattraper. Enfin elle s'arrêta un instant et déposa son butin au sol avec un de ses cheveux. Cela ne rimait pas à grand chose mais bon, c'était un rituel comme on dit. Elle repartit ensuite en courant après avoir jeter un coup d’œil en arrière. Deux gardes s'arrêtèrent et deux autres continuèrent de lui courir après, dont Alexandre ce qui la fit sourire. Elle se cacha rapidement derrière une voiture et vit les deux hommes continuer leur course. Une fois que le bruit de leurs pas se fut éloigné, elle se glissa dans la ruelle qui avait vu se dérouler son premier baiser. Elle resta appuyer contre le mur pendant un moment, fermant les yeux pour se souvenir de cet instant. Les pas se firent ensuite plus proches et s'éloignèrent. Puis l'incompréhensible voleuse entendit des pas furtifs s'approcher d'elle. Elle tourna la tête et reconnu Alexandre. Elle sourit et le laissa venir la prendre dans ses bras. Elle sentit ses mains venir attraper les siennes et le regarda un peu intriguée. Avait-il l'intention de lui passer les menottes ? Mais non, il les frotta doucement contre sa joue ce qui fit rougir la jeune voleuse.

    -J'ai peur que tu me fausses compagnie trop vite. expliqua-t-il en rompant ainsi le silence de la petite ruelle.

    -Aurais-tu trouvé que nous avons passé trop peu de temps ensemble il y a deux semaines ? demanda Alizée, amusée.

    -C'est fort possible... répondit-il évasivement. Mais dis-moi, que s'est-il passé la semaine dernière ?

    Trop contente qu'il pose la question, Alizée reprit un peu plus d'assurance.

    -Un admirateur secret est passé me rendre une petite visite !

    La jeune fille sentit une des mains du garçon tenter de se frayer un passage sous son masque, lui caressant la joue pendant que l'autre était serrée autour des deux poignets féminins.

    -Et vous avez fait quoi après ta petite escapade nocturne alors ? demanda-t-il, curieux.

    -Oh tellement de choses ! fit la jeune fille avec sérieux.

    -C'est-à-dire ? insista le garde.

    -Hum, disons qu'il m'a montré à quel point il m'admirait et que je lui ai bien rendu... répondit Alizée en prenant un air rêveur que l'homme ne pouvait que deviner.

    Il s'arrêta dans son geste et regarda la jeune fille dans les yeux, mêmes s'ils étaient cachés par son masque. Il lui lâcha les poignets et pivota pour s'éloigner. La voleuse se mit alors à rire et fit quelques pas pour venir, de nouveau, se blottir dans ses bras.

    -Je plaisantais. On a juste discuter.

    Le garçon baissa alors de nouveau les yeux vers elle, en souriant cette fois, l'enlaçant.

    -On dirait que la jalousie est de famille... fit Alizée pour elle-même.

    De l'étonnement apparut alors dans les yeux de l'Holsan qui releva le menton de la jeune fille.

    -De famille tu dis ?

    Se rendant compte qu'elle avait fait une gaffe elle tenta de lui sourire pour la cacher.

    -Mais qu'est-ce qui te prend de t'éprendre d'une petit voleuse mon beau gardien de nuit ? demanda-t-elle pour changer de sujet.

    Oui comme changement de sujet, on aura vu mieux, surtout au niveau de la subtilité. Cependant, Alexandre sembla jouer le jeu.

    -Je ne sais pas. Faudrait-il que tout est une logique, un sens, une raison ? Tu serais bien mal placé pour faire une telle réflexion. remarqua le garde.

    -J'ai une raison pour voler, cela m'amuse. rétorqua-t-elle.

    -Et pour laisser une mèche de cheveux ? rit-il.

    -Disons que c'est une signature. fit Alizée d'un ton boudeur.

    L'homme sourit et prit le bas du masque afin de le relever tout doucement. Une fois arrivé à ses lèvres il les embrassa avec tendresse et elle répondit de bon cœur à son baiser.

    -Ma petite voleuse, on ne peut pas dire que je te suis indifférent.

    -Non. avoua-t-elle. Mais moi je sais qui tu es, ce n'est pas ton cas.

    -Alors montre-moi ton joli visage, s'il te plaît. murmura-t-il en tentant de remonter son masque encore un peu.

    Mais Alizée l'arrêta dans son geste et fit un bon en arrière pour se décoller de lui, remettant entièrement son masque.

    -Ce n'est pas encore le moment. lui souffla-t-elle avant de tourner les talons et de disparaître dans la nuit.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:21

Chapitre 31 : Sortie du samedi


    Un week-end comme les autres, le premier week-end que les jumeaux passaient ensemble. Alizée s'était réveillée tard, comme tout les samedis matins et quand elle avait ouvert les yeux elle avait trouvé Maxence assit par terre devant son lit. Elle avait alors sursauté et poussé un petit cri de surprise.

    -Ce n'est que moi. rit le frère.

    -Oui mais au réveil ça surprend ! se défendit-elle.

    -Ça s'est bien passé hier soir ? changea-t-il de sujet.

    -Oh oui, très bien, comme d'habitude.

    -Tu l'aimes ? l'interrogea-t-il.

    -Pardon ? s'étonna Alizée.

    -Le gardien de nuit que tu as embrassé. Tu l'aimes ? insista le voleur de jour.

    Alizée regarda son frère un instant avant de lui balancer son oreiller dans la tête.

    -Depuis quand tu te permets de m'espionner ?! s'exclama-t-elle.

    -Je ne t'espionne pas, je veille sur toi. se justifia-t-il en bloquant le coussin entre ses mains.

    Alizée s'allongea sur son lit et lui tourna le dos. Le garçon soupira et s'assit sur le bord du lit en lui caressant tendrement l'épaule et le bras.

    -Je ne voulais pas te fâcher mais j'avais peur qu'il ne t'arrive quelque chose, excuse-moi Ali'...

    -Tu as dis que tu resterais à la maison. se souvint-elle.

    -Si je t'avais dis que je te surveillerais tu me l'aurais interdit, tu n'aurais pas agi comme d'habitude, tu ne te serais pas amusée...

    -Je ne suis pas un bébé. grogna-t-elle.

    -Non mais tu es ma sœur, je veux te protéger, ne m'en veux pas...

    La jeune fille soupira et se retourna pour être fasse à lui.

    -Qu'est-ce que ça peut te faire que je l'aime ou pas ?

    -On est jumeaux, on devrait tout se dire...

    -Alors qu'est-ce qu'il y a entre toi et Ariane ? demanda Alizée.

    -Rien, cette fille est bizarre c'est tout.

    -Je n'y crois pas ! gémit la jeune fille.

    Maxence ne répondit pas et se contenta de la prendre doucement contre lui.

    -Aller ne t'inquiète pas, si tu veux pas répondre c'est pas grave mais... J'ai pas envie de te partager.

    Alizée leva alors des yeux étonnés vers son frère. Que voulait-il dire ? Elle serait toujours sa sœur, qu'elle aime le beau gardien ou pas alors il n'aurait jamais à la partager...

    -Mais pourquoi aurais-tu à faire ça ?

    -Parce que si tu l'aimes, tu voudras passer du temps avec lui et moi je serais tout seul, encore une fois... murmura-t-il.

    Alizée sourit au jeune homme et lui fit un bisou sur la joue comme pour le rassurer.

    -Je ne te laisserais jamais seul voyons et puis même si je l'aimais, lui ne m'aime pas, il aime la voleuse de nuit. remarqua la jeune fille.

    -Peut être... souffla le garçon avant de la serrer un peu plus fort contre lui.

    Dans l'après-midi, les jumeaux décidèrent d'aller faire un petit tour au centre commercial mais pas en voleurs cette fois-ci, en simples clients. Alizée se glissa dans une librairie pour acheter quelques mangas et Maxence la suivit sans rechigner. Juste en sortant, ils tombèrent sur les frères Holsan. Pendant quelques instants, la jeune fille resta sans bouger. Son frère, comprenant sa surprise, mit une main sur son épaule comme pour la rassurer. Ethan vit la jeune fille et quitta promptement son frère pour aller la voir. Il s'approcha d'elle, l'air penaud.

    -Alizée, je peux te parler ?

    Ne sachant plus quoi faire, la jeune fille leva des yeux paniqués vers son frère.

    -Si t'as quelque chose à lui dire tu peux le faire devant moi. déclara se dernier.

    Le blondinet semblait hésiter mais il se jeta finalement à l'eau.

    -Je suis désolé de t'avoir harcelé comme je l'ai fait ces dernières semaines, je me suis rendu compte hier que je te faisais du mal et je m'en excuse...

    -J'accepte tes excuses. répondit immédiatement Alizée. Tu ne recommenceras plus ?

    -Non.

    La jeune fille sourit.

    -Très bien, à lundi alors. lui dit-elle avant de s'éloigner en tirant son frère par le bras.

    -De toutes façons si tu recommences, je te tuerais. lui annonça Maxence sans plus de cérémonie avant de suivre sa sœur.

    En marchant elle tourna légèrement la tête vers les deux frère pour observer Alexandre. Elle eut de nouveau un sourire et son frère le remarqua.

    -Tu l'aimes. commenta-t-il.

    -Tais-toi. soupira Alizée.

    Le garçon sourit mais ne dit rien et ils entrèrent dans un autre magasin. Un magasin de vêtements. Alizée fila au rayon féminin parce qu'elle avait besoin d'un nouveau manteau. Alors qu'elle en cherchait un à son goût, son frère s'éloigna doucement sans qu'elle ne le remarque. Lorsqu'elle se retourna après avoir choisi, elle ne le vit pas. La jeune fille aux chevaux châtains se mit donc à sa recherche dans le magasin. Elle le vit, un peu plus loin, dans un coin en charmante compagnie. Elle tourna immédiatement les talons et se dirigea vers la caisse, essayant d'oublier ce qu'elle venait de voir. Elle sortit du magasin et s'adossa à un mur en attendant que son frère sorte. Cinq minutes plus tard il n'était toujours pas sorti et la jeune fille était au bout de sa patience. Cinq minutes c'est peut être court mais pour elle cela ne l'était pas, pas quand il s'agissait de son frère. Elle attrapa le sac dans lequel elle avait ranger ses achats et partit en furie dans la direction de la maison. Évidemment, elle ne regardait que moyennement où elle allait et rentra dans quelqu'un. Elle se retrouva donc les fesses par terre. En levant les yeux elle reconnu celui qui refusait de l'arrêter. Elle ne bougea pas pendant quelques instants, se contentant de le fixer.

    -Je suis si effrayant que ça que je te paralyse au point que tu ne puisses même plus te relever ? rit-il en lui tendant la main.

    La jeune fille secoua la tête puis prit sa main afin de se relever.

    -J'étais un peu dans les nuages. répondit la jeune fille.

    -Je vois ça, de quoi voulait te parler mon frère ? demanda-t-il, curieux.

    -Oh de rien ! dit-elle en faisant un sourire forcé.

    -Et le garçon qui t'accompagnait, c'est qui ?

    -Mon cousin, mais pourquoi cet interrogatoire ? Aurais-je commis un crime monsieur le gardien ? fit la jeune fille avec un petit sourire en coin.

    -Qui sait ? sourit-il en lui attrapant le poignet pour la tirer contre lui.

    Surprise, la jeune fille eut un geste de recul.

    -Qu'aurai-je fait ? demanda tout de même l'intéressée.

    -Je me dois de soupçonner toutes les femmes habitants dans la ville d'être la voleuse de nuit du vendredi soir... expliqua-t-il.

    Il attrapa doucement les poignets de la jeune fille entre ses doigts et l'a mis contre lui alors qu'elle tentait tout de même de se débattre.

    -Surtout quand elles font la même taille qu'elle et qu'elles ont des cheveux semblables...

    Alizée ferma les yeux en arrêtant de se débattre.

    -Tu te fais des idées mon pauvre... fit doucement la jeune fille.

    -Tu es sûre ? demanda le garçon sur le même ton.

    -Hey Alex tu viens ? appela Ethan.

    Ce bruit fit sursauter les deux jeunes gens qui se retournèrent en direction du garçon blond.

    -J'arrive. répondit l'aîné Holsan en lâchant la jeune fille pour se diriger vers son frère.

    Sur le moment, la jeune fille ne put retenir un soupir de soulagement.
    Au même moment, Maxence sortit enfin du magasin. Alizée se contenta de ne pas bouger en attendant qu'il vienne à sa hauteur. Une fois la distance qui les séparait franchie elle tourna les talons et se mit à marcher en direction de la maison aux côtés de son jumeau.

    -Je te cherchais moi... geint Maxence.

    -Non, tu roulais des pelles. répondit sèchement la jeune fille.

    -Tu...

    -Oui, j'ai vu. La prochaine fois que tu ne voudras pas me partager, ne me fausse pas compagnie pendant qu'on fait les courses, ça sera mieux vue.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:22

Chapitre 32 : Petit secret, sors de cette bouche


    Lundi soir, fin des cours, devant le lycée. Alizée avait pris soin d'éviter Ariane toute la journée. Elle n'avait pas envie de voir cette traînée qui avait approché son frère d'un peu trop près. Seulement elle fut obligée de passer à côté d'elle pour sortir du lycée. Elle vit un espèce de sourire satisfait sur son visage. Elle la regarda et la claque vola droit dans sa figure. Elle avait l'impression qu'elle la narguait, elle voyait sur son visage « Je suis entrain de te voler ton frère », non elle ne pouvait pas le supporter. La brunette, surprise, ne bougea pas dans un premier temps, la regardant sans comprendre avant que ses yeux prennent une teinte colérique.

    -C'est quoi ton problème ? Tu veux que je te frappe aussi ?

    -Non merci. répondit Alizée. C'est juste que je ne peux pas frapper Maxence. ajouta-t-elle comme si c'était une explication valable avant de s'éloigner.

    La jeune fille aux cheveux noirs la rattrapa par le bras.

    -Et tu penses t'en sortir à si bon compte pour cette unique raison ?

    -J'ai pas envie de me battre contre toi, mais si tu ne voulais pas d'ennuis fallait faire en sorte que je ne vous voie pas au magasin. répondit-elle sèchement.

    -Mais tu te prends pour sa petite copine ou quoi ? Je croyais que t'étais juste sa cousine, il fait ce qu'il veut de sa vie !

    -C'est toi que j'ai frappé pas lui. soupira-t-elle. Il fait ce qu'il veut, soit, mais je ne le partage pas ! dit-elle sèchement avant de se dégager et se fondre dans la foule sans chercher à rejoindre son jumeau qui l'attendait pourtant dans un coin dégagé.

    Le garçon réussi néanmoins à la rattraper à quelques mètres du troupeau d'élèves. Alizée ne dit rien et fut arrêter dans sa marche en voyant le gardien de nuit. Décidément, il la suivait. Lui aussi l'avait repéré et il se dirigea vers elle.

    -Salut. fit-il amicalement.

    -Coucou ! Qu'est-ce que tu fais là ? s'étonna Alizée.

    -Je suis venu chercher mon frère. leur apprit-il. Je me dis qu'il faut que je passe un peu de temps avec lui.

    -Tu as raison, entre frères c'est important. insista la jeune fille.

    -Bonjour, j'ai cru comprendre que tu étais le cousin d'Alizée. fit Alexandre en s'adressant à Maxence.

    -En effet, je m'appelle Maxence, enchanté.

    -Moi c'est Alexandre. se présenta la gardien de nuit.

    -Tu es un ami de ma cousine je suppose ? hésita la garçon.

    -Oui c'est un ami. confirma Alizée.

    -Oh tu ne me présentes que comme un ami ? fit le garçon, vexé.

    Il la prit par le bras pour la tirer contre lui mais Maxence mit immédiatement sa main sur le bras de l'homme avec fermeté.

    -Je voulais dire que, je suis quand même ton protecteur attitré !

    Alizée se dégagea de l'étreinte des deux garons et fit un pas sur le côté.

    -Oui mais je n'aime pas souligner mes faiblesses ! se justifia-t-elle.

    L'adulte ne put pas répliquer que son frère arriva derrière lui.

    -T'étais pas obligé de venir...

    -Mais ça me fait plaisir Ethan ! lui sourit-il.

    -D'accord, bon on rentre maintenant alors. fit le blondinet en se dirigeant vers chez eux.

    Son frère le suivit et les deux Delauzerne enchaînèrent le pas mais dans une direction un peu différente.

    -Alizée pourquoi tu l'as frappé ? demanda soudainement le garçon alors qu'ils marchaient.

    -J'avais besoin de me défouler. Elle m'agace. se justifia-t-elle.

    -Mais ça ne sert à rien de... commença le garçon.

    Alizée, à bout de nerf, se planta devant son frère avec un visage teinté de colère.

    -Tu me dis maintenant ce qu'il y a entre vous, ce que tu essaies de me cacher depuis samedi. Si tu l'aimes tu me le dis franchement, mais j'ai du mal à croire que tu te sois autant attaché à elle si facilement et en si peu de temps ! hurla la jeune fille.

    -Écoute, euh.. Eh bien... Rentrons à la maison, je t'en parlerais là-bas. répondit-il en entraînant sa sœur à sa suite, la tirant par le bras.

    Alizée le suivit, sans cependant décolérer. Une fois dans sa chambre elle s'assit sur son lit et regarda son frère dans les yeux en attendant ses explications.

    -Alors voilà, cela fait un moment que je connais Ariane. Tu sais quand on vole des objets, il faut ensuite les revendre. Ariane est celle à qui je les revends, elle se charge ensuite de les revendre de nouveau à des intéressés qui paient cher. Elle me vend aussi de quoi vivre parfois ou alors on troc.

    -Et tu es tombé amoureux d'elle à la longue ? supposa la jeune fille.

    Le garçon se laissa tomber par terre, prenant son visage dans ses mains.

    -C'est plus compliqué que ça... soupira-t-il.

    -Rien n'est plus compliqué que l'amour. répliqua sèchement Alizée.

    -Alors c'est plus simple, beaucoup plus simple. fit-il, désespéré.

    -Explique-moi.

    -Un jour je n'avais pas de quoi payer mais j'avais besoin d'une couverture, il faisait froid... Ah Alizée je suis obligé de te raconter ? tenta de s'esquiver le garçon.

    -Oui, tu n'avais qu'à faire en sorte que je ne te vois pas ! Tu ne peux pas me laisser comme ça, sans savoir ce que tu fais avec une camarade de classe ! Qui, d'après ce que tu m'as dit est, en plus, une trafiquante ! s'exclama la jumelle.

    -On couche ensemble, voilà. lâcha le garçon avant de sortir de la chambre en claquant la porte.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:23

Chapitre 33 : Un nouveau jugement


    Alizée était là, dans sa chambre, sur son lit, sans bouger. Pensait-elle que son frère était un saint ? Inconsciemment, cela n'en était pas loin et ce qu'elle venait d'entendre l'avait fait tomber de haut, de très haut. Une fois la surprise passée elle s'allongea sur son lit et se mit à regarder le plafond avant de fermer les yeux. Elle devait rester calme. Elle n'avait pas le droit d'en vouloir à son frère. Après tout il vivait dans la rue depuis qu'il était enfant, il avait dû apprendre à survivre comme il le pouvait, apprendre à voler... Elle ne pouvait lui en vouloir ni le blâmer. Seulement, Alizée ne pouvait s'empêcher de se sentir mal vis-à-vis de ce qu'il faisait avec Ariane. S'ils étaient sorti ensemble, s'ils s'aimaient elle aurait trouvé cela normal mais là... Là c'était différent, étrange et malsain. La jeune fille cacha son visage dans ses mains. Elle avait bien embrassé un homme avec lequel elle ne sortait pas, alors c'était peut être plus léger mais pas beaucoup mieux. Elle finit par ouvrir la fenêtre de sa chambre pour prendre l'air. Elle ne pouvait, de toutes façons, pas rejeter son frère, il faisait ce qu'il voulait de sa vie et elle n'avait rien à y redire. Restant accoudée à sa fenêtre, elle ferma les yeux quelques instants, essayant de ne penser à rien. C'est le moment que choisit son père pour entrer dans sa chambre.

    -Alizée ?

    -Oui ? fit la jeune fille sans se retourner.

    -On peut parler ? demanda-t-il.

    Cette fois la jeune Delauzerne se retourna et s'assit sur son lit, le regardant.

    -Qu'est-ce que tu veux ?

    -Que tu nous comprennes. commença son père.

    -Vous êtes deux psychopathes manipulateurs, je n'ai pas vraiment envie de vous comprendre.

    -Nous voulions ton bonheur ! se justifia-t-il.

    -Vous vouliez le vôtre. rétorqua sèchement la jeune fille.

    -Tu nous en veux, je suppose.

    -Vous êtes des parents indignes, des êtres abjectes que j'ai beaucoup de mal à comprendre cependant ça ne sert à rien que je vous en veuille. Maintenant Maxence est à la maison, on est réuni, c'est bien ainsi.

    -Je ne pensais pas que tu pardonnais aussi vite Alizée. remarqua monsieur Delauzerne.

    -Je suis dans une journée de grande bonté. explique la jeune fille. Et puis vous êtes mes parents, que je le veuille ou non.

    -Tu es une brave fille, on ne croirait pas que tu descends de nous... remarqua le père.

    -Je suis meilleure que vous à n'en point douter, je n'abandonnerais jamais un de mes enfants. Mais je ne vous jette pas la pierre, ma colère est passée depuis un bon moment. Peut être que vous êtes simplement déconnectez de la réalité. fit songeusement Alizée.

    -Fais attention à tes mots... la prévint son père.

    -Je ne voulais pas t'offenser.

    -Je suppose qu'il est temps pour nous de commencer à être de vrais parents. soupira-t-il.

    Alizée tourna vivement la tête vers son interlocuteur, le regardant dans les yeux.

    -Qu'est-ce que tu veux dire ? le questionna-t-elle.

    -Il faut qu'on passe du temps en famille, des choses comme ça...

    Alizée observa un moment son père sans rien dire. Elle avait du mal à croire ce qu'il lui disait. Après tout elle avait bien compris qu'il n'était pas la sainteté incarnée, loin de là... Voulait-il vraiment changer ou bien la manipuler une fois de plus ? Elle ne savait quoi en penser.

    -Je sais que tu ne me fais plus confiance ma fille, mais tu verras, ça viendra. déclara-t-il avant de quitter la pièce.

    Il était dur de faire confiance à un menteur manipulateur, vous en conviendrez, surtout quand il abandonne votre frère. Alizée espérait cependant que son père était sincère.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:25

Chapitre 34 : Bonjour toi


    Alizée était dans la voiture de ses parents en ce mercredi après-midi, son frère à côté d'elle. Son père conduisait et sa mère était à la place du passager. Un lourd silence planait dans le véhicule. Les enfants ne savaient pas où leurs parents les emmenaient et se contentaient d'attendre l'arrivée. Entre temps, la jeune fille s'était comporté avec son frère comme si rien ne s'était passé. Il n'avait rien fait de si mal après tout et lui en vouloir ne changerait rien. Enfin, la voiture s'arrêta. A peine sortis, des aboiements se firent entendre. Les jumeaux se regardèrent, intrigués. Ils étaient devant un bâtiment de la SPA, vous savez, la Société Protectrice des Animaux. La jeune fille ne put laisser échapper un rire.

    -Pour être une vraie famille, il manquait l'animal de compagnie. Quel cliché... commenta Alizée.

    -Ça ne te plaît pas ? interrogea le père.

    -Si ça peut me permettre d'avoir un chien, je suis partante pour à peu près n'importe quoi. répondit la jeune fille en poussant la porte du refuge.

    La petite « famille » arriva à l'accueil.

    -C'est pour quoi ? demanda la réceptionniste.

    -Une adoption. répondit le père.

    -Un sauvetage. précisa Alizée.

    Tout les Delauzerne se retournèrent alors vers la jeune fille, intrigués.

    -Tant qu'à faire une bonne action, autant aller jusqu'au bout, non ?

    Maxence eut un petit sourire et les parents ne dirent rien.

    -Très bien, je vais demander quels animaux nous allons pouvoir vous présenter. C'est pour un chien ou un chat ?

    -Un chien. répondit la père de famille.

    -Très bien.

    La jeune femme les laissa seuls un instant avant de revenir quelques temps plus tard avec une autre dame.

    -Bonjour, alors comme ça vous voulez sauver un de nos pensionnaires ?

    -Oui ! confirma Alizée avec enthousiasme.

    -Vous avez un pavillon ou bien un appartement ?

    -Un grand pavillon avec un très grand jardin. répondit la mère qui n'avait jusque là pas ouvert la bouche.

    -D'accord, alors nous allons voir qui nous avons pour faire votre bonheur.

    La dame emmena les quatre membres de la famille dans les chenils. C'était un tonnerre d'aboiements et de couinements. Alizée laissait des regards aux chiens. Beaucoup étaient bien malheureux d'être là et elle se demandait quel cœur pouvait-on avoir pour réussir à abandonner son animal dans un endroit pareil. Maxence, lui, observait silencieusement sa sœur. Ils arrivèrent enfin devant le boxe d'un grand chien noir, blanc sur le ventre et le cou.

    -Je vous présente Apache. C'est un grand chien qui a besoin d'espace pour se dégourdir les jambes. Il est encore jeune, il a deux ans et demi il faudra donc continuer son éducation. Sinon il a beaucoup d'affection à revendre !

    Alizée s’accroupit devant la cage du chien en écoutant d'une oreille les informations de la femme.

    -Salut Apache. Tu sais que t'es beau ? Oui t'es un toutou trop mignon, ça te dit de venir avec moi hein ? fit la jeune fille en mettant les mains à travers les barreaux de la cage pour lui caresser la tête.

    Maxence sourit en voyant sa sœur faire et regarda ses parents qui semblaient écouter avec attention. Ils jouaient certainement un rôle de plus. Une petite famille parfaite avait toujours un chien, comme l'avait remarqué Alizée plus tôt, non ? Seulement il était encore là, et eux ne voulaient qu'une fille. Sauf que cette fille, ils ne pouvaient plus la contrôler à présent mais il avait du mal à croire que tout deux aient finalement décidé de devenir des parents normaux sans raison. Alizée finit par se reculer car la femme voulait ouvrir la porte du boxe. Le chien vint alors se frotter aux jambes de la jeune fille, remuant la queue, aboyant. Maxence sourit, ce chien semblait réellement affectueux, peut être un peu turbulent sur les bords mais s'il était jeune c'était normal.

    -Papa on prend celui-là ! déclara Alizée sur un ton qui n'acceptait aucun refus.

    Le père en question acquiesça et tout le monde partit en direction de l'accueil.

    -Il est rare qu'une adoption aille si vite ! commenta la femme.

    -Je crois que notre fille est tombée amoureuse de ce chien. expliqua la « mère de famille ».

    -Il va falloir cependant remplir des formalités. les informa-t-elle.

    -Bien entendu. répondit la père en prenant un dossier et partant s'asseoir à une table pour le remplir.

    A côté, Alizée caressait le chien qui sautillait un peu partout autour d'eux. Maxence ne bougeait pas et se contentait de sourire, amusé par le comportement de sa sœur.

    -Avec toi il ne sera pas malheureux. commenta-t-il.

    -Mais toi aussi tu vas devoir t'en occuper. remarqua la jeune fille.

    -C'est vrai, parce que ce n'est pas toi qui va lui apprendre à obéir.

    -Qu'est-ce que tu insinues ? grogna Alizée.

    -Que tu vas le laisser faire n'importe quoi. sourit-il.

    -C'est pas vrai ! couina-t-elle.

    Maxence ne répondit pas et se contenta de lui tirer la langue pendant que le chien aboyait comme pour se joindre à la conversation, lui aussi. Enfin, tout le monde sortit du refuge avec quelques affaires pour le chien. Un collier et une laisse spéciale pour la voiture ainsi qu'un jouet. D'après les bénévoles, le chien se tenait bien en voiture, il n'y avait plus qu'à vérifier cela. Maxence monta puis Alizée fit rentrer Apache, attachant sa laisse de sécurité puis enfin elle s'attacha elle-même.

    -Aller toutou, tu vas voir ça va bien se passer. le rassura-t-elle en le caressant tendrement.

    Le voyage se passa effectivement bien, les deux jumeaux caressaient le chien et celui-ci aboyait de temps en temps, à la vue d'un autre chien. Ils arrivèrent finalement et tout le monde sortit de la voiture. Alizée se chargea de faire visiter la maison au chien et les parents retournèrent à leurs activités habituelles.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:26

Chapitre 35 : Balade de fin de journée


    Jeudi, belle journée, pas autant que le vendredi pour Alizée mais maintenant qu'elle avait un gros toutou à s'occuper, beaucoup de journées lui paraissaient belles. Elle ne l'avait que depuis hier mais elle s'était déjà amusée avec lui. Elle lui avait fait découvrir la maison, le jardin. Elle l'avait nourri. Son frère était toujours derrière elle pour vérifier qu'Apache ne faisait pas de bêtises. Il était vrai qu'il était un gros toutou encombrant et un peu brutal, en même temps on ne lui avait jamais rien appris, et il fallait le surveiller. Mais le gros chien était plein de bonne volonté et semblait tout comprendre. La journée de cours se passa pour tout le monde plutôt normalement. Ethan gardait ses distances et de temps en temps, Alizée remarquait un regard triste. A la sortie, la jeune fille aux cheveux châtains foncés s'approcha doucement du blondinet.

    -Pourquoi es-tu si triste ? demanda-t-elle.

    -Parce que je t'aime. soupira-t-il.

    Alizée s'approcha davantage du garçon et lui fit un câlin.

    -Ethan... Ne deviens pas malheureux pour cela, ça ne vaut pas le coup...

    La jeune fille le lâcha, reculant d'un pas avant de sourire.

    -Tu seras heureux avec une autre. déclara-t-elle avant de s'éloigner rejoindre son frère.

    Maxence était toujours en la charmante compagnie d'Ariane. Alizée se mit à côté de son frère, en face de la demoiselle en lui souriant comme si de rien n'était. Elle faisait tout simplement abstraction de ce qu'elle savait. C'était mieux ainsi. Les deux délinquants se dirent au-revoir et les jumeaux regagnèrent leur maison. Une fois arrivés sur place, ils furent accueilli par des aboiements. Alizée ouvrit la porte et Apache lui sauta dessus. Heureusement, la jeune fille avait un bon équilibre et elle resta bien à la vertical. Elle lui caressa tendrement la tête en riant.

    -Moi aussi je suis contente de te revoir mon bébé.

    La queue du chien frétillait joyeusement. Il finit par remettre ses quatre pattes par terre et courir en direction de la maison, s'asseyant juste devant la porte. La jeune fille l'ouvrit, précédant toujours son frère, et ils rentrèrent tout trois dans la maison. Alizée saisit la laisse et l'attacha au collier du chien.

    -Aller en balade nous deux !

    -Nous trois. corrigea Maxence.

    -Ah ? Tu viens aussi ? s'étonna-t-elle.

    -Bah oui, je te suis moi !

    -Bon d'accord. répondit la jeune fille en retournant dehors avec le chien.

    Ils commencèrent leur balade en silence. Le jeune chien tirait un peu sur sa laisse mais Alizée n'avait aucun mal à le contenir. Le chien était vraiment très vif mais cela faisait plaisir à voir, enfin surtout pour la jeune fille. Maxence semblait ne pas s'en soucier beaucoup. Tant que sa sœur était contente, tout allait très bien. Ils ne croisèrent pas beaucoup de monde durant leur petit tour. En même temps, ils ne passaient pas par les rues les plus fréquentés, Alizée ne voulait pas que le chien risque de se mettre au milieu de la route, même si elle le tenait en laisse, on ne savait jamais ce qui pouvait arriver. Une fois la balade terminée, Apache sembla un peu fatigué et alla se coucher dans son panier pendant que les deux adolescents partirent faire leur devoir. La veille, Alizée avait insisté pour acheter le matériel complet dont on pouvait avoir besoin lorsqu'on possédait un chien : nourriture, panier, jouets, gamelles, colliers, laisse, etc.
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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:26

Chapitre 36 : Les meilleurs blagues sont les plus courtes
    Vendredi soir, une soirée vol de plus ! Une chose qui mettait Alizée dans une humeur très positive. La jeune fille passa une excellente journée, en classe et chez elle, ce fut donc vraiment contente qu'elle passa sa combinaison de voleuse et se glissa hors de chez elle. Cette fois Maxence ne la suivrait pas, il l'avait promis et elle lui en avait tellement voulu la première fois qu'il ne voulait pas que ça recommence. De plus, elle n'avait pas tord, il n'y avait aucune raison que le cambriolage se passe mal. Comme d'habitude, elle déjoua la vigilance des gardiens et s'introduisit dans le centre commercial. Il fallait maintenant qu'elle choisisse un magasin comme victime. Bon, la deuxième bijouterie serait sûrement un bon choix. Elle se glissa donc à l'intérieur, comme à son habitude, déroba un lourd collier de diamants et ressortit en usant de son agilité innée. Au moins, la bêtise de ses parents lui aura parmi d'acquérir quelques capacités plutôt commodes. Alizée déclencha l'alarme et partit en courant. Une fois de plus, les gardiens de nuit étaient sur ses traces. Elle redoubla alors de vitesse pour les semer jusqu'au moment où elle dû s'arrêter afin de déposer son butin. Malheureusement, aujourd'hui elle ne repartirait pas en courant. Un coup de feu retentit dans tout le quartier et les habitants proches du centre commercial purent entendre le bruit mat d'un corps qui s'effondre sur le sol. Un cri déchira le silence qui régnait dans la nuit. Un des gardiens se précipita immédiatement vers la victime, à terre. Il la redressa avec toute la douceur dont il pouvait faire preuve et dirigea son regard vers le tireur.

    -David tu es malade ! s'exclama Alexandre.

    -J'ai visé la jambe, ce n'est pas comme si j'allais la tuer non plus. commenta-t-il calmement.

    -Tu aurais pu toucher l'artère fémorale espèce de fou !

    -Elle a été touché au mollet, arrête de crier.

    Au fur et à mesure que le dialogue avançait les lumières s'allumaient aux fenêtres des immeubles environnants. Alizée s'agrippa à son gardien de nuit en retenant des larmes de douleurs. Elle fermait fort les yeux pour ne pas pleurer, pas devant les autres, pas devant tout ce monde qui était à présent accouder à son balcon, admirant le spectacle. Mais pour Alizée c'était de la douleur et une humiliation sans précédent. En levant les yeux vers son gardien de nuit, elle lit dans son regard qu'il s'inquiétait pour elle. Il était accroupi à côté d'elle, la serrant dans ses bras.

    -S'il te plaît Alex, appelle les secours, j'ai mal... murmura la voleuse.

    -Ne l'écoute pas. ordonna le tireur. On appellera les secours quand on aura vu son visage.

    -David, on ne peut pas faire ça, tu n'aurais même pas dû tirer... hésita un de ses collègues.

    -Quoi ? T'es comme Alexandre alors ? T'as pas de couilles ?

    -Mais David, on a pas le droit de tirer sur quelqu'un comme ça ! Même si c'est une voleuse, surtout qu'elle était entrain de rendre ce qu'elle avait dérobé, c'est une faute professionnelle et...

    -Tais-toi ! le coupa l'homme. Vous n'aurez qu'à témoigner qu'elle a fait un geste brusque et qu'on a tous pensé qu'elle sortait une arme et que j'ai tiré sur sa jambe pour l'immobiliser.

    -Tu délires ! cria l'aîné Holsan.

    -C'est toi le plus fou de nous deux ! Ça vous plaît, à vous trois, qu'elle nous fasse tourner en bourrique depuis des mois ? Ça vous plaît d'être pris pour des cons, des incompétents ? Et bien moi non ! Alors il fallait prendre une décision pour mettre à terme à tout ça ! s'écria la dénommé David.

    -Alors c'est pour ça que tu m'as tiré dessus ? articula la jeune fille avec difficulté. Tu n'avais pas de moyens plus loyaux de m'attraper alors tu as pensé qu'une petite balle serait justifiée ?

    -On peut dire ça comme ça alors maintenant montre ton visage et après Alexandre appellera les secours. répondit le tireur.

    Le dernier garde, lui, se taisait, ne prenant partie pour aucun des deux camps. La jeune fille l'observa un moment en silence bien que la douleur soit toujours présente. Elle ferma ensuite les yeux posant sa tête sur l'épaule de celui qui comptait le plus pour elle.

    -Alex, enlève-lui son masque. ordonna David.

    -Hors de question. répondit l'homme.

    -On sait tous ici que tu lui voues un culte, c'est pour ça que tu la protèges hein ?

    -Je ne vois pas ce que tu sous-entends.

    -On sait tous que si depuis quelques jours on arrive pas à l'arrêter c'est ta faute.

    -Non je n'y suis pour rien, elle est juste plus forte que nous. rétorqua l'Holsan.

    -Raconte ce que tu veux, tant que je n'aurais pas vu son visage elle se videra de son sang.

    Alizée vit le garçon sortir son portable en dépit de ce que pouvait bien dire son camarade mais ce dernier se leva promptement, lui arrachant le téléphone des mains.

    -Je t'ai dis de découvrir son visage ! hurla-t-il.

    -Je ne le ferais pas ! grogna Alexandre avant de jeter un coup d’œil sur la voleuse. Je ne peux pas...

    Alizée baissa un instant la tête, elle tentait de respirer profondément mais elle avait si mal... D'un coup adroit elle retira son masque et le balança à quelques mètres de là avant de regarder froidement, celui qui lui avait tiré dessus, dans les yeux.

    -C'est bon t'es content ?

    -Alizée... souffla Alexandre.

    -Tu l'avais deviné pas vrai ? sourit doucement la jeune fille.

    -T'es qu'une gamine. cracha l'homme au pistolet.

    -Une gamine qui n'a pas besoin d'armes pour t'échapper. rétorqua la voleuse.

    David ne répondit que par un regard noir. Alexandre se pencha sur le visage de sa cambrioleuse, la regardant quelques secondes avant de l'embrasser tendrement. Alizée s'accrocha à son cou avant d'entendre les sirènes de l'ambulance.

    -Qui les a appelé ? grogna le tireur.

    -C'est moi. répondit un garçon, sorti de nul part.

    -Ethan ! s'écria Alizée.

    Elle discerna un sourire, léger, mélancolique, mais n'ajouta rien. Alexandre le regarda quelques instants sans rien lui dire. Les secouristes sortirent de l'ambulance avec une civière. Le gardien de nuit s'éloigna lentement, les laissant faire leur travail. Alizée se laissa faire. Elle n'était jamais aller à l'hôpital auparavant, en tout cas pas qu'elle se souvienne. Elle ferma un instant les yeux en se sentant allongée dans l'espèce de camionnette.

    -Qui l'accompagne ? questionna l'un des infirmiers.

    -J'y vais. répondit Alexandre en entrant dans l'ambulance aux côtés de la jeune fille.

    Alors que les secouristes commençaient à refermer les portes, Alizée cria en se redressant.

    -Ethan prévient Maxence s'il te plaît !

    Les portes se fermèrent et la jeune fille s'allongea de nouveau en fermant les yeux. Elle avait perdue, la partie adverse avait triché, soit, mais c'était un échec. Elle ne pourrait plus commettre de vols, c'était évident. Elle serait surveillée, en tout cas pendant un petit moment. Elle ne serait sûrement accusée de rien ou alors de quelque chose de léger qui ne pourrait conduire qu'à une petite amende, trouble de l'ordre public, quelque chose comme ça. Elle était tellement triste... Si jamais Maxence avait été là, ça ne se serait pas passé comme cela, il l'aurait protégée, il serait intervenu de façon subtile il l'aurait rapidement délivrée de toute cette souffrance. Elle avait été stupide de le gronder mais c'était sûrement sa destinée. Elle ouvrit les yeux et les posa sur celui qui l'accompagnait, lui adressant un petit sourire. Elle avait peut être perdu un passe-temps, mais elle avait gagner quelque chose de mieux, de plus fort. Alexandre se pencha doucement à l'oreille de la jeune fille avant de murmurer.

    -Je t'aimerai toujours Alizée, voleuse du vendredi soir ou pas.
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Kisha


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MessageSujet: Re: La voleuse Sam 16 Mar - 16:27

Épilogue

    Alizée ouvrit les yeux et vint se blottir contre son petit copain. Ce dernier lui caressa tendrement la tête avec de lui faire un bisou sur le front.

    -Bien dormi ma puce ?

    -Oui, très bien, j'aime bien dormir avec toi.

    Alexandre sourit et la prit dans ses bras, caressant doucement son dos.

    -Seulement dormir hein... commenta-t-il.

    -Mais je t'aime ! se défendit-elle.

    -Je sais, moi aussi je t'aime ma chérie.

    La jeune fille sourit et vint l'embrasser tendrement avant de sortir doucement du lit.

    -Aller retourne-toi je vais me changer. ordonna gentiment Alizée.

    -Je suis obligé ? geint-t-il.

    -Oui sinon je vais me changer dans les toilettes.

    -Nyanyanya. grogna doucement le garçon avant de se retourner.

    -Sinon je porte plainte pour détournement de mineur. répliqua la jeune fille avec amusement, se changeant en même temps.

    -Ça c'est...

    -Petit, je sais. le coupa Alizée avant de se mettre à genoux sur le lit pour l'embrasser dans le cou. Aller, tu peux te retourner.

    L'homme se retourna brusquement, venant plaquer la jeune fille contre le matelas du lit.

    -Vengeance ! s'écria-t-il.

    -Arrête, tu vas froisser ma jupe, vilain garçon. rit-elle.

    L'aîné des Holsan ne répondit pas et l'embrassa tendrement avant de se redresser. Alizée sourit et s'assit sur le lit, venant se blottir dans ses bras.

    -Je t'aime... murmura-t-elle.

    -Moi aussi. répondit-il.

    La jeune fille sourit amoureusement et finit par se lever.

    -Aller j'ai faim.

    Alexandre sourit et obtempéra sans discussion. Ils sortirent donc de la chambre. A la table du petit déjeuner des Holsan, deux petites têtes blondes étaient déjà présentes. Alizée les tapota gentiment avant de s'asseoir en face.

    -Dis donc, nous on a presque fini de déjeuner et vous, vous venez d'arriver. T'es vraiment une marmotte Ali'. commenta la blondinette.

    -C'est pas ma faute d'abord ! se défendit la jeune fille aux cheveux châtains. C'est difficile de négocier pour se changer sans être matée.

    -Ça se comprend. sourit Ethan en regardant son grand frère assit aux côtés de la fille qu'il avait convoité.

    L'intéressé ne répondit pas et se contenta de se servir des céréales.

    -Agathe, tu peux me passer le lait s'il te plaît ? demanda Alizée.

    Quelques heures plus tard, l'ancienne voleuse arriva devant chez elle, au bras de son petit ami.

    -Je vais devoir rentrer mon amour.

    -Mais je veux rester avec toi... gémit-il.

    -J'ai des devoirs à faire pour lundi chéri, j'ai plus qu'une après-midi pour les finir.

    -D'accord mais je veux un bisou alors.

    La jeune fille sourit et l'embrassa avant de s'écarter d'un pas.

    -Aller à plus tard, je t'aime.

    -Moi aussi. répondit l'Holsan en la regardant rentrer chez elle.

    Une fois dans le jardin, Apache se mit à aboyer et à sautiller autour de sa jeune maîtresse. Alizée sourit et caressa la tête du chien avant de rentrer dans la maison. La jeune fille monta les escaliers, suivie par le chien. Elle ouvrit la porte de la chambre de son frère et le vit entrain de câliner sa petite amie.

    -Bon bah c'était pour dire bonjour, Maxence et Ariane, à plus tard.

    Alizée referma la porte et entra dans sa chambre, s'étalant dans le lit. Apache, lui, se coucha sur le sol, remuant doucement la queue. Alizée regarda son plafond, repensant à ce qu'il s'était passé ces dernières semaines. Alexandre était devenu son petit copain, sans trop de réelles surprises finalement. Ethan s'était résigné, se disant que si la fille qu'il convoitait tant rendait heureux son frère plutôt qu'un autre ce n'était pas si mal. Il avait retiré les œillères qu'ils s'étaient mises et avaient remarqué qu'en fait il y avait pas mal de filles intéressantes et une en particulier. Il avait fini par sortir avec Agathe. Quant à son frère... Ariane avait arrêté de le repousser sentimentalement. Enfin, ils avaient surtout arrêté de se repousser l'un l'autre. Au moins, ils étaient à présent réellement ensemble et ça plaisait plutôt à Alizée. A présent, elle vivrait enfin une vie normale, enfin... peut être.
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